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ENSEIGNEMENT SUPˆâRIEUR :
ABORDER LA COMPˆâTITION
MONDIALE ˆÄ ARMES ˆâGALES ?
LYON
NOVEMBRE 2001

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SOMMAIRE
Prˆ©face............................................................................................................................... 3
Synthˆ®se ............................................................................................................................ 4
Propositions....................................................................................................................... 5
I.
ABORDER LA COMPˆâTITION INTERNATIONALE
ˆÄ ARMES ˆâGALES
................................................................................................. 9
A. L'enseignement supˆ©rieur et la mondialisation................................................... 9
1. La compˆ©tition........................................................................................... 9
2. Les flux migratoires.................................................................................... 9
B. Evolutions actuelles au plan mondial............................................................... 10
1. ˆâmergence de pˆ¥les universitaires ˆÝ vocation mondiale ........................... 10
2. Tendance ˆÝ la standardisation................................................................... 10
3. ˆâmergence de marques universitaires mondiales...................................... 10
C. Le cas de la France .......................................................................................... 11
II.
VERS L’ÄôAUTONOMIE DES ˆâTABLISSEMENTS D’ÄôENSEIGNEMENT
SUPˆâRIEUR PAR LA DˆâCENTRALISATION
................................................... 12
A. Principe : il n'y a pas d'autonomie sans autonomie financiˆ®re .......................... 12
1. L'Administration centrale ˆÝ travers la Direction des enseignements
supˆ©rieurs................................................................................................. 13
2. Les rˆ©gions............................................................................................... 14
3. Un Haut Conseil de l'Enseignement Supˆ©rieur et de la Recherche
sur le modˆ®le de l'University Grants Comitee britanniques ............................ 14
B. Mise en ‰ìuvre de la dˆ©centralisation................................................................ 15
1. Le champ de la dˆ©centralisation................................................................ 15
2. Le Haut Conseil de l'Enseignement Supˆ©rieur et de la Recherche ............ 16
3. Le rˆ¥le de l'Etat........................................................................................ 16
4. Le rˆ¥le de la rˆ©gion................................................................................... 17
5. La gestion des emplois ............................................................................. 17
6. La gestion des personnels......................................................................... 18
7. Le gouvernement des Universitˆ©s............................................................. 19
8. L’Äôˆ©valuation ............................................................................................. 20
C. Les contours de l'autonomie............................................................................ 21
III.
DES FONDATIONS ACADˆâMIQUES POUR AMPLIFIER LA CONVERGENCE
ENTRE LES GRANDES ˆâCOLES ET LES UNIVERSITˆâS ?
............................ 24
Conclusion....................................................................................................................... 26
Annexes........................................................................................................................... 27

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PRˆâFACE
J'ai le privilˆ®ge d'enseigner des deux cˆ¥tˆ©s de l'Atlantique. Cette position me
permet d'apprˆ©cier les atouts des enseignements supˆ©rieurs franˆßais: un systˆ®me de
sˆ©lection et de formation des ˆ©lites qui a fait ses preuves, une large dˆ©mocratisation de
l'accˆ®s ˆÝ l'enseignement supˆ©rieur, par des universitˆ©s rˆ©parties sur l'ensemble du territoire,
une tradition d'accueil d'ˆ©tudiants ˆ©trangers. Cependant je mesure les handicaps qui nuisent
ˆÝ la valorisation de ces atouts : une tutelle tatillonne de l'ˆâtat, une faible implication de la
sociˆ©tˆ© civile dans le fonctionnement et le financement des ˆ©tablissements, des titres et des
diplˆ¥mes peu lisibles pour les nombreux ˆ©tudiants ˆ©trangers tentˆ©s de poursuivre leurs
ˆ©tudes en France’Ķ
Le rapport du groupe de travail prˆ©sidˆ© par Alain Mˆ©rieux pose le problˆ®me dans
sa vˆ©ritable dimension : ¬´ Aborder la compˆ©tition mondiale ˆÝ armes ˆ©gales ¬ª.
Je mesure combien la compˆ©tition est une prˆ©occupation de tous les instants dans
les grandes universitˆ©s amˆ©ricaines. De l'autre cˆ¥tˆ© de l'Atlantique nous cherchons ˆÝ attirer
dans nos dˆ©partements les meilleurs ˆ©tudiants et nous associer les meilleurs enseignants.
Les propositions formulˆ©es dans ce rapport, mˆ�me si elles apparaissent timorˆ©es ˆÝ
un observateur anglo-saxon, ont le mˆ©rite de s'inscrire dans le contexte historique, culturel
et politique franˆßais. Leur mise en ‰ìuvre contribuerait ˆÝ valoriser les atouts de la France., je
pense en particulier aux propositions concernant l'autonomie financiˆ®re et le mode de
gouvernement des universitˆ©s ainsi que l'idˆ©e de crˆ©er des fondations acadˆ©miques pour
favoriser ˆÝ terme ˆÝ l'indˆ©pendance financiˆ®re des ˆ©tablissements garant finalement de leur
indˆ©pendance acadˆ©mique.
En bref, le problˆ®me est bien posˆ©, les solutions prˆ©conisˆ©es novatrices et
rˆ©alistes. Le sujet est trˆ®s sensible politiquement, il suscitera je l'espˆ®re un vˆ©ritable et large
dˆ©bat !
Ezra Suleiman
Professeur ˆÝ l'Universitˆ© de Princeton
Professeur associˆ© ˆÝ l'Institut d'ˆâtudes Politiques de Paris

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SYNTHˆàSE
Les enseignements supˆ©rieurs constituent le fer de lance de la compˆ©tition
internationale. Des pˆ¥les universitaires ˆÝ vocation mondiale cherchent ˆÝ accueillir les
meilleurs ˆ©tudiants et les meilleurs professeurs. A partir de ce constat, le groupe de travail
*
de l'Institut Montaigne, prˆ©sidˆ© par Alain Mˆ©rieux, prˆ©conise, tout en respectant les
exigences du service public, de confˆ©rer une trˆ®s large autonomie aux ˆ©tablissements
d'enseignement supˆ©rieur garantie par un Haut Conseil de l'Enseignement Supˆ©rieur et de
la Recherche indˆ©pendant.
Ces propositions concrˆ©tisent notamment l'autonomie financiˆ®re des
ˆ©tablissements en instituant - c'est une mesure clˆ© - l'allocation d'une dotation globale de
fonctionnement intˆ©grant les masses salariales des personnels par le Haut Conseil de
l'Enseignement Supˆ©rieur et de la Recherche en charge ˆ©galement de l'ˆ©valuation des
ˆ©tablissements.
Les ˆ©tablissements auraient la pleine initiative de la gestion de leurs emplois
(crˆ©ation et suppression). En matiˆ®re de rˆ©munˆ©ration du personnel fonctionnaire, ils
pourraient attribuer ˆÝ un enseignant ou un agent IATOS (les agents non-enseignants du
ministˆ®re de l'Education nationale) un ¬´ indice d'ˆ©tablissement ¬ª supˆ©rieur ˆÝ leur indice
national.
Le rapport prˆ©conise un ¬´ gouvernement des Universitˆ©s ¬ª qui concilie lˆ©gitimitˆ©
vis-ˆÝ-vis de la Citˆ©, efficacitˆ© et responsabilitˆ© sur la base d'un conseil d'administration et
d'un conseil d’Äôorientation Stratˆ©gique ainsi qu'une nouvelle procˆ©dure de dˆ©signation des
prˆ©sidents.
Enfin, pour doter ˆÝ moyen terme en capital notre Enseignement Supˆ©rieur et
amplifier la convergence Grandes Ecoles/Universitˆ©s, le rapport avance l'idˆ©e de la
crˆ©ation de fondations acadˆ©miques afin qu'ˆÝ un terme de 5-10 ans, une fraction
significative du budget des ˆ©tablissements provienne du revenu de leurs actifs. Des mesures
fiscales d'accompagnement sont proposˆ©es pour favoriser l'implication des particuliers et
des entreprises.
Ce travail de l'Institut Montaigne s'inscrit dans le prolongement des multiples
rapports et ˆ©tudes consacrˆ©s ˆÝ ce sujet depuis une vingtaine d'annˆ©es. Il est cohˆ©rent,
respecte les singularitˆ©s de notre systˆ®me et intˆ®gre l'ˆ©volution internationale.
*
Ce groupe de travail, prˆ©sidˆ© par Alain Mˆ©rieux, comprenait notamment : Jean-Pierre Auzimour (Cap
Gemini), Bernard Bigot (Ecole Normale Supˆ©rieure de Lyon), Daniel Laurent (Universitˆ© de Marne-la-
Vallˆ©e), Guy Romier (Universitˆ© Pierre Mendˆ®s-France, Grenoble), Catherine Volpilhac-Auger (Ecole
Normale Supˆ©rieure de lettres et Sciences humaines).

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PROPOSITIONS
Quelques-unes des solutions proposˆ©es dans ce rapport :
1. Crˆ©ation d'un Haut Conseil de l'Enseignement Supˆ©rieur et de la Recherche,
garant de l’Äôautonomie des ˆ©tablissements, en charge du calcul des dotations
globales de fonctionnement et de l'ˆ©valuation des ˆ©tablissements ˆÝ partir de
leurs performances.
2. Autonomie financiˆ®re. Allocation par l'Etat d'une subvention globale de
fonctionnement incluant les masses salariales des personnels d'Etat
(enseignants, IATOS).
3. Autonomie en matiˆ®re de gestion des emplois et du personnel :
-
Gestion des emplois de fonctionnaires par l'ˆ©tablissement (crˆ©ation,
suppression, etc.) ;
-
Possibilitˆ© d'attribuer au personnel fonctionnaire un indice
d'ˆ©tablissement supˆ©rieur ˆÝ l'indice national liˆ© ˆÝ l'exercice de
responsabilitˆ©s particuliˆ®res ;
-
MaˆÆtrise du recrutement de l'ensemble du personnel par
l'ˆ©tablissement garantissant l'indˆ©pendance acadˆ©mique des
enseignants du supˆ©rieur.
4. Gouvernement des universitˆ©s : gˆ©nˆ©ralisation des conseils d'orientation qui se
prononcent sur les choix stratˆ©giques de l'ˆ©tablissement et sont parties
prenantes dans la procˆ©dure de dˆ©signation du prˆ©sident.
5. Crˆ©ations de Fondations acadˆ©miques pour doter en capital nos ˆ©tablissements
d'enseignement supˆ©rieur (grandes ˆ©coles et universitˆ©s).

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De nombreux pays ont compris que les universitˆ©s constituent le fer de lance de la
compˆ©tition internationale.
Par la crˆ©ation du savoir et sa transmission aux ˆ©tudiants, par le dˆ©veloppement et
la valorisation de la recherche, par l'identification, l'ˆ©largissement et le renouvellement des
ˆ©lites, les enseignements supˆ©rieurs sont ˆÝ la pointe de l'ˆ©volution des sociˆ©tˆ©s modernes.
Au XXI
ˆ®me
siˆ®cle, ce sont les activitˆ©s ˆÝ forte productivitˆ© et ˆÝ valeur ajoutˆ©e ˆ©levˆ©e
qui tirent la croissance de l'ˆ©conomie et favorisent le progrˆ®s social et le rayonnement
culturel.
En matiˆ®re d'enseignement supˆ©rieur la compˆ©tition est globale. Dˆ©jˆÝ des pˆ¥les
universitaires, telles les grandes universitˆ©s amˆ©ricaines, ambitionnent de recruter les
meilleurs ˆ©tudiants et les meilleurs enseignants au niveau mondial. Observons que la
compˆ©tition ne concerne pas que les sciences, la technologie ou l'ˆ©conomie mais elle
concerne ˆ©galement les lettres et les sciences humaines, ces pˆ¥les universitaires mettent leur
point d'honneur ˆÝ dˆ©velopper d'importants dˆ©partements humanistes au profit de leurs
ˆ©tudiants.
Dans ce contexte, les enseignants du supˆ©rieur
1
, jouent un rˆ¥le dˆ©terminant. Ce
sont eux, plus que les hommes politiques, qui dessinent la France et l'Europe de demain.
D'eux dˆ©pend en grande partie la place qui sera celle de notre pays sur l'ˆ©chiquier mondial.
De par l'essence mˆ�me de leur activitˆ©, - le savoir est mondial - ils sont informˆ©s, ils
ˆ©changent avec leurs homologues ˆ©trangers, ils perˆßoivent les ˆ©volutions des sciences, des
1
Nous regroupons sous cette dˆ©nomination les universitaires et les enseignants des grandes ˆ©coles, les
professeurs associˆ©s, les professeurs du second degrˆ© affectˆ©s ˆÝ des formations post-baccalaurˆ©at, les
chercheurs des grands organismes de recherche.

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technologies et des idˆ©es. Ils mesurent les responsabilitˆ©s qui sont les leurs ainsi que les
contraintes et les limites du systˆ®me dans lequel ils ˆ©voluent. Enfin, beaucoup d'entre eux
dˆ©plorent, au fond d'eux-mˆ�mes, le manque de considˆ©ration et de gratification dont fait
preuve la sociˆ©tˆ© ˆÝ l'ˆ©gard de leur fonction. Ouverts sur le monde, ils prennent conscience
que l'enseignement supˆ©rieur, tant dans nos universitˆ©s que nos grandes ˆ©coles, ˆÝ
dominante scientifique mˆ©dicale et technologique ou littˆ©raire, juridique, ˆ©conomique et
gestion, n'est pas en ˆ©tat de faire face ˆÝ la compˆ©tition internationale.
Ils s'interrogent lˆ©gitimement : la France fait-elle ce qu'elle doit pour
l'enseignement supˆ©rieur ? La rˆ©ponse ne va pas de soi. Comme le souligne Nicolas
Baverez, ¬´ L'enseignement supˆ©rieur, 1,5 % du PIB contre prˆ®s de 3 % aux USA, et la recherche 1,6 %
du PIB contre 2,8 % aux USA, demeurent dˆ©favorisˆ©s en termes d'investissements collectifs. ¬ª
2
Ces enseignants constatent quotidiennement que la nation ne fait certes pas
suffisamment pour accueillir dans des conditions dignes l'ensemble des ˆ©tudiants, mais ils
observent aussi que ce qu'elle fait ne correspond pas toujours ˆÝ une allocation optimale des
ressources ni aux exigences de l'intˆ©rˆ�t gˆ©nˆ©ral. Pour les enseignants, cet objectif
consiste ˆÝ promouvoir l'excellence sous toutes ses formes, ˆÝ se situer parmi les
meilleurs dans le domaine de la recherche sur une ˆ©chelle de rˆ©fˆ©rence qui est
mondiale et faire en sorte que l'ˆ©galitˆ© des chances ne reste pas une formule vide de
sens. Ils sont conscients de la singularitˆ© de notre systˆ®me rˆ©sultant de la dualitˆ© grandes
ˆ©coles - universitˆ©s mais observent que sans raviver une guerre de religion d'un autre ˆ¢ge,
de nombreuses initiatives sont prises pour constituer de vˆ©ritables pˆ¥les mixtes associant au
niveau des ˆ©coles doctorales, grandes ˆ©coles et dˆ©partements universitaires avec en parallˆ®le
une ouverture des plus prestigieuses ˆ©coles aux ˆ©tudiants issus de formations universitaires.
Cependant, notre systˆ®me ˆ©volue lentement alors qu'au plan mondial tout va trˆ®s
vite, de nombreuses institutions se positionnent pour relever le dˆ©fi de la compˆ©tition
internationale. Un exemple rˆ©vˆ©lateur parmi d'autres, celui de l'universitˆ© Tsinghua ˆÝ Pˆ©kin
qui forme une partie de l'ˆ©lite chinoise. Cette universitˆ© vient de dˆ©cider en avril de cette
annˆ©e de faire ˆ©voluer son dˆ©partement d'ˆâconomie de Management pour en faire une
vˆ©ritable Business School dˆ©livrant un MBA international ˆÝ l'horizon 2010. Elle est assistˆ©e
dans cette entreprise par l'universitˆ© d'Harvard et le MIT. Elle accueillera ˆÝ cet horizon
3 000 ˆ©tudiants. Le corps enseignant passera de 104 enseignants aujourd'hui ˆÝ 270 en 2010
avec un recrutement trˆ®s international.
Dans notre pays, de nombreux rapports officiels - et officieux - prˆ©conisent
l'ˆ©volution de notre enseignement supˆ©rieur afin que celui-ci rˆ©ponde mieux ˆÝ l'impˆ©ratif de
l'ˆ©galitˆ© des chances et ˆÝ celui de la compˆ©tition internationale. Tous ces rapports
soulignent la nˆ©cessaire mise en ‰ìuvre des principes d'autonomie et de responsabilitˆ©,
de dˆ©centralisation et d'ˆ©valuation pour conduire cette ˆ©volution. Signalons la prise de
position rˆ©cente de la Confˆ©rence des prˆ©sidents d'Universitˆ©s
3
: ¬´ Ainsi l'autonomie des
universitˆ©s apparaˆÆt comme une condition nˆ©cessaire ˆÝ l'adaptation intelligente de
2
Il ajoute : ¬´ La France se spˆ©cialise ainsi dans la formation trˆ®s sˆ©lective de diplˆ¥mes d'excellence qu'elle exporte vers les USA
et dans l'importation de retraitˆ©s europˆ©ens qui tout en gˆ©rant leur fortune depuis l'ˆ©tranger, viennent profiter de la qualitˆ© de vie
qu'offrent les provinces mˆ©ridionales ¬ª. Nicolas Baverez, ¬´ La nouvelle question sociale ¬ª, Commentaires, n¬ƒ 92, hiver
2000-2001.
3
Confˆ©rence des prˆ©sidents d'Universitˆ©, texte d'orientation ¬´ Autonomie des universitˆ©s et responsabilitˆ© : pour un
service public renouvelˆ© ¬ª, Colloque de Lille, mars 2001.

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ces ˆ©tablissements aux ˆ©volutions profondes qu'ils doivent subir ainsi qu'aux
spˆ©cificitˆ©s des contextes dans lesquels ils se dˆ©veloppent. ¬ª Cependant, il existe peu de
propositions opˆ©ratoires qui concrˆ©tisent ces principes.
De telles propositions sont pourtant nˆ©cessaires pour mettre
l'enseignement supˆ©rieur au c‰ìur du dˆ©bat politique, afin de sensibiliser l'opinion
ˆÝ l'importance du sujet et favoriser les ˆ©volutions nˆ©cessaires.
Tel est notre objectif.
Le choix de Lyon comme siˆ®ge de ce groupe de travail tˆ©moigne de la volontˆ© de
faire en sorte que ces propositions ˆ©manent d'acteurs du terrain (enseignants, parents, ˆ©lus,
reprˆ©sentants des milieux ˆ©conomiques et sociaux) au sein d'une rˆ©gion qui a ˆ©tˆ© et reste
pionniˆ®re en matiˆ®re d'enseignement supˆ©rieur.
A partir d'un constat qui n'a rien d'original - car il s'agit ici d'une synthˆ®se de
travaux antˆ©rieurs - le groupe de travail prˆ©conise comme levier d'action une
dˆ©centralisation affirmˆ©e de l'enseignement supˆ©rieur vers les ˆ©tablissements. Une
telle dˆ©centralisation serait ˆÝ mˆ�me de donner ˆÝ nos ˆ©tablissements l'autonomie nˆ©cessaire,
c'est-ˆÝ-dire la libertˆ© d'innovation, la capacitˆ© de rˆ©agir rapidement ˆÝ un environnement
ˆ©volutif et la possibilitˆ© de se diversifier, afin d'aborder la concurrence internationale sans
complexe et ˆÝ armes ˆ©gales, et de rˆ©pondre ainsi aux missions de service public que leur
assigne la nation. Une telle dˆ©centralisation doit s'accompagner de procˆ©dures d'ˆ©valuation
crˆ©dibles et de nouveaux modes de gouvernement permettant d'assumer pleinement les
responsabilitˆ©s induites par l'autonomie.

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I.
ABORDER LA COMPˆâTITION INTERNATIONALE ˆÄ
ARMES ˆâGALES
A. L'enseignement supˆ©rieur et la mondialisation
L'enseignement supˆ©rieur est au c‰ìur de deux ˆ©volutions majeures induites par la
mondialisation :
1. La compˆ©tition par :
-
la formation de personnels hautement qualifiˆ©s ;
-
la recherche fondamentale et orientˆ©e, son application, sa
valorisation, le dˆ©veloppement d'entreprises innovantes ;
-
la diffusion d'idˆ©es sur des sujets de sociˆ©tˆ© et le rayonnement
culturel.
2. Les flux migratoires :
a) L'enseignement supˆ©rieur polarise les flux migratoires des
personnels hautement qualifiˆ©s et accroˆÆt la population active avec
des ˆ©lˆ©ments dynamiques crˆ©ateurs de richesses et d'emplois. Une
fraction des ˆ©tudiants ˆ©trangers reste dans le pays d'accueil, l'autre
migre vers d'autres cieux, mais contribue au rayonnement culturel et
ˆ©conomique du pays d'ˆ©tude et engendre de nouveaux flux
migratoires.
b) L'enseignement supˆ©rieur contribue ˆÝ l'intˆ©gration des enfants issus
de l'immigration ainsi qu'au renouvellement des ˆ©lites, donc ˆÝ la
vitalitˆ© d'un pays.

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B. Evolutions actuelles au plan mondial
1. ˆâmergence de pˆ¥les universitaires ˆÝ vocation mondiale
Ces pˆ¥les cherchent ˆÝ accueillir les meilleurs ˆ©tudiants et les meilleurs professeurs.
Les grands pˆ¥les universitaires amˆ©ricains jouent ce rˆ¥le. Prˆ®s de 40 % d'ˆ©tudiants
ˆ©trangers au M.I.T. (niveau graduate ), 30 % ˆÝ Stanford, 33 % au niveau post doctoral. Prˆ®s
de 50 % des thˆ®ses soutenues aux USA dans le domaine des sciences et technologies le
sont par des ˆ©trangers qui constituent une part importante de l'effectif des laboratoires de
recherche amˆ©ricains (cf. annexe 1).
2. Tendance ˆÝ la standardisation
a) Des diplˆ¥mes :
-
MBA, Master, Ph.d, etc.
-
Instances d'ˆ©valuation et d'accrˆ©ditation internationale
indˆ©pendantes des Etats.
b) De l'organisation et des cursus :
-
gouvernement des universitˆ©s,
-
schˆ©ma de type Bac +3 / +5 / + 8 (mise en ‰ìuvre fort timide
en France). Mˆ�me la Chine populaire se rˆ©fˆ®re aux diplˆ¥mes et
aux modes d'organisation anglo-saxons.
3. ˆâmergence de marques universitaires mondiales
Ces marques sont liˆ©es ˆÝ une histoire, ˆÝ la qualitˆ© de l'enseignement et des
recherches, ˆÝ l'ouverture internationale, au nombre de diplˆ¥mes :
-
M.I.T., Harvard, Princeton, Oxford, Cambridge, Heidelberg,
Salamanque, Polytechnicum de Zurich, Fudan (ShangaˆØ), Tokyo
University, Tsingha University (Pˆ©kin), etc.
-
Valorisation de ces marques en formation initiale, mais aussi de
plus en plus en formation continue ˆÝ travers le e-learning.

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C. Le cas de la France
Notre enseignement supˆ©rieur n'est pas en ˆ©tat d’Äôaffronter la compˆ©tition
internationale, c'est-ˆÝ-dire d'attirer et de former les meilleurs ˆ©tudiants.
En 10 ans, la proportion d'ˆ©tudiants ˆ©trangers est passˆ©e de 11 ˆÝ 7 %. Mˆ�me les
pays africains francophones commencent ˆÝ dˆ©velopper des coopˆ©rations universitaires avec
les USA et le Canada. De nombreux ˆ©tudiants franˆßais - c'est une bonne chose -
complˆ®tent leur cursus national par un sˆ©jour ˆÝ l'ˆ©tranger pour obtenir un diplˆ¥me reconnu
sur le plan mondial, en revanche, les flux inverses vers notre pays sont des plus restreints
4
.
Or, le nombre d'ˆ©tudiants ˆ©trangers accueillis atteste du pouvoir d'attraction dont
bˆ©nˆ©ficie l'institution.
Ce phˆ©nomˆ®ne touche aussi bien nos grandes ˆ©coles que nos universitˆ©s.
Ce n'est pas la qualitˆ© de l'enseignement qui est en cause, mais son organisation
gˆ©nˆ©rale :
- pour les grandes ˆ©coles : leur taille, des critˆ®res de recrutement et de
gouvernance trop hexagonaux, une dispersion des moyens et l'absence
d'ˆ©conomies d'ˆ©chelle rˆ©sultant notamment de la difficile externalisation de
l'enseignement des disciplines pˆ©riphˆ©riques par rapport aux disciplines de base de
l'ˆ©tablissement. Ainsi, nos grandes ˆ©coles de commerce ne bˆ©nˆ©ficient pas des
avantages de leurs concurrentes anglo-amˆ©ricaines insˆ©rˆ©es dans des campus oˆ¼
toutes les disciplines notamment lettres, civilisations ˆ©trangˆ®res, sciences sociales,
histoire,’Ķ sont prˆ©sentes, appuyˆ©es par des centres de recherche performants et
des bibliothˆ®ques remarquables ;
- pour les universitˆ©s : une tutelle bureaucratique, pesante, stˆ©rilisante, un
mode de gouvernance archaˆØque, une autonomie financiˆ®re quasi nulle, un poids
dˆ©terminant de premiers cycles trop peu diversifiˆ©s ;
- pour les grandes ˆ©coles et les universitˆ©s : des diplˆ¥mes et des cursus
illisibles (par rˆ©fˆ©rence aux standards internationaux), un mode de financement
dˆ©responsabilisant, l'absence de dotation en capital ;
- enfin, des conditions d'accueil des ˆ©tudiants ˆ©trangers et de qualitˆ© de vie
sur nos campus qui ne sont pas ˆÝ la hauteur des ambitions et du rayonnement
international de notre pays.
4
Encore que, comme l'observe le directeur de l'une de nos grandes ˆ©coles : ¬´ Il y a d'ailleurs un paradoxe ˆÝ vouloir
envoyer ses ˆ©tudiants se former ailleurs alors que l'on veut fonder sa rˆ©ussite sur l'excellence de l'enseignement dispensˆ© par son
ˆ©tablissement ¬ª.

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II.
VERS L’ÄôAUTONOMIE DES ˆâTABLISSEMENTS
D’ÄôENSEIGNEMENT SUPˆâRIEUR PAR LA
DˆâCENTRALISATION
A. Principe : il n'y a pas d'autonomie sans autonomie financiˆ®re
Dans la plupart des pays, les ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur, et
notamment les universitˆ©s les plus performantes, bˆ©nˆ©ficient d'une trˆ®s large autonomie
(pˆ©dagogique, scientifique, financiˆ®re, gestion des ressources humaines,’Ķ)
5
En France, les analyses convergent pour donner aux ˆ©tablissements
d'enseignement supˆ©rieur la capacitˆ© de construire une politique propre rˆ©pondant aux
objectifs gˆ©nˆ©raux fixˆ©s par la nation, afin d'en faire - pour reprendre la formule de Roger
Fauroux ˆÝ propos des universitˆ©s - des ¬´ ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur de plein exercice ¬ª
6
.
L'indicateur le plus rˆ©vˆ©lateur du degrˆ© d'autonomie est l'autonomie financiˆ®re. Il
n'y a pas d'autonomie sans autonomie financiˆ®re. Les ressources de nos ˆ©tablissements
d'enseignement supˆ©rieur doivent continuer ˆÝ provenir majoritairement d'un financement
public. Cependant, pour que ces ˆ©tablissements puissent ˆ©laborer de vˆ©ritables budgets,
lisibles, exhaustifs, traduisant la rˆ©alitˆ© d'une politique, l'allocation de moyens publics doit
se concrˆ©tiser par une dotation globale qui inclut le fonctionnement courant,
notamment la masse salariale affˆ©rente aux emplois, l'amortissement des
ˆ©quipements,’Ķ ¬´ L'autonomie financiˆ®re ne peut exister sans adopter la subvention
globale aux ˆ©tablissements ¬ª.
7
Or ce n'est pas le cas aujourd'hui. Les budgets des universitˆ©s ne reflˆ®tent qu'une
partie marginale (environ 20 %) des crˆ©dits votˆ©s par le Parlement. Comme l'observe le
Rapport d'information sur la modernisation de la gestion des universitˆ©s
8
: ¬´ En 1999, sur
un montant de 51,2 milliards de francs votˆ© en loi de finances en faveur de l'enseignement supˆ©rieur, seuls
11,4 milliards de France environ ont ainsi transitˆ© par les budgets des ˆ©tablissements auxquels il convient
d'ajouter 27,6 milliards de francs correspondant aux salaires des personnels payˆ©s directement sur le budget
de l'Etat, 1,75 milliards de francs de charge en dˆ©coulent ; 8,27 milliards de francs pour les bourses et
‰ìuvres universitaires et 2,09 milliards de francs pour les constructions ˆÝ maˆÆtrise d'ouvrage sous la
responsabilitˆ© de l'Etat ou des collectivitˆ©s locales. ¬ª
9
La dˆ©finition et l'attribution d'une dotation globale supposent la mise en ‰ìuvre de
critˆ®res d'apprˆ©ciation qui tiennent compte de la situation rˆ©elle et particuliˆ®re de chaque
5
Cf. Annexes 2 et 3.
6
Roger Fauroux, Pour l'ˆ©cole, Calman-Lˆ©vy, juin 1996.
7
Alain Bienaymˆ© et Jean-Pierre Jallade, Sociˆ©tal, n¬ƒ 26, 1999.
8
Alain Claeys, La modernisation de la gestion des universitˆ©s, Rapport d'information de la Mission d'ˆ©valuation et de
contrˆ¥le de l'Assemblˆ©e nationale, 3 mai 2000.
9
A titre de comparaison, si l'on en croit Rˆ©my Prud'homme, le dˆ©ficit rˆ©el de la SNCF ¬´ est une fois et demie ce
que les universitˆ©s coˆªtent au contribuable. En revanche, ce chiffre est une estimation par dˆ©faut. ¬ª (¬´ Chˆ®re SNCF ¬ª, Sociˆ©tal,
juillet 1997).

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ˆ©tablissement, de sa politique de dˆ©veloppement, du contexte dans lequel il assume ses
missions de service public et ses performances rˆ©elles apprˆ©ciˆ©es pˆ©riodiquement par un
organisme indˆ©pendant.
Une question centrale se pose : ˆÝ quelle institution confier l'estimation de
cette dotation globale, la rˆ©partition finale revenant ˆÝ l'Etat ? Le choix d'une telle
institution est ˆ©minemment politique !
A partir de notre expˆ©rience et de nos traditions et des exemples europˆ©ens, notre
groupe de travail a envisagˆ© trois possibilitˆ©s :
1. L'Administration centrale ˆÝ travers la Direction des enseignements
supˆ©rieurs
Cette direction a dˆ©jˆÝ aujourd'hui beaucoup de mal ˆÝ estimer et rˆ©partir les seuls
crˆ©dits de fonctionnement des ˆ©tablissements (dits 36-11) ˆÝ travers le mˆ©canisme San Rˆ©mo
qui fixe des normes thˆ©oriques de taux d'encadrement. Cette procˆ©dure est rˆ©guliˆ®rement
contestˆ©e alors qu'elle ne reprˆ©sente qu'une faible part du budget rˆ©el des universitˆ©s !
Quant aux rˆ©partitions des emplois d'enseignants et IATOS, elles relˆ®vent davantage du
¬´ saupoudrage ¬ª que d'une rˆ©elle planification stratˆ©gique. ¬´ Au sein des services centraux, le
dˆ©veloppement et la gestion prˆ©visionnelle des effectifs des enseignants-chercheurs sont trˆ®s limitˆ©s, un seul
agent ˆ©tant en charge de ce dossier pourtant essentiel ¬ª
10
. Ce mode de fonctionnement est, en outre,
dˆ©responsabilisant pour les responsables des ˆ©tablissements qui sont dans une logique de
requˆ�te et non de responsabilitˆ©.
Comme l'observe Jean-Pierre Delalande, ancien dˆ©putˆ© du Val d’ÄôOise :
¬´ Reconnaissez que ce n'est pas trˆ®s responsabilisant que de demander, par exemple, un poste de chercheur
ou d'enseignant supplˆ©mentaire si l'on ne connaˆÆt pas le coˆªt qu'il reprˆ©sente pour la collectivitˆ©. ¬ª
11
En bref, nous pensons qu'il n'est ni rˆ©aliste ni souhaitable de confier le calcul
d'une telle dotation globale ˆÝ l'Administration centrale.
On pourrait nous opposer qu'aux Pays-Bas, c'est l'administration centrale qui
calcule les budgets globaux des universitˆ©s, cependant, dans ce pays, le nombre
d'ˆ©tablissements concernˆ©s est restreint.
L'institution apte ˆÝ procˆ©der ˆÝ de telles rˆ©partitions doit avoir une connaissance
fine de l'ˆ©tablissement pour apprˆ©cier son fonctionnement et ˆ�tre garante de l'intˆ©rˆ�t
gˆ©nˆ©ral puisqu'il s'agit d'un financement public.
10
« La gestion des enseignants-chercheurs », Rapport public particulier de la Cour des comptes sur la fonction
publique de l'Etat, Tome 2, avril 2001, cf. Annexe 4.
11
La modernisation de la gestion des universitˆ©s, op.cit.

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14
2. Les rˆ©gions
On pourrait envisager, comme cela est le cas par exemple en Espagne ˆÝ travers les
Communautˆ©s Autonomes ou en Allemagne ˆÝ travers les Lˆ§nder, de transfˆ©rer un bloc de
compˆ©tences ¬´ Enseignements supˆ©rieurs ¬ª aux rˆ©gions.
En effet, nos rˆ©gions ont acquis une lˆ©gitimitˆ© en matiˆ®re d'enseignement
supˆ©rieur depuis qu'elles ont contribuˆ© avec ˆ©clat au succˆ®s du plan ¬´ Universitˆ© 2000 ¬ª.
Comme le souligne le rapport Mauroy : ¬´ Le prolongement du processus de dˆ©centralisation en
matiˆ®re d'enseignement supˆ©rieur et de formation professionnelle doit ainsi profiter essentiellement aux
rˆ©gions qui deviendraient des acteurs dˆ©terminants des politiques de formation initiale ou continue. ¬ª
12
Il ne s'agirait pas de mettre les ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur, et
notamment les universitˆ©s, sous tutelle des rˆ©gions ! Au contraire, on pourrait accroˆÆtre
considˆ©rablement leur autonomie par une dotation budgˆ©taire globale allouˆ©e par une
collectivitˆ© territoriale proche avec laquelle il y aurait nˆ©cessairement convergence
d'intˆ©rˆ�ts. Cette dotation globale serait bien entendu complˆ©tˆ©e par des ressources propres
qu'il appartiendrait aux ˆ©tablissements d'amplifier dans le cadre de partenariats trˆ®s
diversifiˆ©s pour donner tout son sens ˆÝ l'autonomie.
Il appartiendrait ˆÝ l'Etat de transfˆ©rer aux Rˆ©gions les financements
correspondants par accroissement de la DGF et/ou DGE ou par transfert de ressources
fiscales (fraction de l'impˆ¥t sur les sociˆ©tˆ©s, imposition additionnelle ˆÝ la taxe
professionnelle, etc.).
Un tel transfert aurait le mˆ©rite de la logique et de la cohˆ©rence, il
correspondrait ˆÝ une nouvelle phase du processus de dˆ©centralisation. Cependant,
au-delˆÝ des problˆ®mes politiques qu'il ne manquerait pas de soulever, nous ne pensons pas
que toutes les Rˆ©gions soient en mesure aujourd'hui d'assumer une telle responsabilitˆ© ni
que la mˆ©fiance traditionnelle des universitaires ˆÝ l'ˆ©gard des pouvoirs locaux ne soit
totalement estompˆ©e. Toutefois, c'est une voie d'avenir.
3. Un Haut Conseil de l'Enseignement Supˆ©rieur et de la Recherche
sur le modˆ®le de l'University Grants Comitee britanniques
Ce Haut Conseil aurait, entre autres, la responsabilitˆ© de proposer la rˆ©partition de
la dotation globale de fonctionnement ˆ©manant de l'Etat. Il aurait ˆ©galement la
responsabilitˆ© de l'ˆ©valuation rigoureuse et rˆ©guliˆ®re des ˆ©tablissements en recourant aux
services d'institutions internationales, notamment europˆ©ennes, et des cabinets d'audit et
d'experts indˆ©pendants.
12
Ce rapport prˆ©conise l'attribution des crˆ©dits de la formation professionnelle aux rˆ©gions. Refonder l'action
publique locale, rapport remis au Premier Ministre, Lionel Jospin, par Pierre Mauroy, prˆ©sident de la
commission pour l'avenir de la dˆ©centralisation, octobre 2000.

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15
Les ˆ©valuations des ˆ©tablissements ainsi que les analyses et critˆ®res quantitatifs et
qualitatifs retenus pour les rˆ©partitions de la dotation globale de chaque ˆ©tablissement par le
Haut Conseil seraient rendus publics.
Dans le contexte franˆßais, c'est la voie du ¬´ Haut Conseil de
l'Enseignement Supˆ©rieur et de la Recherche ¬ª qui nous semble la plus appropriˆ©e
pour estimer les dotations globales de fonctionnement (Etat) des ˆ©tablissements en
regard de leur situation et de leurs performances. C'est celle que nous prˆ©conisons.
B. Mise en ‰ìuvre de la dˆ©centralisation
1. Le champ de la dˆ©centralisation
a) Les ˆ©tablissements concernˆ©s :
-
les ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur relevant du
ministˆ®re de l'Education nationale.
b) La dotation globale de fonctionnement (Etat) :
Elle couvre ce qui correspond aujourd'hui au financement :
-
du fonctionnement courant (ex : 36-11) et des incidences de la
politique de l'ˆ©tablissement, financˆ©s par l'Etat (contrat),
-
de la masse salariale des personnels enseignants et IATOS (ou
ˆ©quivalent pour les ˆ©coles hors universitˆ©s),
-
des bibliothˆ®ques (y compris la masse salariale des personnels),
-
de l'ˆ©quipement pˆ©dagogique et du renouvellement de matˆ©riel,
-
des crˆ©dits relevant actuellement des CROUS (logement
ˆ©tudiants, restauration universitaire). Ces activitˆ©s seraient
transfˆ©rˆ©es aux universitˆ©s soit directement soit ˆÝ travers des
services inter-universitaires en fonction des situations locales.
c) La dˆ©volution du patrimoine immobilier aux ˆ©tablissements.

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16
2. Le Haut Conseil de l'Enseignement Supˆ©rieur et de la Recherche
Nous avons dˆ©jˆÝ ˆ©voquˆ© les missions de rˆ©partition des dotations globales de
fonctionnement et d'ˆ©valuation. Plus gˆ©nˆ©ralement, ce conseil serait garant de l'autonomie
des ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur. Rattachˆ© au Premier ministre, il serait prˆ©sidˆ©
par une personnalitˆ© dˆ©signˆ©e par le Prˆ©sident de la Rˆ©publique et constituˆ© de
personnalitˆ©s indˆ©pendantes. On pourrait s'inspirer du conseil monˆ©taire placˆ© auprˆ®s du
gouverneur de la Banque de France. Il serait dotˆ© de moyens consˆ©quents pour assurer en
toute indˆ©pendance la plˆ©nitude de ses missions.
3. Le rˆ¥le de l'Etat
a) Contrˆ¥le de la lˆ©galitˆ© et du respect des ¬´ rˆ®gles essentielles applicables sur
l'ensemble du territoire »
13
par les recteurs chanceliers des Universitˆ©s
reprˆ©sentants de l'Etat.
b) Prˆ©rogatives liˆ©es ˆÝ la dˆ©livrance des diplˆ¥mes nationaux :
-
dˆ©finition des conditions d'accˆ®s et des modalitˆ©s de dˆ©livrance
des diplˆ¥mes,
-
habilitation a priori suivie d'une ˆ©valuation a posteriori tous les
3 ans sous la responsabilitˆ© du Haut Conseil,
-
fixation du montant des droits d'inscription semestriels pour les
diplˆ¥mes nationaux sous la forme d'un plafond que les
ˆ©tablissements ne doivent pas dˆ©passer.
c) Dˆ©lˆ©gation des crˆ©dits des bourses d'Etat (Education nationale et
Affaires ˆ©trangˆ®res) aux ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur qui
les gˆ®rent (y compris celles des ˆ©tudiants ˆ©trangers) sous leur
responsabilitˆ©.
d) Impulsion d'actions spˆ©cifiques en fonction de choix politiques
nationaux par des procˆ©dures d'appel d'offre.
13
¬´ Ne vaut-il pas mieux essayer d'imaginer un dispositif oˆ¼ les universitˆ©s auraient la maˆÆtrise complˆ®te de leur gestion, y
compris en terme de personnel sur la base d'une nˆ©gociation avec l'Etat, dans un cadre de plans pluriannuels ? L'Etat
n'intervient ainsi qu'au niveau de rˆ®gles essentielles, applicables sur l'ensemble du territoire. Il me semble que, dans cette
hypothˆ®se, vous auriez de vrais prˆ©sidents, un vrai conseil d'administration et une vraie gestion. ¬ª
¬´ La modernisation de la gestion des universitˆ©s ¬ª, op.cit.

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17
4. Le rˆ¥le de la rˆ©gion
Ce rˆ¥le serait amplifiˆ© par une implication des ˆ©tablissements d'enseignement
supˆ©rieur et de recherche dans les contrats Etats-Rˆ©gions mais aussi par la conclusion de
contrats directs entre la rˆ©gion et les ˆ©tablissements autonomes notamment en matiˆ®re de
formation professionnelle, de formation continue, de recherche orientˆ©e, de valorisation de
la recherche, de diffusion de l'information scientifique et technique, etc.
5. La gestion des emplois
Rappelons que nous proposons que les ˆ©tablissements aient la totale maˆÆtrise de
leur masse salariale sans remettre en cause l'appartenance ˆÝ la fonction publique des
enseignants universitaires et des personnels IATOS. Observons que cette disposition
budgˆ©taire est en train de devenir un standard europˆ©en. Dans la plupart des pays, les
universitˆ©s sont responsables d'un budget incluant les salaires des enseignants et l'exemple
de l'Espagne, l'Italie, l'Allemagne montre qu'il est parfaitement possible de concilier
autonomie budgˆ©taire et appartenance des enseignants ˆÝ un corps de la fonction publique.
Dans cette perspective, les ˆ©tablissements ont la pleine initiative de la gestion des
emplois (crˆ©ation, suppression, changement de qualification, d'intitulˆ©,’Ķ).
Ainsi ils peuvent :
-
Lors de la vacance d'un emploi de fonctionnaire (enseignant ou
IATOS) :
renouveler l'emploi ;
le transformer en un autre emploi pour faire face ˆÝ de
nouvelles missions ;
le supprimer provisoirement ou dˆ©finitivement ;
crˆ©er des emplois de fonctionnaires enseignants ou d'IATOS
14
.
L'ˆ©tablissement transmet au Recteur Chancelier, reprˆ©sentant de l'Etat,
l'ˆ©volution des emplois de fonctionnaires affectˆ©s ˆÝ l'ˆ©tablissement.
-
Crˆ©er et gˆ©rer des emplois contractuels (CDD ou CDI) de droit
privˆ© directement ou ˆÝ travers des filiales crˆ©ˆ©es pour rˆ©pondre ˆÝ
l'ˆ©largissement des missions de l'ˆ©tablissement.
Certains tenants de la centralisation du systˆ®me ne manqueront pas de soulever le
danger que reprˆ©senteraient nos propositions pour les finances publiques. Or, aujourd'hui,
qu'en est-il ? Pour rˆ©pondre ˆÝ cette question, nous citons des extraits du rapport de la Cour
14
On pourrait envisager que la masse salariale affˆ©rente ˆÝ ces emplois ne dˆ©passe pas un pourcentage de la
dotation globale de fonctionnement.

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18
des comptes sur la fonction publique de l’ÄôEtat
15
(chapitre ¬´ La gestion des enseignants-
chercheurs ») (annexe 4). Ce rapport observe notamment :
-
¬´ La loi de finance ouvre chaque annˆ©e des autorisations concernant les personnels de
l'enseignement supˆ©rieur assurant des tˆ¢ches d'enseignement et de recherche qui comportent des emplois et des
crˆ©dits. La comprˆ©hension de ces autorisations s'avˆ®re difficile du fait de leur prˆ©sentation. La connaissance
de leur utilisation est au demeurant parfaite. »
-
¬´ La gestion des emplois reste centralisˆ©e au ministˆ®re, les crˆ©dits n'ˆ©tant pas
dˆ©concentrˆ©s et les dˆ©penses correspondantes ne figurant pas dans les comptes des ˆ©tablissements.
L'administration centrale a l'entiˆ®re maˆÆtrise de l'ensemble des opˆ©rations de dˆ©lˆ©gation d'emplois,
d'affectation des personnels titulaires ou associˆ©s et de publication des postes vacants. ¬ª
-
Or, de fait, les services ne disposent pas d'une information
complˆ®te et sˆªre sur le lien emplois-postes-personnes. La Cour a constatˆ© la difficultˆ©
du rapprochement des donnˆ©es de chacun des fichiers d'emplois et de personnel. Certes,
un dispositif de contrˆ¥le national des emplois rapprochant les dˆ©lˆ©gations et le niveau de
consommation des emplois a ˆ©tˆ© mis en place en 1997. Mais, malgrˆ© d'indˆ©niables progrˆ®s,
ce contrˆ¥le est effectuˆ© sur la base des dˆ©clarations des ˆ©tablissements universitaires et les
rˆ©sultats ne peuvent ˆ�tre considˆ©rˆ©s comme totalement fiables.
-
Quant aux vertus d'une centralisation de la rˆ©partition des emplois pour
concourir ˆÝ l'amˆ©nagement du territoire, la Cour observe des ˆ©carts trˆ®s importants dans les
taux d'encadrement des universitˆ©s et note : ¬´ Ces disparitˆ©s doivent ˆ�tre d'autant plus
relevˆ©es que l'enseignement supˆ©rieur a bˆ©nˆ©ficiˆ©, en une dˆ©cennie, de crˆ©ations
massives d'emplois budgˆ©taires qui auraient dˆª permettre de les rˆ©duire. ¬ª
6. La gestion des personnels
-
Pour les personnels non-fonctionnaires, leur gestion relˆ®ve
exclusivement des instances et des procˆ©dures mises en place par l'ˆ©tablissement dans le
cadre de son autonomie.
-
Pour les enseignants fonctionnaires, les procˆ©dures actuelles de
recrutement et de promotion, notamment celles qui garantissent l'indˆ©pendance
acadˆ©mique des enseignants du supˆ©rieur, restent en vigueur en donnant la possibilitˆ© de
recrutement permanent par les ˆ©tablissements aprˆ®s appel de candidature (et non ˆÝ des
dates arrˆ�tˆ©es par l'administration centrale comme aujourd'hui). L'ˆ©tablissement peut
attribuer dans le cadre de son autonomie financiˆ®re pour rˆ©munˆ©rer un enseignant
ou un agent IATOS un ¬´ indice d'ˆ©tablissement ¬ª supˆ©rieur ˆÝ l'indice national. Cet
indice serait pris en compte lors de la reconstitution des services pour le calcul de la
retraite. Cet indice d'ˆ©tablissement ne serait pas un acquis et reflˆ®terait les missions et les
responsabilitˆ©s particuliˆ®res confˆ©rˆ©es par l'ˆ©tablissement ˆÝ un universitaire ou un agent
IATOS. En particulier cette disposition permettrait d'attirer de jeunes talents ou des
15
« La gestion des enseignants-chercheurs », Rapport public particulier de la Cour des comptes sur la fonction publique
de l'Etat, op.cit.

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19
universitaires ˆ©trangers essentiels pour la vitalitˆ© de la recherche pour contribuer ˆÝ
l'ouverture internationale des formations.
-
Pour les universitˆ©s, comme cela est demandˆ© par de nombreux
prˆ©sidents, aucune affectation d'un personnel enseignant sur un emploi ne serait prononcˆ©e
si le prˆ©sident ˆ©met un avis dˆ©favorable motivˆ© (rˆ®gle en vigueur pour les ˆ©coles et les
instituts).
-
Pour les personnels IATOS, l'affectation sur un emploi vacant ne se
ferait que sur dˆ©cision de l'ˆ©tablissement (aprˆ®s publication de la vacance de l'emploi). Les
personnels rˆ©cemment reˆßus au concours national correspondant ou dˆ©jˆÝ en poste dans un
autre ˆ©tablissement pourront postuler ˆÝ cet emploi. Les promotions au sein d'une mˆ�me
catˆ©gorie relˆ®vent de l'ˆ©tablissement.
7. Le gouvernement des Universitˆ©s
L'autonomie trˆ®s large dont bˆ©nˆ©ficient les ˆ©tablissements doit s'accompagner
d'un mode de gouvernement des universitˆ©s qui concilie lˆ©gitimitˆ©, efficacitˆ© et
responsabilitˆ©.
De nombreuses propositions ont ˆ©tˆ© faites ˆÝ ce sujet. Notre prˆ©fˆ©rence va ˆÝ une
organisation gouvernementale du type de celles en vigueur dans de nombreuses universitˆ©s
ˆ©trangˆ®res (ex : Board of Trustees aux USA, Consejo Social en Espagne) et expˆ©rimentˆ©e en
France lors de la crˆ©ation des nouvelles Universitˆ©s :
-
un conseil d’Äôorientation rassemblant des personnalitˆ©s extˆ©rieures ˆÝ
l'ˆ©tablissement et reprˆ©sentant le monde scientifique, ˆ©conomique, politique, d'anciens
ˆ©tudiants de l'ˆ©tablissement, dˆ©signˆ©es dans la phase initiale par le Ministre. En rˆ©gime de
croisiˆ®re, ce conseil pourrait ˆ�tre renouvelˆ© par tiers tous les 3 ans par cooptation des
membres. Ce conseil serait associˆ© ˆÝ l'ˆ©laboration des choix stratˆ©giques de l'ˆ©tablissement.
Consultˆ© pour avis sur le projet d'ˆ©tablissement et le projet de budget, il est associˆ© ˆÝ la
procˆ©dure de dˆ©signation du prˆ©sident ;
-
un conseil d'administration oˆ¼ les reprˆ©sentants de la communautˆ©
universitaire sont majoritaires (enseignants, ˆ©tudiants, IATOS), avec la participation de
personnalitˆ©s extˆ©rieures conserverait les prˆ©rogatives des conseils d'administrations
actuels.
Le prˆ©sident de l'ˆ©tablissement, un universitaire europˆ©en n'appartenant pas
nˆ©cessairement ˆÝ l'ˆ©tablissement, pourrait ˆ�tre dˆ©signˆ© par le conseil d'administration et,
pour bˆ©nˆ©ficier d'une forte lˆ©gitimitˆ©, sur proposition du conseil d’Äôorientation afin ¬´ de
favoriser l'ˆ©mergence de fortes personnalitˆ©, disposant d'une majoritˆ© stable capables de mener avec autoritˆ©
les nˆ©gociations avec les partenaires extˆ©rieurs et d'assurer le gouvernement d'une entitˆ© autonome ¬ª
16
.
Au-delˆÝ de ce principe, les ˆ©tablissements seraient libres d'adopter l'organisation
qu'ils jugent la meilleure pour assurer leurs missions. Comme l'observe Jean-Yves Mˆ©rindol,
16
Roger Fauroux, Pour l'ˆ©cole, op.cit .

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20
prˆ©sident de l'universitˆ© Louis Pasteur (Strasbourg)
17
: ¬´ On ne peut pas demander que
les universitˆ©s soient autonomes et leur suggˆ©rer ensuite un modˆ®le unique de
fonctionnement. La consˆ©quence naturelle et heureuse de l'autonomie est la
diversitˆ©. ¬ª
8. L’Äôˆ©valuation
L'autonomie a pour corollaire la responsabilitˆ© et l'ˆ©valuation.
Une culture d'ˆ©valuation existe au sein de nos ˆ©tablissements d'enseignement
supˆ©rieur dans le domaine de la recherche :
-
ˆ©valuation pˆ©riodique des laboratoires et ˆ©quipes de recherche ˆÝ
l'initiative des grands organismes de recherche (CNRS, INSERM,’Ķ) ou de la direction de
la recherche du ministˆ®re de l'ˆâducation nationale,
-
ˆ©valuation interne par les ˆ©tablissements pour classer de nouveaux
projets,
-
et enfin, ˆ©valuation par les ¬´ pairs ¬ª ˆÝ travers les comitˆ©s de lecture des
journaux scientifiques.
Toutefois, cette culture ne s'est pas propagˆ©e dans tous les secteurs, notamment
dans celui de la formation. Il est vrai que les procˆ©dures d'habilitation - centralisˆ©es - mises
en ‰ìuvre pour la dˆ©livrance des diplˆ¥mes nationaux qui reposent sur des critˆ®res formels
ont un effet trˆ®s dˆ©responsabilisant pour les universitaires.
L'autonomie que nous prˆ©conisons doit conduire chaque ˆ©tablissement, dans le
cadre de son projet d'ˆ©tablissement, ˆÝ expliciter - notamment en liaison avec le conseil
d’Äôorientation - son rˆ©fˆ©rentiel d'ˆ©valuation, c'est-ˆÝ-dire les indicateurs quantitatifs ou
qualitatifs qui serviront de base ˆÝ l'ˆ©valuation.
Le Haut Conseil de l'Enseignement Supˆ©rieur et de la Recherche jouera un rˆ¥le
dˆ©terminant par l'ˆ©valuation pˆ©riodique des formations conduisant ˆÝ la dˆ©livrance d'un
diplˆ¥me national et par l'apprˆ©ciation gˆ©nˆ©rale des performances de l'ˆ©tablissement pour
calculer sa dotation globale de fonctionnement. Rappelons que ce Haut Conseil, dotˆ© de
moyens consˆ©quents, fera appel ˆÝ des institutions internationales, notamment europˆ©ennes,
et des cabinets d'audit et d'experts indˆ©pendants.
De leur cˆ¥tˆ©, les ˆ©tablissements s'approprieront, nous en sommes convaincus, les
dˆ©marches d'ˆ©valuation :
-
dans le contexte de la mondialisation, ils devraient solliciter des
accrˆ©ditations et des ˆ©valuations internationales afin de rendre lisibles certains diplˆ¥mes
d'universitˆ©s (ex : MBA, etc.) ;
17
¬´ La modernisation de la gestion des universitˆ©s ¬ª, op.cit.

Page 21
21
-
il est probable que se mettront en place au niveau europˆ©en (par
exemple, ˆÝ l'initiative de l'European University Association) des instances d'ˆ©valuation
indˆ©pendantes des Etats. Les ˆ©tablissements seront amenˆ©s ˆÝ faire expertiser tel ou tel
projet par ces instances afin d'acquˆ©rir une crˆ©dibilitˆ© internationale et renforcer leur
position face au Haut Conseil.
Enfin, ils devront dˆ©velopper en leur sein des structures d'audit interne et
d'ˆ©valuation locale pouvant faire appel si nˆ©cessaire ˆÝ des cabinets d'audit.
Les diffˆ©rents rapports d'ˆ©valuation seront rendus publics afin que les ˆ©tudiants
actuels ou futurs de l'ˆ©tablissement bˆ©nˆ©ficient de toutes les informations.
L'initiative de l'ˆ©valuation devrait relever du prˆ©sident de l'ˆ©tablissement et du
conseil d’Äôorientation. A titre d'exemple, nous prˆ©sentons, en annexe 5, des extraits d'un
article traitant de la problˆ©matique de l'ˆ©valuation dans le systˆ®me d'enseignement supˆ©rieur
italien
18
.
C. Les contours de l'autonomie
Dans le schˆ©ma prˆ©conisˆ©, les ˆ©tablissements disposeraient des moyens pour
mieux exercer leur mission dans un contexte de compˆ©tition internationale et de
restauration de l'ˆ©galitˆ© des chances.
Citons comme concrˆ©tisation de cette autonomie ces quelques exemples :
-
dˆ©finir des diplˆ¥mes d'universitˆ© correspondant ˆÝ des standards
internationaux (exemple : MBA) dans toutes les disciplines, accrˆ©ditˆ©s par les organisations
internationales compˆ©tentes ;
-
fixer librement les droits d'inscription ˆÝ ces diplˆ¥mes ;
-
accueillir dans ces formations un pourcentage significatif d'ˆ©tudiants
ˆ©trangers, notamment en provenance d'Asie et d'Amˆ©rique (dispenser tout ou partie des
enseignements en anglais, voire crˆ©er des cycles pour anglophones). Il va de soi que nous
considˆ©rons comme allant de soi la mobilitˆ© des ˆ©tudiants europˆ©ens au sein de l'Europe.
Ce n'est plus le problˆ®me, notre problˆ®me ¬´ c'est le grand large ¬ª ;
-
financer les frais de scolaritˆ© ˆÝ travers des bourses nˆ©gociˆ©es avec les
entreprises et la rˆ©gion ;
-
crˆ©ation de filiales de droit privˆ© pour valoriser les activitˆ©s de recherche,
de services, de documentation,’Ķ de l'ˆ©tablissement et mettre fin ˆÝ la pratique du recours ˆÝ
des associations loi 1901. Il s'agit pour les ˆ©tablissements d'accroˆÆtre leurs ressources
propres comme le note le directeur de l'Institut d'ˆ©tudes politiques de Paris, Richard
Descoings, dans un courrier rˆ©cent
19
: ¬´ il est peu probable que dans les annˆ©es ˆÝ venir, les dˆ©penses
18
cf. Annexe 5.
19
Courrier interne adressˆ© par Richard Descoings ˆÝ l'ensemble de ses enseignants, 20 juin 2001.

Page 22
22
publiques augmentent beaucoup, mˆ�me dans le domaine de l'ˆâducation. Nous devrons donc compter de plus
en plus sur nos ressources propres pour financer notre dˆ©veloppement. ¬ª ;
-
participation selon des schˆ©mas variˆ©s lors de crˆ©ations d'entreprises ˆÝ
l'initiative de membres de l'ˆ©tablissement (comme l'a fait rˆ©cemment l'Universitˆ© de Lille) ;
-
diversification des premiers cycles universitaires vers des enseignements
ˆÝ caractˆ®re professionnel ou prˆ©-professionnel afin de diminuer les taux d'ˆ©chec (en liaison
avec la politique de formation professionnelle des rˆ©gions) ;
-
intˆ©ressement financier du personnel aux rˆ©sultats de l'ˆ©tablissement
(attribution de primes selon des modalitˆ©s arrˆ�tˆ©es par le C.A.) ;
-
amplification de la formation professionnelle continue ˆÝ travers des
conventions avec la rˆ©gion et dˆ©veloppement de l'enseignement ˆÝ distance (e-learning) ;
-
prendre l'initiative de la crˆ©ation de confˆ©rences rˆ©gionales ou
interrˆ©gionales des ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur et de recherche ;
-
partenariat avec les meilleures universitˆ©s ˆ©trangˆ®res et intˆ©gration dans
les rˆ©seaux de coopˆ©ration internationaux.

Page 23
23
Etablissement
d'enseignement supˆ©rieur
de plein exercice
Formation, Recherche,
Valorisation, Services
Institutions
europˆ©ennes
Entreprises
Etudiants franˆßais
et ˆ©trangers
- formation initiale
- formation continue
Rˆ©gion
Bourses
actions spˆ©cifiques
Grands
organismes
de recherche
Etat
Contrats Etat-Rˆ©gions
Haut
Conseil
de l'Enseignement
Supˆ©rieur et de
la Recherche
L'ENVIRONNEMENT D'UN ˆâTABLISSEMENT SUPERIEUR
DE PLEIN EXERCICE

Page 24
24
III.
DES FONDATIONS ACADˆâMIQUES POUR AMPLIFIER
LA CONVERGENCE ENTRE LES GRANDES ˆâCOLES ET
LES UNIVERSITˆâS ?
Nous le signalions en introduction de ce rapport, il existe un dˆ©calage important
dans le financement de l'enseignement supˆ©rieur en France par rapport aux USA. La classe
dirigeante franˆßaise, notamment les responsables d'entreprises, a pris conscience de ce
diffˆ©rentiel et de l'importance du rˆ¥le des enseignements supˆ©rieurs dans le contexte de la
mondialisation et de la compˆ©tition internationale.
Une des raisons de ce dˆ©calage rˆ©side dans le fait que les pˆ¥les universitaires
amˆ©ricains disposent d'actifs trˆ®s importants (Endowments). Ces actifs engendrent des
revenus qui reprˆ©sentent une fraction significative du budget des ˆ©tablissements et
contribuent ˆÝ garantir leur indˆ©pendance acadˆ©mique. Ainsi, par exemple, Harvard gˆ®re
19,2 milliards de dollars, Princeton 8,4 milliards de dollards, Stanford 8,6 milliards de
dollars, le M.I.T. 6,5 milliards de dollars.
20
L'existence de ces actifs et des revenus affˆ©rents est l'un des ˆ©lˆ©ments explicatifs
de la diffˆ©rence de niveau de financement entre les grands pˆ¥les universitaires amˆ©ricains et
ceux de l'Europe continentale oˆ¼ des financements publics se substituent aux droits
d'inscription ˆ©levˆ©s.
Aussi, faire en sorte que nos ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur
concourent ˆÝ armes ˆ©gales avec les meilleurs ˆ©tablissements mondiaux passe par
des ˆ©volutions structurelles que nous venons de dˆ©crire pour les universitˆ©s
(autonomie financiˆ®re, renforcement de la recherche, organisation en vˆ©ritables
rˆ©seaux,’Ķ) mais aussi de faˆßon concomitante par un effort financier important de
la collectivitˆ© nationale.
Dans ce contexte, nous proposons de doter en capital nos ˆ©tablissements
d'enseignement supˆ©rieur, tant les grandes ˆ©coles que les universitˆ©s, par le biais de ¬´
fondations acadˆ©miques ¬ª afin qu'ˆÝ un horizon de 5-10 ans une fraction significative de
leur budget provienne du revenu de leurs actifs. L'effort financier de la collectivitˆ© nationale
se justifie par le faible taux de nos droits de scolaritˆ© dˆ©connectˆ©s des frais rˆ©els tant dans
nos grandes ˆ©coles que dans nos universitˆ©s et de l'importance stratˆ©gique des
enseignements supˆ©rieurs.
L'idˆ©e est d'adosser une ¬´ fondation acadˆ©mique ¬ª reconnue d'utilitˆ©
publique ˆÝ un pˆ¥le d'enseignement supˆ©rieur, pas nˆ©cessairement un ˆ©tablissement
isolˆ© mais plutˆ¥t des fˆ©dˆ©rations d'ˆ©tablissements pour favoriser des dˆ©marches de
¬´ fusion ¬ª et ¬´ d'acquisition ¬ª d'une taille critique afin de susciter l'ˆ©mergence de
marques mondiales franˆßaises dans ce domaine.
20
Pierre Buhler : ¬´ L'ˆ©conomie du don aux USA, un modˆ®le pour la France ? ¬ª Commentaire, n¬ƒ 95, automne
2001.

Page 25
25
La crˆ©ation d'une fondation acadˆ©mique auprˆ®s d'un pˆ¥le d'enseignement
supˆ©rieur serait approuvˆ©e par l'Etat sur proposition d'une instance d'ˆ©valuation
indˆ©pendante placˆ©e auprˆ®s du Premier ministre (le Haut Conseil de l'Enseignement
Supˆ©rieur et de la Recherche). Cette ˆ©valuation devrait prendre en compte un certain
nombre de critˆ®res objectifs (taille, niveau de recherche, rayonnement, diversitˆ©
disciplinaire, attractivitˆ© internationale; etc.) et ˆ�tre rendue publique.
Une fondation acadˆ©mique serait dotˆ©e :
-
pour les particuliers, de dons et legs selon les dispositions en vigueur
(acceptation de dons et legs sans clauses d'inaliˆ©nabilitˆ©). Il serait certainement judicieux de
prˆ©voir des dispositions fiscales spˆ©cifiques (au-delˆÝ des dispositions en vigueur) pour les
parents des ˆ©tudiants et les anciens ˆ©tudiants de l'ˆ©tablissement,
-
pour les entreprises, et c'est l'aspect essentiel, par la mise en ‰ìuvre d'une
politique fiscale incitative dans la phase de dˆ©marrage : les entreprises pourraient doter les
fondations associˆ©es aux ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur de leur choix selon une
formule de crˆ©dit d'impˆ¥t au titre de l'impˆ¥t sur les sociˆ©tˆ©s (IS) ou de la taxe additionnelle
ˆÝ la taxe professionnelle (IATP, perˆßue par les Chambres de commerce).
-
Les entreprises pourraient bˆ©nˆ©ficier d'un crˆ©dit d'impˆ¥ts ˆ©gal ˆÝ (en % de
leur contribution ˆÝ une fondation acadˆ©mique avec un plafond ˆÝ dˆ©finir exprimˆ© en absolu
ou en % du montant de l'IS ou l'IATP) :
1ˆ®re annˆ©e :
90 %
2ˆ®me annˆ©e :
80 %
3ˆ®me annˆ©e :
70 %
4ˆ®me annˆ©e :
60 %
5ˆ®me annˆ©e et au-delˆÝ :
50 %
Le concept de ¬´ fondation acadˆ©mique ¬ª que nous proposons constitue un
instrument pour :
-
faire ˆ©voluer notre systˆ®me d'enseignement supˆ©rieur (encourager les
fˆ©dˆ©rations et les organisations en rˆ©seaux) ;
-
accroˆÆtre les ressources financiˆ®res des ˆ©tablissements car, en rˆ©gime de
croisiˆ®re, les revenus de la fondation acadˆ©mique s'ajoutent aux dotations normales de
fonctionnement dont bˆ©nˆ©ficient les ˆ©tablissements et sont relativement indˆ©pendants de la
conjoncture budgˆ©taire ou politique.
Ce mode de capitalisation des ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur :
-
s'inscrit dans le contexte de la rˆ©duction des dˆ©penses de l'Etat puisque
les dotations provenant des crˆ©dits ou rˆ©ductions d'impˆ¥ts ne sont pas ¬´ consommˆ©es ¬ª par
les ˆ©tablissements mais capitalisˆ©es. A dˆ©faut de rˆ©duction des dˆ©penses de l'Etat, elles
pourraient ˆ�tre gagˆ©es par les recettes provenant de l'ouverture du capital de certaines
entreprises publiques ;
-
il s'agit d'une possibilitˆ© offerte aux entreprises d'affecter une fraction de
l'IS ou de l'IATP aux enseignements supˆ©rieurs (et non d'un cadeau !).

Page 26
26
CONCLUSION
Ce rapport ne propose pas des solutions clˆ©s en main, mais plus modestement,
vise ˆÝ susciter le dˆ©bat autour d'idˆ©es que nous estimons rˆ©alistes. Nous nous rˆ©fˆ©rons
parfois ˆÝ des expˆ©riences ˆ©trangˆ®res mais nous avons intˆ©grˆ© dans l'analyse le poids de nos
traditions et l'aspect fort singulier de notre systˆ®me d'enseignement supˆ©rieur.
Notre ambition est qu'un tel dˆ©bat se dˆ©veloppe dans l'opinion et inspire l'action
de nos responsables politiques au plus haut niveau, afin que nos ˆ©tablissements
d'enseignement supˆ©rieur abordent la compˆ©tition internationale ˆÝ armes ˆ©gales’Ķ

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27
ANNEXES
Annexe 1 :
L’Äôouverture internationale des grandes universitˆ©s amˆ©ricaines
(MIT, Stanford, Harvard, Berkeley)
Annexe 2 :
L’Äôenseignement supˆ©rieur en Europe
(Allemagne, Espagne, Italie, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Suˆ®de)
Annexe 3 :
L’Äôenseignement supˆ©rieur aux Etats-Unis.
Annexe 4 :
« La gestion des enseignants-chercheurs »
Extrait du Rapport public particulier de la Cour des comptes sur la
fonction publique de l'Etat, Tome 2, avril 2001.
Annexe 5 :
« Evaluation in the Italian University System »
Luigi Biggeri & Lucia Scarpitti, extrait du rapport de l'Osservatorio per la
valutazione del sistema universitario, International conference on evaluation :
profession, business or politics ? Rome, 29-31 octobre 1998

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28
ANNEXE 1
L’ÄôOUVERTURE INTERNATIONALE
DES GRANDES UNIVERSITES AMERICAINES
(MIT, Stanford, Harvard, Berkeley)

Page 29
Annexe 1
Ouverture internationale
des grandes
universitˆ©s amˆ©ricaines
Exemples : - M.I.T.
- Stanford
- Harvard
- Berkeley

Page 30
2
MASSACHUSETTS INSTITUTE OF TECHNOLOGY
77 Massachusetts Ave, Room 5-133, Cambridge, MA 02139-4307
tel (617) 253-3795, fax (617) 258-5483
International Student Statistics Report 2000-2001
General Statistics
Student Body Composition
Degree Level
International
Domestic
Total
Int'I % of Total
Undergraduate
324
3,934
4,258
7.6 %
Graduate
2,287
3,616
5,903
38,7 %
Total
2,611
7,550
10,161
25.7 %
Countries With Largest Representation
Rank
Country
UG
G
Total
% of Intl Students
1
China, P.R.C.
3
304
307
11.8 %
2
Canada
22
206
228
8.7 %
3
Korea, Republic of
4
158
162
6.2 %
4
India
12
146
158
6.1 %
5
Japan
5
107
112
4.3 %
6
Germany
3
86
89
3.4 %
7
France
3
79
82
3.1 %
8
Turkey
14
51
65
2.5 %
9
Italy
3
60
63
2.4 %
9
Singapore
16
47
63
2.4 %
9
United Kingdom
8
55
63
2.4 %
10
Mexico
5
56
61
2.3 %
10
Taiwan, R.O.C.
4
57
61
2.3 %
The graduate student category includes masters, doctorate, special, and visiting students.

Page 31
3
STANFORD
International non-immigrant student enrollment as of October 13, 1999
showed a total registration of 3,027
This population falls into the following categories and represents non-immigrant visa holders only.
Foreign
Total University
% Foreign
Graduate Students
2325
7625
30.4 %
Undergraduate Students
301
6594
4.5 %
Postdoctoral Students
364
1094
33.2 %
Non-matriculated Students
33
767
4.3 %
Attendance Permits
4
31
12.9 %
Included in this number are 2420 students on F-1 visas, 527 on J-1 visas and 65 on H-1 visas.
1320 students are in doctoral programs, 1005 in Masters programs.
Women students number 846 or 27.9 percent of foreign students.
There are 563 married students, representing 18.6 percent of the total foreign student population.
A total of 104 countries are represented.
Enrollment by Schools of 2,626 matriculated Students Fall 1999
School
Total Foreign
Total University
Percentage Foreign
School of Business
262
850
30.8 %
School of Earth Sciences
115
291
39.5 %
School of Education
42
317
13.2 %
School fo Engineering
1297
3595
36.0 %
School of Humanities and Sciences
651
4192
15.5 %
School of Law
54
585
9.2 %
School of Medicine
43
754
5.7 %
Graduate Special
0
1
0.0 %
Undeclared Majors
162
3634
4.4 %
MATRICULATED TOTAL
2626
14219
18.4 %

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4
HARVARD
Distribution of 2,899 Foreign Students by Faculty at Harvard in January, 1999.
Percentage Based on each School's Full Time Enrollment.
Distribution of 2,154 Foreign Schools at Harvard by Faculty
for the Fiscal Yearending June 30, 1998
6%7% 9%10%15%
25%
27%
28%
30%
31%
31%
36%
Medicine
College
Education
Divinity
Law
Business
GSAS
Extension
Dental
Public Health
Design
Kennedy
49%
1%
7%
2%
3%
3%
3%
3%
3%
35%
Medicine
Education
Public Health
Kennedy
Law
Business
Design
Dental
Divinity
Faculty of Arts and Sciences

Page 33
5
HARVARD
Geographic Representation of Foreign Students and Scolars at Harvard
0
100
200
300
400
500
600
700
800
900
1000
Africa
Asia
Carribean & Central &
South America
Europe
North America
Middle East
Oceania
Foreign Students as of January 1999
Foreign Students as of June 30, 1998

Page 34
6
BERKELEY
All Students by Citizenship and by Permanent Home Locality
Fall 1998 ’Äì Fall 1999
UNDERGRADUATE STUDENTS
1999
1998
Citizens and Immigrants :
California
20,106
19,885
Out-of-State
1,742
1,661
No data
7
12
Subtotal
21,855
21,558
International Students
850
828
Total Undergraduates
22,705
22,386
California Undergraduate as % of Total UG Students
89 %
89 %
Out-of-State Undergraduate as % of Total UG Students
8 %
7 %
International Undergraduate as % of Total UG Students
4 %
4 %
GRADUATE STUDENTS
Citizens and Immigrants
California
3,866
4,021
Out-of-State
3,189
3,182
No data
0
0
Subtotal
7,055
7,203
International Students
1,587
1,422
Total Graduate Students
8,642
8,625
California Graduate Students as % of Total Grad Students
45 %
47 %
Out-of-State Graduate Students as % of Total Grad Students
37 %
37 %
International Graduate Students as % of Total Grad Students
18 %
16 %

Page 35
29
ANNEXE 2
L’ÄôENSEIGNEMENT SUPERIEUR EN EUROPE
21
Exemples :
- Allemagne
- Espagne
- Italie
- Pays-Bas
- Portugal
- Royaume-Uni
- Suˆ®de
21
Structures des systˆ®mes d'ˆ©ducation dans l'Union europˆ©enne, Eurydice/Cedefop, 1995.

Page 36
1
ALLEMAGNE
Enseignement Supˆ©rieur
Source:
Structures des systˆ®mes d'ˆ©ducation dans l'Union europˆ©enne - EURYDICE/CEDEFOP, 1995.
Adresse internet :
http://europa.eu.int/comm/education/structfr/strufr.html

Page 37
2
Les ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur ont le statut de personne juridique. Ce sont
gˆ©nˆ©ralement des ˆ©tablissements publics placˆ©s sous l'autoritˆ© des Lˆ§nder. Ils ont le droit de s'autogˆ©rer
dans le respect des dispositions lˆ©gales. Ils ˆ©dictent leurs propres statuts, lesquels requiˆ®rent l'approbation
du Land concernˆ©. Au sein des gouvernements des Lˆ§nder, la responsabilitˆ© des ˆ©tablissements
d'enseignement supˆ©rieur revient aux ministˆ®res responsables de la Science et de la Recherche. Outre les
ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur accessibles ˆÝ tous, l'Etat fˆ©dˆ©ral et les Lˆ§nder ont ˆ©galement dans
leurs attributions des ˆ©tablissements particuliers d'enseignement supˆ©rieur, qui n'admettent que certaines
catˆ©gories d'ˆ©tudiants. Il s'agit par exemple des universitˆ©s de la Bundeswehr et des Fachhochschulen pour
l'administration publique de l'Etat fˆ©dˆ©ral et des Lˆ§nder, mais aussi les quelques ˆ©tablissements
d'enseignement supˆ©rieur administrˆ©s par l'Eglise et de certains ˆ©tablissements privˆ©s.
La loi-cadre sur l'enseignement supˆ©rieur (Hochschulrahmengesetz) fixe les principes gˆ©nˆ©raux qui
rˆ©gissent l'organisation et l'administration des ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur, le personnel
universitaire et artistique, ainsi que la participation de tous les membres de la communautˆ© universitaire ˆÝ
l'autoadministration de leurs ˆ©tablissements. Sur cette base, les Lˆ§nder dˆ©finissent les modalitˆ©s
organisationnelles et administratives auxquelles doivent rˆ©pondre les ˆ©tablissements d'enseignement
supˆ©rieur de leur juridiction dans le cadre des lois des Lˆ§nder sur l'enseignement supˆ©rieur.
Le ministˆ®re compˆ©tent du Land coopˆ®re avec l'ˆ©tablissement d'enseignement supˆ©rieur pour
toutes les questions d'ordre administratif. Parmi les responsabilitˆ©s des ˆ©tablissements qui appliquent une
administration type, on trouve notamment la gestion des affaires acadˆ©miques et gouvernementales telles
que la gestion du personnel, le budget et l'administration financiˆ®re. Indˆ©pendamment de cela, le ministre
responsable ou le gouvernement du Land dˆ©tient le contrˆ¥le juridique et, dans une certaine mesure,
acadˆ©mique, le pouvoir de fonder et d'organiser des ˆ©tablissements et l'autoritˆ© suprˆ�me en ce qui concerne
les finances et le personnel.
Du point de vue de l'inspection, les ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur doivent transmettre
au ministˆ®re responsable du Land les rˆ®glements qu'ils fixent pour tous les types d'ˆ©tudes. Les modalitˆ©s
d'organisation des examens sont multiples: pour les examens d'Etat (Staatsprˆºfung), elles sont
dˆ©terminˆ©es par le ministˆ®re responsable de la matiˆ®re concernˆ©e, tandis que seuls les
ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur concernˆ©s sont responsables des Hochschulprˆºfungen,
comme c'est le cas pour les rˆ®glements d'ˆ©tudes. Cependant, ces modalitˆ©s d'organisation des
examens doivent ensuite recevoir l'assentiment du ministˆ®re compˆ©tent du Land.
La loi fondamentale prˆ©voit en outre des formes particuliˆ®res de collaboration entre l'Etat
fˆ©dˆ©ral et les Lˆ§nder, par exemple dans le cadre de la "tˆ¢che commune" (Gemeinschaftsaufgabe) concernant
l'ˆ©largissement et les travaux de construction des ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur et des cliniques
universitaires. Afin de coordonner comme il sied cette coopˆ©ration, le gouvernement fˆ©dˆ©ral et les
gouvernements des Lˆ§nder forment un comitˆ© de planification pour la construction des ˆ©tablissements
d'enseignement supˆ©rieur. Ce comitˆ© est placˆ© sous la prˆ©sidence du ministre fˆ©dˆ©ral de l'Education,
des Sciences, de la Recherche et des Technologies; le ministre fˆ©dˆ©ral des Finances ainsi qu'un
ministre de chaque Land y siˆ®gent ˆ©galement. L'Etat fˆ©dˆ©ral peut en outre passer des accords de
collaboration avec les Lˆ§nder en vue de coopˆ©rer ˆÝ la planification de l'ˆ©ducation et au financement
d'ˆ©tablissements et de projets de recherche scientifiques d'envergure suprarˆ©gionale. L'organe pratiquant
cette coopˆ©ration est la Commission Bund-Lˆ§nder pour la planification de l'enseignement et de la
promotion de la recherche, oˆ¼ sont reprˆ©sentˆ©s le gouvernement fˆ©dˆ©ral et les gouvernements des Lˆ§nder.
Dans le domaine de l'enseignement supˆ©rieur, les Lˆ§nder ont passˆ© une convention sur la
standardisation du systˆ®me des Fachhochschulen et ont conclu de nombreux accords relatifs ˆÝ
d'autres ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur. La coopˆ©ration entre la Confˆ©rence
permanente des Ministres de l'Education et l'Association des ˆ©tablissements d'enseignement

Page 38
3
supˆ©rieur, reprˆ©sentˆ©s par leurs recteurs/leurs prˆ©sidents (Hochschulrektorenkonferenz), a crˆ©ˆ©
un cadre pour les liens entre les organes gouvernementaux qui administrent l'enseignement
supˆ©rieur au sein des Lˆ§nder et les organes autonomes de gestion des ˆ©tablissements concernˆ©s.
Cette coopˆ©ration s'est concrˆ©tisˆ©e, entre autres, par des conventions portant sur le contenu et le
mode d'organisation des examens de l'Etat (Staatsprˆºfungen) et des examens acadˆ©miques
(Hochschulprˆºfungen).
A. Types d'ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur
1. Universitˆ©s
Les universitˆ©s et les ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur de niveau universitaire (Technische
Universitˆ§ten,Technische Hochschulen, Universitˆ§ten-Gesamthochschulen et ˆ©tablissements qui n'offrent que certains
dˆ©partements) sont responsables de la recherche, de l'ˆ©tude, de l'enseignement et de la promotion des
jeunes chercheurs. Les universitˆ©s et les ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur de niveau universitaire
ont le droit de dˆ©cerner des doctorats (Promotionsrecht) et des doctorats d'Etat (Habilitationsrecht). Les ˆ©tudes
proposˆ©es sont trˆ®s diversifiˆ©es et comprennent en gˆ©nˆ©ral la thˆ©ologie, les lettres, le droit, l'ˆ©conomie, les
sciences sociales et les sciences naturelles, l'ingˆ©nierie, l'agronomie et la mˆ©decine.
Les Universitˆ§ten-Gesamthochschulen (universitˆ©s polyvalentes existant en Hesse et en Rhˆ©nanie-du-
Nord-Westphalie) accomplissent simultanˆ©ment les missions de recherche, d'ˆ©tude et d'enseignement
gˆ©nˆ©ralement confiˆ©es aux universitˆ©s, aux Fachhochschulen et parfois aux Kunsthochschulen et aux
Musikhochschulen. Elles se distinguent par le fait qu'elles offrent ˆÝ leurs ˆ©tudiants des ˆ©tudes intˆ©grˆ©es
(Integrierte Studiengˆ§nge) oˆ¼ sont combinˆ©s, dans un systˆ®me ˆÝ plusieurs niveaux en termes de contenu et de
structure, les objectifs pˆ©dagogiques de l'universitˆ© et de la Fachhochschule. Elles organisent, ˆÝ l'intˆ©rieur des
diverses disciplines, des ˆ©tudes de diffˆ©rentes durˆ©es menant ˆÝ divers diplˆ¥mes.
Parmi les universitˆ©s qui n'offrent que certains dˆ©partements, citons les facultˆ©s de mˆ©decine, de
mˆ©decine vˆ©tˆ©rinaire, d'administration, de sport et les deux universitˆ©s de la Bundeswehr frˆ©quentˆ©es par des
officiers des forces armˆ©es. Hormis les facultˆ©s de thˆ©ologie des universitˆ©s publiques, les Eglises ont leurs
propres ˆ©coles supˆ©rieures et leurs propres facultˆ©s de thˆ©ologie.
Les ˆ©tudes universitaires mˆ®nent soit ˆÝ des examens universitaires (Hochschulprˆºfungen:
Diplomprˆºfung,Magisterprˆºfung,Promotion), soit ˆÝ des examens de l'Etat (Staatsprˆºfungen), soit - en thˆ©ologie - ˆÝ
des examens de l'Eglise (Kirchliche Prˆºfungen).
2. Pˆ§dagogische Hochschule (Ecole de formation des enseignants)
Les Pˆ§dagogische Hochschulen (ˆ©coles supˆ©rieures de formation des enseignants) forment les
enseignants de la Grundschule, de certains types d'ˆ©coles du secondaire infˆ©rieur, des Sonderschulen (ˆ©coles
spˆ©ciales) et les diplˆ¥mˆ©s en sciences de l'ˆ©ducation (Diplom-Pˆ§dagogen). Toutes les autres catˆ©gories
d'enseignants sont formˆ©es ˆÝ l'universitˆ©, dans les Technische Universitˆ§ten/Technische Hochschulen, les
Universitˆ§ten-Gesamthochschulen, les Kunsthochschulen ou les Musikhochschulen. Dans les annˆ©es 1970, la plupart
des ˆ©coles supˆ©rieures de formation des enseignants ont ˆ©tˆ© intˆ©grˆ©es aux universitˆ©s, de sorte que ce type
d'ˆ©cole supˆ©rieure n'existe plus que dans deux Lˆ§nder, le Bade-Wurttemberg et la Thuringe.
Les ˆ©tudes de la Pˆ§dagogische Hochschule mˆ®nent en trois ou quatre ans au premier examen de l'Etat
(Erste Staatsprˆºfung) et sont suivies d'une pˆ©riode probatoire (Vorbereitungsdienst) menant au deuxiˆ®me
examen de l'Etat (Zweite Staatsprˆºfung). Comme c'est le cas des enseignants formˆ©s ˆÝ l'universitˆ©, les
enseignants qui sont formˆ©s dans les ˆ©coles supˆ©rieures de formation des enseignants ne peuvent ˆ�tre
engagˆ©s dans une ˆ©cole qu'aprˆ®s avoir rˆ©ussi le deuxiˆ®me examen de l'Etat.

Page 39
4
3. Fachhochschule
Les Fachhochschulen constituent une catˆ©gorie particuliˆ®re d'ˆ©tablissement d'enseignement supˆ©rieur
avec une fonction spˆ©cifique et indˆ©pendante. Elles dˆ©livrent essentiellement des diplˆ¥mes d'ingˆ©nierie,
d'ˆ©conomie, d'agronomie, de sciences sociales, de bibliothˆ©conomie, de documentation et de sciences de
l'information, de design, etc. Cet enseignement est particuliˆ®rement orientˆ© en fonction des exigences de la
pratique professionnelle. Les travaux de recherche et de dˆ©veloppement qui y sont rˆ©alisˆ©s sont ˆ©galement
axˆ©s sur des applications pratiques et sont complˆ©tˆ©s par des travaux de consultance scientifique et des
activitˆ©s de transfert de technologies.
Ces ˆ©tudes mˆ®nent ˆÝ un examen pour l'obtention d'un diplˆ¥me (Diplomprˆºfung). Les titres des
diplˆ¥mes dˆ©livrˆ©s par ces ˆ©coles incluent l'abrˆ©viation FH pour Fachhochschule.
4. Enseignement ˆÝ distance
Outre les ˆ©tablissement d'enseignement supˆ©rieur traditionnels basˆ©s sur la prˆ©sence des
ˆ©tudiants, on trouve ˆ©galement des ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur qui proposent des cours ˆÝ
distance. La Fernuniversitˆ§t-Gesamthochschule de Hagen, par exemple, offre des cursus de niveau universitaire
permettant d'obtenir les titres suivants: Diplom et Magister. D'autres centres d'enseignement ˆÝ distance ont
ˆ©tˆ© crˆ©ˆ©s dans plusieurs grandes villes en Allemagne et ˆÝ l'ˆ©tranger. Ils organisent des services d'orientation
acadˆ©mique et diverses activitˆ©s requˆ©rant la prˆ©sence des ˆ©tudiants. Dans les nouveaux Lˆ§nder, plusieurs
ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur proposent des cours ˆÝ distance dˆ©bouchant sur des qualifications
professionnelles. Le nombre des institutions d'enseignement supˆ©rieur dispensant une formation continue
au moyen de l'enseignement ˆÝ distance va d'ailleurs croissant, notamment dans les nouveaux Lˆ§nder.
B. Admission
Les ˆ©lˆ®ves qui ont suivi un enseignement secondaire gˆ©nˆ©ral ou professionnel, qui ont choisi les
filiˆ®res d'ˆ©tudes correspondantes et qui ont rˆ©ussi les examens de fin d'ˆ©tudes nˆ©cessaires ont le droit
d'entrer dans l'enseignement supˆ©rieur.
Pour pouvoir s'inscrire dans un ˆ©tablissement d'enseignement supˆ©rieur, il faut ˆ�tre dˆ©tenteur du
titre requis, c'est-ˆÝ-dire du certificat du Hochschulreife ou du Fachhochschulreife. Il existe trois certificats
diffˆ©rents d'accˆ®s ˆÝ l'enseignement supˆ©rieur:
-
l'Allgemeine Hochschulreife: certificat gˆ©nˆ©ral d'accˆ®s ˆÝ l'enseignement supˆ©rieur permettant ˆÝ
son dˆ©tenteur de suivre n'importe quelle filiˆ®re de l'enseignement supˆ©rieur, sans aucune
restriction de matiˆ®re ou de groupe de matiˆ®res;
-
le Fachgebundene Hochschulreife: certificat spˆ©cialisˆ© d'accˆ®s permettant ˆÝ son dˆ©tenteur de suivre
des ˆ©tudes dans certaines disciplines dans une universitˆ© ou un ˆ©tablissement de
l'enseignement supˆ©rieur de niveau universitaire et, en gˆ©nˆ©ral, dans les Fachhochschulen;
-
le Fachhochschulreife: certificat d'accˆ®s ˆÝ la Fachhochschule permettant ˆÝ son dˆ©tenteur de s'inscrire
dans une Fachhochschule ou de poursuivre des ˆ©tudes intˆ©grˆ©es dispensˆ©es dans une Universitˆ§t-
Gesamthochschule.
La qualification gˆ©nˆ©rale donnant accˆ®s ˆÝ l'enseignement supˆ©rieur (Allgemeine Hochschulreife) ou la
qualification donnant accˆ®s ˆÝ l'enseignement supˆ©rieur dans la limite de certains programmes (Fachgebundene
Hochschulreife) s'obtient gˆ©nˆ©ralement aprˆ®s 13 annˆ©es d'ˆ©tudes, ˆÝ la fin du Gymnasiale Oberstufe ou ˆÝ la fin de

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l'enseignement professionnel de niveau secondaire supˆ©rieur menant ˆ©galement ˆÝ l'Allgemeine Hochschulreife.
Dans quatre Lˆ§nder (Mecklembourg-Pomˆ©ranie occidentale, Saxe, Saxe-Anhalt et Thuringe), l'Allgemeine
Hochschulreife peut s'obtenir jusqu'ˆÝ l'an 2000 aprˆ®s 12 annˆ©es d'ˆ©tudes seulement et ne comporte aucune
restriction vis-ˆÝ-vis du choix des ˆ©tudes supˆ©rieures.
Les cours du soir, organisˆ©s dans les Abendgymnasien, ˆÝ l'intention des travailleurs et les cours du
jour, dispensˆ©s dans les Kollegs, ˆÝ l'intention des adultes ayant dˆ©jˆÝ une qualification professionnelle mˆ®nent
ˆ©galement ˆÝ l'Allgemeine Hochschulreife. Les jeunes sortis du systˆ®me scolaire ont ˆ©galement la possibilitˆ© de
prˆ©senter les examens de l'Abitur dans le cadre de la Nichtschˆºlerprˆºfung (examen pour les ˆ©lˆ®ves externes),
tandis que les travailleurs particuliˆ®rement douˆ©s peuvent prˆ©senter le Begabtenprˆºfung pour ˆ�tre admis dans
l'enseignement supˆ©rieur.
Le Fachhochschulreife est normalement dˆ©cernˆ© ˆÝ la Fachoberschule aprˆ®s la 12e annˆ©e. Elle peut
ˆ©galement ˆ�tre obtenue par le biais de cours spˆ©ciaux complˆ©mentaires, par exemple dans le cadre d'une
formation dans une Berufsfachschule ou une Fachschule, ˆ©coles qui prˆ©parent principalement ˆÝ l'octroi d'une
qualification professionnelle.
Dans certains Lˆ§nder, les personnes titulaires d'une qualification professionnelle mais pas de la
Hochschulreife voient s'ouvrir ˆÝ eux diverses possibilitˆ©s s'ils veulent poursuivre leurs ˆ©tudes. Ils doivent
apporter la preuve qu'ils disposent des connaissances et des aptitudes nˆ©cessaires pour suivre des ˆ©tudes
supˆ©rieures, en suivant une procˆ©dure d'entrˆ©e (par exemple: inscription temporaire ˆÝ titre expˆ©rimental) ou
en prˆ©sentant un examen d'entrˆ©e organisˆ© par l'ˆ©tablissement d'enseignement supˆ©rieur (par exemple
concours, test d'aptitudes ou entretien).
Les ˆ©tudiants des Kunsthochschulen et des Musikhochschulen ne doivent pas seulement possˆ©der le
Hochschulreife, mais doivent ˆ©galement dˆ©montrer leurs aptitudes artistiques. Dans la plupart des Lˆ§nder, les
ˆ©tudes exclusivement artistiques (c'est-ˆÝ-dire celles qui ne mˆ®nent pas ˆÝ la profession d'enseignant) sont
ˆ©galement accessibles aux ˆ©tudiants non dˆ©tenteurs du Hochschulreife s'ils font preuve d'un talent artistique
exceptionnel. Des tests d'aptitudes sont ˆ©galement imposˆ©s par une partie des ˆ©coles formant des
moniteurs de sport ou des diplˆ¥mˆ©s d'ˆ©tudes supˆ©rieures sportives). En outre, dans certains Lˆ§nder, les
jeunes dˆ©sireux de s'inscrire ˆÝ certaines ˆ©tudes de la Fachhochschule (design, architecture, etc.) doivent
ˆ©galement prˆ©senter un test d'aptitudes.
Les candidats ˆÝ divers types d'ˆ©tudes, surtout techniques, doivent remplir des conditions
complˆ©mentaires. Certains doivent par exemple pouvoir faire valoir un stage pratique dans la discipline de
leur choix.
L'article 12 de la loi fondamentale garantit le droit ˆÝ tous les Allemands de choisir librement leur
profession, leur emploi et le lieu oˆ¼ ils reˆßoivent leur formation. En principe, tout titulaire du titre de
Hochschulreife exigˆ© a le droit d'entamer des ˆ©tudes supˆ©rieures. Cependant, compte tenu du nombre ˆ©levˆ©
de candidats aux ˆ©tudes supˆ©rieures et du manque de places disponibles dans les ˆ©coles supˆ©rieures, des
restrictions d'admission sont actuellement (semestre d'hiver 1994/95) appliquˆ©es sur l'ensemble du
territoire allemand dans les disciplines suivantes: architecture, ˆ©conomie de gestion, biologie, sylviculture,
diˆ©tˆ©tique et ˆ©conomie domestique, chimie agro-alimentaire, mˆ©decine, pharmacie, psychologie, droit,
mˆ©decine vˆ©tˆ©rinaire, ˆ©conomie et dentisterie. Les places disponibles dans ces disciplines sont accordˆ©es
dans le cadre d'une procˆ©dure de sˆ©lection centralisˆ©e. Les ˆ©tudes concernˆ©es par cette procˆ©dure peuvent
varier de semestre ˆÝ semestre. Pour la grande majoritˆ© des ˆ©tudes, il n'y a cependant aucune prˆ©sˆ©lection.
Un certain nombre d'ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur limitent ˆ©galement ˆÝ l'ˆ©chelle locale
l'admission pour certaines disciplines ne figurant pas dans la procˆ©dure de sˆ©lection nationale. Dans ce cas,
ce sont les ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur qui dˆ©cident de l'admission des candidats. La sˆ©lection
rˆ©alisˆ©e dans le cadre de la procˆ©dure centralisˆ©e et de la procˆ©dure locale se base essentiellement sur la
moyenne des notes mentionnˆ©es sur le certificat de l'Abitur et sur le temps d'attente entre la rˆ©ussite de

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l'Abitur et la demande d'inscription ˆÝ l'ˆ©cole supˆ©rieure. D'autres critˆ®res sont appliquˆ©s pour ceux qui
souhaitent entreprendre des ˆ©tudes de mˆ©decine, par exemple un test et un entretien.
C. Droits d'inscription - Financement des ˆ©tudes
Les ˆ©tudiants allemands et ˆ©trangers qui suivent des ˆ©tudes supˆ©rieures en Rˆ©publique
fˆ©dˆ©rale d'Allemagne ne doivent gˆ©nˆ©ralement pas payer de droits d'inscription, ni les cours, ni
les examens (sauf dans certains ˆ©tablissements privˆ©s). Cependant, il leur est demandˆ© de verser
une contribution sociale (Sozialbeitrag) ou une contribution aux oeuvres universitaires
(Studentenwerksbeitrag) pour l'utilisation des infrastructures sociales. Si l'ˆ©tablissement
d'enseignement supˆ©rieur est dotˆ© d'un Allgemeiner Studentenausschuˆü (AStA, Comitˆ© autonome des
ˆ©tudiants), ils doivent ˆ©galement payer une contribution ˆÝ l'assemblˆ©e gˆ©nˆ©rale (Studentenschaftsbeitrag), qui
sera incluse dans la Sozialbeitrag ou payˆ©e sˆ©parˆ©ment.
Les ˆ©tudiants qui n'ont pas les moyens de subsistance suffisants (gˆ©nˆ©ralement de leurs parents)
peuvent bˆ©nˆ©ficier d'une aide financiˆ®re dans le cadre de la loi fˆ©dˆ©rale sur la promotion de l'enseignement
(Bundesausbildungsfˆ�rderungsgesetz - BAfˆ�G). La durˆ©e pendant laquelle cette aide peut ˆ�tre versˆ©e dˆ©pend du
type d'ˆ©tudes entreprises, la durˆ©e maximale d'assistance ˆ©tant fixˆ©e dans les diffˆ©rentes rˆ©glementations ad
hoc pour chaque discipline. Le montant mensuel octroyˆ© dˆ©pend des revenus et de la situation personnelle
de l'ˆ©tudiant, de ses parents et, s'il est mariˆ©, de son conjoint. La moitiˆ© de cette aide est accordˆ©e sous la
forme d'une allocation, l'autre moitiˆ© sous la forme de prˆ�t sans intˆ©rˆ�t, ˆÝ rembourser par la suite dans des
conditions dˆ©pendant ˆÝ nouveau des revenus et du statut de l'ˆ©tudiant.
D. Annˆ©e acadˆ©mique
L'annˆ©e acadˆ©mique est divisˆ©e en deux semestres. Le semestre d'ˆ©tˆ© s'ˆ©tend d'avril ˆÝ septembre
dans les universitˆ©s et de mars ˆÝ aoˆªt dans les Fachhochschulen, et le semestre d'hiver d'octobre ˆÝ mars dans
les premiˆ®res et de septembre ˆÝ fˆ©vrier dans les secondes. Dans tous les types d'ˆ©tablissements, les cours du
semestre d'hiver se donnent en gˆ©nˆ©ral de fin septembre ou dˆ©but octobre ˆÝ la mi-fˆ©vrier ou ˆÝ la fin fˆ©vrier,
tandis que ceux du semestre d'ˆ©tˆ© se donnent de la mi-avril ˆÝ la mi-juillet dans les universitˆ©s et de la mi-
mars ˆÝ la mi-juillet dans les Fachhochschulen. Les pˆ©riodes sans cours, d'une durˆ©e totale de trois mois dans
les Fachhochschulen et de cinq mois dans les autres ˆ©tablissements, permettent aux ˆ©tudiants d'ˆ©tudier, de se
prˆ©parer aux prochains cours et sˆ©minaires, de rˆ©aliser des travaux personnels, de suivre des formations
pratiques et de prˆ©senter leurs examens.
E. Etudes ’Äì Evaluation - Qualifications
L'enseignement est dispensˆ© sous la forme de cours, de sˆ©minaires de base (Proseminare) ou de
perfectionnement (Hauptseminare), d'exercices, de travaux pratiques ou d'excursions. Les cours sont
essentiellement conˆßus pour donner aux ˆ©tudiants les connaissances gˆ©nˆ©rales et de base nˆ©cessaires ˆÝ leurs
ˆ©tudes, tandis que les sˆ©minaires doivent leur donner l'occasion d'ˆ©tudier un domaine particulier d'une
maniˆ®re plus approfondie. Ces domaines sont souvent choisis en fonction des projets de recherche du
dˆ©partement/de la facultˆ© concernˆ©s. Les ˆ©tudiants doivent rˆ©aliser des travaux oraux ou ˆ©crits pour
obtenir des certificats de rˆ©alisation (Scheine), qui servent de base principale ˆÝ leur ˆ©valuation au cours des
ˆ©tudes et qui sont nˆ©cessaires pour pouvoir prˆ©senter les examens. Dans le domaine des sciences
expˆ©rimentales, les travaux pratiques que les ˆ©tudiants rˆ©alisent dans le cadre de leurs ˆ©tudes, notamment
les travaux obligatoires en laboratoire, servent de base ˆÝ leur ˆ©valuation continue.

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Les ˆ©tudes supˆ©rieures sont gˆ©nˆ©ralement divisˆ©es en deux ˆ©tapes: le Grundstudium (ˆ©tudes de
base, en gˆ©nˆ©ral quatre semestres ˆÝ l'universitˆ©), menant ˆÝ un examen intermˆ©diaire, et le Hauptstudium,
ˆ©tudes principales menant ˆÝ l'examen de fin d'ˆ©tudes.
Les rˆ©glementations d'examens fixent la pˆ©riode normalement nˆ©cessaire pour suivre les ˆ©tudes
choisies et pour rˆ©ussir les examens correspondants (Regelstudienzeit). Pour les ˆ©tudes universitaires, cette
pˆ©riode est situˆ©e en gˆ©nˆ©ral entre huit et dix semestres; pour les ˆ©tudes de mˆ©decine, elle s'ˆ©lˆ®ve ˆÝ six ans
et trois mois. La pˆ©riode fixˆ©e pour les ˆ©tudes ˆÝ la Fachhochschule est de huit semestres au moins, y compris
les semestres pratiques. Cependant, dans de nombreux cas, les ˆ©tudiants dˆ©passent le Regelstudienzeit d'un an
ˆÝ deux ans et demi ˆÝ l'universitˆ© et d'un an ˆÝ la Fachhochschule.
On distingue diffˆ©rents types de diplˆ¥mes universitaires, les diplˆ¥mes de l'Etat et les diplˆ¥mes de
l'Eglise. La rˆ©ussite de l'examen de fin d'ˆ©tudes donne gˆ©nˆ©ralement accˆ®s ˆÝ l'exercice d'une profession
qualifiˆ©e.
Les ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur sont lˆ©galement autorisˆ©s ˆÝ organiser les examens
universitaires (Hochschulprˆºfungen) et ˆÝ dˆ©cerner les titres acadˆ©miques. Les examens principaux sont :
-
le Diplomprˆºfung menant au Diplomgrad, par exemple: Diplom-Ingenieur (diplˆ¥me universitaire
d'ingˆ©nieur) ou Diplom-Ingenieur (FH) (diplˆ¥me d'ingˆ©nieur dˆ©cernˆ© par une Fachhochschule) ;
-
le Magisterprˆºfung menant au Magistergrad, par exemple: Magister Artium ;
-
le Promotion (doctorat) menant au Doktorgrad, par exemple: Doctor philosophiae.
Certaines ˆ©tudes dˆ©bouchant sur une profession d'intˆ©rˆ�t public se terminent par un examen de
l'Etat (Staatsprˆºfung). C'est notamment le cas des ˆ©tudes de mˆ©decine, de dentisterie, de mˆ©decine
vˆ©tˆ©rinaire, de pharmacie, de droit, de chimie alimentaire et des ˆ©tudes pour la formation des enseignants.
Le niveau requis pour rˆ©ussir le Staatsprˆºfung est ˆ©quivalant ˆÝ celui requis pour le Hochschulprˆºfung. La
diffˆ©rence entre ces deux examens est donc avant tout formelle. Des reprˆ©sentants des commissions
d'examen de l'Etat (Staatliche Prˆºfungsˆ§mter) des Lˆ§nder participent ˆÝ ces examens en tant qu'examinateurs
aux cˆ¥tˆ©s des professeurs.
Les ˆ©tudiants qui ont rˆ©ussi le premier examen de l'Etat (Erste Staatsprˆºfung) doivent suivre une
pˆ©riode probatoire (Vorbereitungsdienst) avant de prˆ©senter le deuxiˆ®me examen de l'Etat (Zweite
Staatsprˆºfung). Ceci concerne surtout les ˆ©tudiants en droit et les futurs enseignants. Ce n'est qu'aprˆ®s la
rˆ©ussite de ce deuxiˆ®me examen qu'ils sont qualifiˆ©s pour exercer leur profession, par exemple comme
juges ou enseignants.

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ESPAGNE
Enseignement Supˆ©rieur
Source:
Structures des systˆ®mes d'ˆ©ducation dans l'Union europˆ©enne - EURYDICE/CEDEFOP, 1995.
Adresse internet :
http://europa.eu.int/comm/education/structfr/strufr.html

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La Constitution et la loi fondamentale de 1983 sur la rˆ©forme des universitˆ©s (Ley de Reforma
Universitaria - LRU) confˆ®rent aux universitˆ©s des pouvoirs spˆ©ciaux en vue d'organiser leur enseignement
et leurs missions de recherche, en leur octroyant un statut lˆ©gal et des pouvoirs administratifs.
Conformˆ©ment ˆÝ la LRU, les statuts de chaque universitˆ© doivent au minimum prˆ©voir la mise sur pied
d'une sˆ©rie d'organes de gestion collˆ©giaux - conseil social (Consejo Social), sˆ©nat universitaire (Claustro
Universitario), comitˆ©s de gestion (Juntas de Gobierno), comitˆ©s de facultˆ© (Juntas de Facultad), etc., ainsi que la
crˆ©ation d'organes de gestion composˆ©s d'individus (recteur, vice-recteurs, secrˆ©taire gˆ©nˆ©ral, doyens de
facultˆ©, etc.). Ces organes sont chargˆ©s de la gestion administrative et financiˆ®re des universitˆ©s. La
lˆ©gislation en la matiˆ®re ne dˆ©finit pas de dispositions rˆ©gissant l'organisation et la participation au sein des
universitˆ©s privˆ©es.
Dans les universitˆ©s publiques, la participation de tous les secteurs concernˆ©s est double:
interne, couvrant les divers secteurs de la communautˆ© universitaire, et plus particuliˆ®rement les
organes collˆ©giaux (enseignants, ˆ©tudiants et personnel administratif et de service), et externe,
par l'intermˆ©diaire du conseil social, l'organe de participation sociale des universitˆ©s. Le conseil
social se compose notamment de reprˆ©sentants de l'universitˆ© elle-mˆ�me, ainsi que de dˆ©lˆ©guˆ©s
syndicaux et de reprˆ©sentants d'organisations patronales. Il a pour mission d'approuver les
budgets, de superviser les activitˆ©s financiˆ®res de l'universitˆ© et d'offrir les services requis.
C'est l'ˆ©tablissement lui-mˆ�me, qu'il soit public ou privˆ©, universitaire ou non universitaire, qui est
responsable de l'ˆ©valuation des ˆ©lˆ®ves/ˆ©tudiants ainsi que de l'attribution des diplˆ¥mes.
Les ˆ©tudiants des universitˆ©s publiques doivent participer aux frais d'enseignement en payant les
droits d'inscription fixˆ©s par la communautˆ© autonome oˆ¼ est implantˆ©e leur universitˆ© ou par le
ministˆ®re de l'Education et des Sciences dans les communautˆ©s qui ne bˆ©nˆ©ficient par encore des pleins
pouvoirs en matiˆ®re d'ˆ©ducation. Toutefois, les ˆ©tudiants des universitˆ©s privˆ©es paient l'intˆ©gralitˆ© des
frais de leur formation, par le biais de droits d'inscription fixˆ©s indˆ©pendamment par chaque universitˆ©.
L'enseignement supˆ©rieur comprend l'ensemble de l'enseignement postsecondaire. Il couvre les
ˆ©tudes universitaires, les ˆ©tudes non universitaires officiellement ˆ©quivalentes et le restant de
l'enseignement postsecondaire reconnu par le ministˆ®re de l'Education et des Sciences, mais dont les
qualifications ne sont pas ˆ©quivalentes ˆÝ celles qu'offre le systˆ®me d'enseignement gˆ©nˆ©ral.
A. Enseignement universitaire
L'entrˆ©e en vigueur de la loi de 1983 sur l'enseignement universitaire (LRU) a entraˆÆnˆ© la mise en
oeuvre du processus de rˆ©forme des qualifications et des programmes universitaires. Les universitˆ©s
approuvent dˆ©sormais leurs propres programmes, conformˆ©ment aux lignes directrices gˆ©nˆ©rales arrˆ�tˆ©es
par le ministˆ®re de l'Education et des Sciences pour chaque discipline universitaire. Cette rˆ©forme prˆ©voit
un ˆ©lˆ©ment fondamental, ˆÝ savoir l'augmentation progressive de l'offre d'ˆ©tudes universitaires, notamment
pendant le premier cycle. Elle a en outre entraˆÆnˆ© la crˆ©ation de nouvelles universitˆ©s publiques et privˆ©es.
Elles sont aujourd'hui au nombre de 48, dont 41 sont administrˆ©es par l'Etat et 7 sont sous la
responsabilitˆ© de l'Eglise catholique romaine ou d'une organisation privˆ©e.
L'enseignement universitaire est dispensˆ© dans des facultˆ©s universitaires (Facultades Universitarias),
des ˆ©coles techniques supˆ©rieures (Escuelas Tˆ©cnicas Superiores), des ˆ©coles universitaires (Escuelas
Universitarias) et des collˆ®ges universitaires (Colegios Universitarios).

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1. Admission
Pour accˆ©der aux facultˆ©s universitaires, aux ˆ©coles techniques supˆ©rieures et aux collˆ®ges
universitaires, les futurs ˆ©tudiants doivent avoir reˆßu une ˆ©valuation globale positive aux cours du COU et
avoir rˆ©ussi les PAAU (Pruebas de Aptitud para el Acceso a la Universidad - examens d'admission ˆÝ l'universitˆ©).
Ces mesures resteront en application jusqu'ˆÝ ce que le BUP actuel soit progressivement supprimˆ©. L'entrˆ©e
en vigueur de la LOGSE dˆ©bouchera sur l'abolition du COU, mais l'examen d'admission sera maintenu.
Avec les qualifications du Bachillerato, il permettra d'ˆ©valuer les connaissances et la maturitˆ© des ˆ©lˆ®ves. Pour
accˆ©der aux ˆ©coles universitaires, les ˆ©lˆ®ves devront avoir rˆ©ussi les cours duCOU, de la FPII ou du
nouveauBachillerato.
Depuis 1993, les PAAU se composent de deux tests: l'un est basˆ© sur les matiˆ®res du tronc
commun du COU et vise ˆÝ ˆ©valuer les connaissances gˆ©nˆ©rales des ˆ©lˆ®ves, l'autre porte sur les matiˆ®res
obligatoires et ˆÝ option figurant dans les options choisies. La note gˆ©nˆ©rale (moyenne) et la note globale
moyenne obtenue aux cours du BUP et du COU dˆ©terminent la note finale des PAAU. Les PAAU sont
rˆ©alisˆ©s par les ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur eux-mˆ�mes.
Une fois qu'un ˆ©tudiant remplit les conditions scolaires dˆ©finies, il doit rˆ©pondre aux procˆ©dures
d'admission de l'ˆ©tablissement universitaire de son choix. Ces procˆ©dures varient d'un ˆ©tablissement ˆÝ
l'autre. L'admission des ˆ©lˆ®ves dˆ©pend de leurs capacitˆ©s. Si la demande ne peut ˆ�tre satisfaite, un systˆ®me
de prioritˆ©s est appliquˆ©. Celui-ci peut ˆ�tre basˆ© sur des facteurs tels que la session d'examen (convocatoria) au
cours de laquelle les PAAU ont ˆ©tˆ© prˆ©sentˆ©s, les notes obtenues lors des tests, l'option ou la filiˆ®re
d'options choisie pendant le COU ou le nouveau Bachillerato, la note moyenne obtenue aux cours du BUP
ou du COU ou, le cas ˆ©chˆ©ant, aux cours du nouveau Bachillerato ou de la FPII, etc.
Chaque annˆ©e, le Conseil universitaire - un organe national - dˆ©termine le nombre de places
disponibles dans chaque ˆ©tablissement d'enseignement supˆ©rieur. 70% des cours font l'objet d'un
numerus clausus (1991/92). L'ˆ©tudiant s'adresse directement ˆÝ l'ˆ©tablissement dans lequel il souhaite
suivre ses ˆ©tudes.
2. Droits d'inscription/Financement des ˆ©tudes
Les droits d'inscription de chaque universitˆ© sont fixˆ©s par les communautˆ©s autonomes au
sein desquelles se trouve l'universitˆ© ou par l'Etat pour les communautˆ©s dont les autoritˆ©s ne
bˆ©nˆ©ficient pas des compˆ©tences nˆ©cessaires.
Il existe un systˆ®me de bourses d'ˆ©tudes gˆ©rˆ© par le ministˆ®re de l'Education et des Sciences en
collaboration avec les communautˆ©s autonomes et les universitˆ©s.
3. Annˆ©e acadˆ©mique
L'annˆ©e acadˆ©mique commence la premiˆ®re semaine du mois d'octobre et se termine la premiˆ®re
semaine du mois de juin. Elle compte en moyenne de 20 ˆÝ 30 heures de cours par semaine, dont des
sˆ©ances pratiques. L'annˆ©e acadˆ©mique lˆ©gale comprend une pˆ©riode d'enseignement de 220 jours,
compte tenu des vacances de Noˆ´l et de Pˆ¢ques.
4. Etudes/Qualifications
L'enseignement universitaire avant la rˆ©forme prˆ©voit deux types d'ˆ©tudes: les ˆ©tudes d'un seul
cycle (d'une durˆ©e de trois ans) et les ˆ©tudes de trois cycles (le premier d'une durˆ©e de trois ans, le deuxiˆ®me

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d'une durˆ©e de deux ans et le troisiˆ®me ˆ©quivalant au doctorat - Doctorado). A la suite de la rˆ©forme, ces
ˆ©tudes seront restructurˆ©es de la maniˆ®re suivante: des ˆ©tudes ne comprenant que le premier cycle, des
ˆ©tudes de deux cycles sans qualification intermˆ©diaire, des ˆ©tudes de deux cycles avec qualification
intermˆ©diaire et des ˆ©tudes du troisiˆ®me cycle.
Tous ces cycles universitaires peuvent ˆ�tre suivis dans les facultˆ©s universitaires et dans les ˆ©coles
techniques de niveau supˆ©rieur. Les ˆ©tudes dispensˆ©es dans ces ˆ©tablissements comptent au moins deux
cycles, dont le premier dure trois ans et le deuxiˆ®me, deux ou trois ans. Si l'ˆ©tudiant a rˆ©ussi les deux
premiers cycles, il recevra le diplˆ¥me de Licenciado (licenciˆ©) dans les facultˆ©s et d'Arquitecto ou d'Ingeniero
dans les ˆ©coles techniques. Dans ces deux types d'ˆ©tablissements, l'ˆ©tudiant recevra le diplˆ¥me de Doctor s'il
a rˆ©ussi un troisiˆ®me cycle de deux ans et prˆ©sentˆ© une thˆ®se de doctorat.
Seules les ˆ©tudes du premier cycle, qui durent trois ans, sont dispensˆ©es dans les ˆ©coles
universitaires. Elles permettent aux ˆ©tudiants d'obtenir le diplˆ¥me de Diplomado,Arquitecto Tˆ©cnico (architecte
technicien) ou Ingeniero Tˆ©cnico (ingˆ©nieur technicien).
Les collˆ®ges universitaires dispensent des ˆ©tudes universitaires du premier cycle. Par aprˆ®s, les
ˆ©tudiants peuvent suivre le deuxiˆ®me cycle de leurs ˆ©tudes dans la facultˆ© universitaire ˆÝ laquelle leur
collˆ®ge est associˆ©.
Tous les ˆ©tablissements universitaires susmentionnˆ©s proposent ˆ©galement des ˆ©tudes de
postgraduat axˆ©es sur la pratique professionnelle, ce qui permet ˆÝ l'ˆ©tudiant d'obtenir des qualifications
propres ˆÝ chaque universitˆ©.
L'Universitˆ© nationale d'enseignement ˆÝ distance (UNED - Universidad Nacional de Educaciˆ„n a
Distancia), une instance publique et active ˆÝ l'ˆ©chelle nationale, permet aux ˆ©tudiants de suivre un
enseignement universitaire par correspondance. Outre les programmes officiels d'ˆ©tudes universitaires, elle
offre des programmes d'apprentissage ouvert ˆÝ distance (Programas de Enseˆ±anza Abierta a Distancia),
structurˆ©s sous la forme de cours rˆ©duits qui ne nˆ©cessitent pas de qualifications prˆ©alables.
5. Evaluation
Tous les ˆ©tudiants peuvent prˆ©senter de quatre ˆÝ six sessions d'examen (convocatorias de exˆ°men) afin
d'obtenir un diplˆ¥me dans les matiˆ®res ˆ©tudiˆ©es, gˆ©nˆ©ralement sur une base annuelle. Deux sessions
d'examen sont organisˆ©es chaque annˆ©e: une session ordinaire en juin et une session extraordinaire en
septembre. Certaines matiˆ®res enseignˆ©es seulement d'octobre ˆÝ janvier peuvent faire l'objet d'examens en
fˆ©vrier.
Les ˆ©tudiants de premiˆ®re annˆ©e qui n'obtiennent des notes satisfaisantes ˆÝ aucun des examens
ne peuvent pas poursuivre leurs ˆ©tudes.

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ITALIE
Enseignement Supˆ©rieur
Source:
Structures des systˆ®mes d'ˆ©ducation dans l'Union europˆ©enne - EURYDICE/CEDEFOP, 1995.
Adresse internet :
http://europa.eu.int/comm/education/structfr/strufr.html

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Le ministˆ®re des Universitˆ©s et de la Recherche scientifique et technologique (Ministero
dell'UniversitˆÝ e della Ricerca Scientifica e Tecnologica) a ˆ©tˆ© crˆ©ˆ© en mai 1989 afin de contribuer ˆÝ la mise en
oeuvre des modifications apportˆ©es au fonctionnement des universitˆ©s et ˆÝ l'organisation des ˆ©tudes, ˆÝ la
suite de la loi de 1990 sur la rˆ©forme du systˆ®me ˆ©ducatif. Le ministˆ®re a pour fonction de planifier et de
promouvoir la recherche scientifique et technologique, d'ˆ©laborer un plan triennal de dˆ©veloppement des
universitˆ©s, de distribuer les fonds ministˆ©riels rˆ©servˆ©s aux universitˆ©s, sur la base de critˆ®res objectifs
dˆ©finis par la loi, et de coordonner la participation italienne ˆÝ tout programme international impliquant les
universitˆ©s et/ou la recherche scientifique.
Les universitˆ©s sont lˆ©galement reprˆ©sentˆ©es par le recteur choisi par et parmi les professeurs. Le
recteur s'engage ˆÝ mettre en oeuvre les dˆ©cisions prises par le Senato Accademico, un organe collˆ©gial investi
de compˆ©tences dˆ©cisionnelles dans les matiˆ®res ˆ©ducatives/scientifiques et dans les questions d'intˆ©rˆ�t
gˆ©nˆ©ral, et par le conseil d'administration (Consiglio di Amministrazione), lequel est chargˆ© de la gestion
administrative, ˆ©conomique et financiˆ®re de l'universitˆ©. Chaque universitˆ© est divisˆ©e en un certain nombre
de facultˆ©s. Celles-ci sont responsables des activitˆ©s administratives, ˆ©ducatives et scientifiques, de la
gestion des examens et de la dˆ©livrance d'un ou de plusieurs grades ou diplˆ¥mes en fonction des ˆ©tudes qui
y sont organisˆ©es. Crˆ©ˆ©s aux termes d'un dˆ©cret prˆ©sidentiel de 1980, les dˆ©partements promeuvent les
activitˆ©s de recherche dans un domaine d'ˆ©tude fixˆ©; ils possˆ®dent leur propre structure et jouissent d'une
autonomie financiˆ®re et de gestion.
Le comitˆ© de la facultˆ©, composˆ© du doyen et des professeurs et chercheurs permanents,
assume les fonctions d'ˆ©laboration des programmes et de coordination. Lorsque les sujets traitˆ©s les
concernent plus ˆ©troitement, des reprˆ©sentants des ˆ©tudiants peuvent ˆ©galement participer aux
rˆ©unions. Le comitˆ© du dˆ©partement, prˆ©sidˆ© par le prˆ©sident du dˆ©partement, se compose de
professeurs et de chercheurs, de reprˆ©sentants du personnel non enseignant, d'ˆ©tudiants de doctorat et
autres ˆ©tudiants. Il prend les dˆ©cisions concernant les activitˆ©s d'enseignement et de recherche.
Le ministˆ®re des Universitˆ©s et de la Recherche scientifique et technologique rˆ©partit les fonds
disponibles entre les diverses universitˆ©s de l'Etat et les universitˆ©s privˆ©es qui se conforment ˆÝ la
structure du secteur public et qui ont obtenu l'autorisation de dˆ©livrer des diplˆ¥mes lˆ©galement
reconnus. Les universitˆ©s privˆ©es reˆßoivent ˆ©galement des ressources financiˆ®res de la part
d'organisations, d'associations ou de fondations locales. En vertu de l'autonomie universitaire, les
universitˆ©s de l'Etat peuvent accepter diverses contributions financiˆ®res si elles sont destinˆ©es ˆÝ la
recherche ou ˆÝ d'autres activitˆ©s. Elles tirent le reste de leur revenu des sommes versˆ©es par les
ˆ©tudiants pour l'utilisation de services comme les laboratoires et les bibliothˆ®ques.
L'article 33 de la Constitution, qui reconnaˆÆt aux universitˆ©s et aux acadˆ©mies le droit d'agir de
maniˆ®re autonome dans le respect des limites fixˆ©es par la loi, dˆ©termine les dispositions lˆ©gales en vigueur
pour l'enseignement supˆ©rieur dispensˆ© actuellement en Italie. Tant les organisations publiques que privˆ©es
ont le droit de crˆ©er des ˆ©tablissements scolaires ou pˆ©dagogiques; dˆ®s lors, l'enseignement supˆ©rieur est
dispensˆ© dans des ˆ©tablissements de l'Etat et dans des ˆ©tablissements ne dˆ©pendant pas de l'Etat. On ˆ©tablit
ˆ©galement une distinction entre l'enseignement universitaire et l'enseignement supˆ©rieur non universitaire,
ce dernier comprenant principalement les ˆ©coles d'enseignement artistique.
A. Universitˆ©s
Cette catˆ©gorie ne comprend pas uniquement les universitˆ©s, mais ˆ©galement les instituts supˆ©rieurs
d'ˆ©ducation physique, les ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur ˆÝ statut spˆ©cial (comme l'Institut
universitaire oriental de Naples, l'Institut universitaire naval de Naples ou l'Ecole normale supˆ©rieure de

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Pise), les ˆ©coles de spˆ©cialisation de niveau postuniversitaire et d'autres ˆ©tablissements d'enseignement
supˆ©rieur de niveau universitaire.
1. Admission
Pour accˆ©der ˆÝ l'universitˆ©, les candidats doivent ˆ�tre titulaires d'un certificat de fin d'ˆ©tudes
secondaires supˆ©rieures (MaturitˆÝ), obtenu aprˆ®s cinq annˆ©es d'ˆ©tudes. Un numerus clausus a ˆ©tˆ© instaurˆ© au
niveau national pour la dentisterie et l'orthodontie. Les facultˆ©s concernˆ©es organisent un examen d'entrˆ©e
pour ces matiˆ®res. Les notes obtenues lors de l'examen de fin d'ˆ©tudes secondaires supˆ©rieures (MaturitˆÝ)
comptent pour 30% et les notes de l'examen d'entrˆ©e pour 70% dans l'ˆ©valuation finale des candidats
dˆ©sireux d'accˆ©der ˆÝ ces facultˆ©s. Pour certaines ˆ©tudes (mˆ©decine, chirurgie, mˆ©decine vˆ©tˆ©rinaire, ˆ©tudes
internationales et sciences de l'environnement), certaines universitˆ©s ont ˆ©galement instaurˆ© un systˆ®me de
rˆ©partition des places (numero programmato) en raison du nombre limitˆ© de places disponibles. Pour les autres
facultˆ©s, il n'y a normalement aucune limitation du nombre des ˆ©tudiants.
Les ˆ©tudiants s'adressent directement ˆÝ l'ˆ©tablissement dans lequel ils dˆ©sirent s'inscrire.
a) Droits d'inscription - Financement des ˆ©tudes
Tous les ˆ©tudiants doivent payer des frais d'inscription, dˆ©terminˆ©s de maniˆ®re centrale par les
universitˆ©s de l'Etat. Ils doivent ˆ©galement s'acquitter d'une cotisation spˆ©ciale fixˆ©e par chaque universitˆ©.
Certains ˆ©tablissements peuvent en exempter les ˆ©tudiants. Ceux-ci peuvent ˆ©galement recevoir une aide
financiˆ®re sous la forme d'allocations de l'Etat et de prˆ�ts sans intˆ©rˆ�t garantis par les rˆ©gions. Ils peuvent
ˆ©galement trouver un emploi ˆÝ temps partiel.
b) Annˆ©e acadˆ©mique
L'annˆ©e acadˆ©mique commence normalement le 5 novembre au plus tard et se termine le 15 juin;
cette pˆ©riode ne comprend pas la session d'examen de fin d'annˆ©e. Le dˆ©but et la fin de l'annˆ©e peuvent
varier de 15 jours selon les rˆ©gions. Les universitˆ©s peuvent choisir de diviser l'annˆ©e en semestres.
c) Etudes - Qualifications
Les diverses ˆ©tudes sanctionnˆ©es par un diplˆ¥me (Diploma di laurea) sont regroupˆ©es comme suit:
sciences, mˆ©decine, ingˆ©nierie, agriculture, ˆ©conomie, sociopolitique, droit et lettres. Le programme fixe les
matiˆ®res obligatoires et facultatives, le nombre d'examens que l'ˆ©tudiant doit passer et les modules
d'enseignement. Ces rˆ®glements, qui sont actuellement soumis ˆÝ une rˆ©forme, permettront aux facultˆ©s de
proposer des cours alternatifs.
Le nombre de matiˆ®res qu'un ˆ©tudiant peut choisir sur la durˆ©e totale de ses ˆ©tudes est limitˆ©.
Cependant, les ˆ©tudiants peuvent choisir eux-mˆ�mes les ˆ©lˆ©ments qui composent leurs ˆ©tudes, sous rˆ©serve
d'approbation par la facultˆ© concernˆ©e. Par exemple, les ˆ©tudes de sciences politiques durent quatre ans et
comprennent 21 examens, tandis que les ˆ©tudes de sciences agricoles durent cinq ans et comptent 38
examens. Les ˆ©tudes durent en moyenne de quatre ˆÝ six ans.
Depuis 1990, des ˆ©tudes d'une durˆ©e de deux ˆÝ trois ans, sanctionnˆ©es par un diplˆ¥me
universitaire, ont ˆ©tˆ© instaurˆ©es afin de dispenser aux ˆ©tudiants les connaissances et le savoir-faire
nˆ©cessaires pour trouver un emploi dans des secteurs professionnels spˆ©cifiques.

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2. Evaluation
Les ˆ©tudiants doivent passer et rˆ©ussir des examens dans chaque matiˆ®re reprise dans leur
programme d'ˆ©tudes (certaines matiˆ®res sont prˆ©sentˆ©es chaque annˆ©e), ainsi qu'un examen de fin d'ˆ©tudes.
Les examens portant sur des matiˆ®res prˆ©cises servent ˆÝ contrˆ¥ler la maturitˆ© des candidats et leur
connaissance gˆ©nˆ©rale du domaine concernˆ©.
Un comitˆ© examinateur nommˆ© par le directeur de la facultˆ© dˆ©cerne une note. Ce comitˆ© est
composˆ© d'un enseignant de la matiˆ®re concernˆ©e, d'un enseignant d'une matiˆ®re similaire et d'un
spˆ©cialiste du sujet traitˆ©. Chaque membre du comitˆ© attribue des notes allant de 0 ˆÝ 10, la note maximale
ˆ©tant de 30. Le minimum nˆ©cessaire pour rˆ©ussir l'examen est fixˆ© ˆÝ 18. Les ˆ©tudiants peuvent passer
l'examen quand ils le souhaitent et, en cas d'ˆ©chec, ils ont le loisir de se reprˆ©senter ˆÝ autant de sessions
qu'ils le dˆ©sirent. Dˆ®s lors, la durˆ©e totale des ˆ©tudes est souvent prolongˆ©e.
En vue de l'examen final, les ˆ©tudiants doivent ˆ©galement mener, sous la supervision d'un
professeur, une recherche dont les rˆ©sultats sont dˆ©veloppˆ©s dans une thˆ®se de fin d'ˆ©tudes. Celle-ci est
gˆ©nˆ©ralement dˆ©fendue devant un comitˆ© examinateur composˆ© de onze membres. La note finale prend en
compte la moyenne des notes attribuˆ©es ˆÝ l'occasion des examens prˆ©cˆ©dents et la qualitˆ© du travail de fin
d'ˆ©tudes. La note minimale pour rˆ©ussir l'examen final est de 66. Si l'ˆ©tudiant obtient une note maximale de
110, il reˆßoit un diplˆ¥me Cum Laude.
La loi stipule que des examens doivent ˆ�tre organisˆ©s durant au moins deux sessions par an, la
premiˆ®re immˆ©diatement aprˆ®s la fin de l'annˆ©e acadˆ©mique et la deuxiˆ®me un mois avant le dˆ©but de
l'annˆ©e acadˆ©mique suivante.
B. Enseignement supˆ©rieur non universitaire
Les ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur non universitaire sont placˆ©s sous la juridiction du
ministˆ®re de l'Instruction publique; ils comprennent les ˆ©tablissements d'enseignement artistique suivants :
-
l'acadˆ©mie des beaux-arts (Academia di belle arti) ;
-
les instituts supˆ©rieurs des industries artistiques (Istituto superiore per le industrie artistiche) ;
-
l'acadˆ©mie nationale d'art dramatique (Academia di arte drammatica) ;
-
l'acadˆ©mie nationale de danse (Academia di danza) ;
-
les conservatoires de musique (Conservatoria di musica).
C. Formation professionnelle initiale
La loi de dˆ©cembre 1978 intitulˆ©e "Loi-cadre sur la formation professionnelle" fixe le premier
rˆ®glement complet du systˆ®me national de formation professionnelle. Elle dˆ©finit les tˆ¢ches incombant ˆÝ
l'Etat, aux rˆ©gions, aux autoritˆ©s locales, aux secteurs industriels privˆ©s et publics, aux entreprises et ˆÝ leurs
consortiums et aux agences de formation professionnelle. Elle stipule que la formation constitue un
instrument d'enseignement et de promotion et qu'elle "doit se faire en conformitˆ© avec les objectifs de
planification ˆ©conomique et dans le but de promouvoir l'emploi, la production et le dˆ©veloppement d'une
organisation du travail respectueuse des progrˆ®s scientifiques et technologiques".
La formation professionnelle initiale est offerte aux jeunes ayant terminˆ© leur scolaritˆ© obligatoire
et dˆ©sireux de se prˆ©parer ˆÝ l'obtention d'un certificat professionnel prˆ©cis.

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16
La formation est dispensˆ©e par les autoritˆ©s rˆ©gionales sous la forme de cours pluriannuels ou
d'un an. Les cours pluriannuels visent ˆÝ satisfaire des objectifs rˆ©gionaux, politiques et ˆ©conomiques, tandis
que les cours d'une durˆ©e d'un an ont un caractˆ®re plus pratique et que leur offre dˆ©pend des ressources
allouˆ©es aux projets de formation spˆ©cifique.
Environ 2.790 centres de formation professionnelle dispensent ces cours sur tout le territoire.
Ceux-ci sont gˆ©rˆ©s par les gouvernements rˆ©gionaux et par des centres relevant d'associations sans but
lucratif qui ont elles-mˆ�mes conclu un contrat avec les rˆ©gions. Les organisations suivantes offrent le plus
grand nombre et la plus grande variˆ©tˆ© de cours: l'ENAIP (Ente Nazionale Istruzione Professionale), l'ACLI
(Associazione Cattolica Lavoratori Italiani), le CNOS (Centro Nazionale Opere Salesiane), l'IAL-CISL (Istituto
Addestramento Lavoratori - Confederazione Italiana Sindacati Lavoratori) et l'ENFAP-UIL (Ente Nazionale
Formazione Addestramento Professionale dell'Unione Italiana Lavoratori).
Cours de formation initiale
La formation initiale, qui concerne l'agriculture, l'industrie, l'artisanat et le secteur des services,
comprend les cours suivants:
-
cours sanctionnˆ©s par un premier certificat ;
-
cours "d'intˆ©gration" visant ˆÝ complˆ©ter l'enseignement secondaire ;
-
cours postcertificat organisˆ©s par les autoritˆ©s ˆ©ducatives rˆ©gionales et destinˆ©s aux ˆ©tudiants
ayant obtenu des certificats dits "faibles" (par exemple ˆ©manant d'ˆ©coles de formation des
enseignants primaires ou prˆ©scolaires) et aux ˆ©tudiants nˆ©cessitant des cours
complˆ©mentaires et de spˆ©cialisation sanctionnˆ©s par des certificats prˆ©cis ;
-
des cours et des activitˆ©s postcertificats offerts dans les ˆ©coles mais organisˆ©s et financˆ©s par
les autoritˆ©s rˆ©gionales ;
-
des cours du "niveau 2" qui offrent un enseignement complˆ©mentaire destinˆ© aux titulaires
d'un premier certificat.
La premiˆ®re catˆ©gorie, qui dure au minimum une annˆ©e et au maximum deux annˆ©es, dˆ©bouche
sur un certificat de base destinˆ© aux jeunes ayant terminˆ© leur scolaritˆ© obligatoire. Ces cours constituent
37% des activitˆ©s de formation professionnelle des autoritˆ©s rˆ©gionales.
La deuxiˆ®me catˆ©gorie concerne les jeunes ayant terminˆ© une formation professionnelle et
dˆ©sireux de rˆ©intˆ©grer l'enseignement secondaire ainsi que les ˆ©lˆ®ves des ˆ©tablissements scolaires
secondaires supˆ©rieurs; elle permet aux jeunes en classe terminale (classi terminali) de l'enseignement
secondaire d'obtenir un certificat de spˆ©cialisation. Ces cours viennent s'ajouter au programme scolaire et
aux matiˆ®res gˆ©nˆ©rales du programme scolaire national.
Une part importante de la troisiˆ®me catˆ©gorie est consacrˆ©e aux nombreux stages en entreprise et
aux nombreux cours dispensˆ©s par des experts du monde du travail. Elle reprˆ©sente 1,1% des cours gˆ©rˆ©s
par le programme rˆ©gional de formation professionnelle. Ces cours revˆ�tent une grande importance non
seulement en raison de leur nombre croissant, mais aussi parce qu'ils reprˆ©sentent l'unique possibilitˆ©
d'interaction au niveau institutionnel entre l'ˆ©cole, le monde du travail et la formation professionnelle.
Les deux derniˆ®res catˆ©gories, appelˆ©es "cours de niveau 2" et "cours postcertificats", prˆ©parent
les ˆ©lˆ®ves ˆÝ l'obtention de qualifications de niveau intermˆ©diaire et constituent 16% des activitˆ©s des
autoritˆ©s rˆ©gionales.
Autrefois, la formation professionnelle initiale attirait essentiellement les ˆ©tudiants qui avaient
obtenu les notes les plus faibles dans l'enseignement secondaire infˆ©rieur ou qui avaient abandonnˆ©

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l'enseignement secondaire supˆ©rieur. Aujourd'hui, elle s'adresse davantage aux jeunes ayant une bonne
scolaritˆ©.
Il y a environ 19.000 enseignants, dont un tiers travaille dans des centres publics et les deux autres
tiers dans des centres ayant conclu un contrat avec les gouvernements rˆ©gionaux.
D. Apprentissage (Apprendistato)
L'apprentissage est rˆ©glementˆ© par la loi n¬ƒ 25 de 1955, qui reprˆ©sente un ˆ©norme progrˆ®s sur la
voie de la promotion d'une formation certifiˆ©e.
L'apprentissage est basˆ© sur la conclusion d'un contrat en vertu duquel l'employeur doit enseigner
ou veiller ˆÝ ce que l'apprenti apprenne dans son entreprise les qualifications techniques nˆ©cessaires pour
devenir un ouvrier qualifiˆ©. L'employeur rˆ©munˆ®re le travail de l'apprenti.
Le contrat d'apprentissage est accessible aux jeunes ˆ¢gˆ©s de 15 ˆÝ 26 ans.
L'apprenti doit travailler 32 heures par semaine et suivre huit heures de cours thˆ©oriques (qui ne
doivent pas ˆ�tre automatiquement dispensˆ©s d'un bloc) par semaine. Les cours thˆ©oriques durent en
moyenne 150 heures par an.
Au terme du contrat d'apprentissage, l'apprenti doit passer un examen organisˆ© selon les
procˆ©dures en vigueur dans le systˆ®me de formation professionnelle rˆ©gional. L'examen dˆ©bouche sur la
qualification convenue dans le contrat d'apprentissage, qui correspond aux qualifications dˆ©cernˆ©es dans les
cours rˆ©gionaux.
Chaque annˆ©e, prˆ®s de 605.000 jeunes optent pour le systˆ®me de l'apprentissage. 53% d'entre eux
choisissent le secteur de l'artisanat, mˆ�me si les autres secteurs commencent ˆÝ attirer de plus en plus
d'apprentis. 80% des apprentissages sont dispensˆ©s dans les industries du nord ou du centre de l'Italie.
Les formateurs sont gˆ©nˆ©ralement des travailleurs de l'entreprise concernˆ©e.
Contrats formation-emploi (Contratti di Formazione-Lavoro)
Les contrats formation-emploi (CFL) sont rˆ©gis par la loi de 1983 qui complˆ®te la loi sur le
dˆ©veloppement de l'emploi des jeunes. Dans le cadre d'un CFL, un employeur peut engager un jeune ˆ¢gˆ©
de 15 ˆÝ 29 ans pour une pˆ©riode d'un an sur la base d'un contrat de formation ˆÝ durˆ©e dˆ©terminˆ©e.
A la suite de conventions conclues entre les partenaires sociaux et le gouvernement, le chˆ¥mage
persistant des jeunes a entraˆÆnˆ© l'adoption de la loi 863/84 qui modifie la nature des contrats formation-
emploi.
Aux termes de la nouvelle loi, les entreprises publiques ou privˆ©es et leurs consortiums peuvent
engager des jeunes ˆ¢gˆ©s de 15 ˆÝ 32 ans pour une pˆ©riode de 24 mois. Au terme de la premiˆ®re pˆ©riode
contractuelle, les entreprises peuvent renouveler ou clˆ¥turer le contrat.
Il n'existe aucune disposition lˆ©gale relative ˆÝ la rˆ©partition du temps entre la formation et le
travail. Les entreprises doivent simplement joindre un programme de formation quand elles demandent
une aide financiˆ®re ˆÝ la rˆ©gion.

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18
Des informations concernant l'intˆ©gration des jeunes sur le marchˆ© du travail dˆ©montrent toute
l'importance de ce type de formation; quelque 500.000 jeunes bˆ©nˆ©ficient d'un CFL par an. En 1990, soit
six ans aprˆ®s l'adoption de la nouvelle loi susmentionnˆ©e, 2.500.000 jeunes avaient dˆ©jˆÝ bˆ©nˆ©ficiˆ© d'un CFL
afin d'intˆ©grer le marchˆ© du travail.
Selon l'ISFOL (Istituto per lo Sviluppo della Formazione Professionale dei Lavoratori - Institut pour le
dˆ©veloppement de la formation professionnelle), de plus en plus de jeunes ˆ¢gˆ©s de 15 ˆÝ 18 ans participent
aux CFL. Deux tiers des participants sont dˆ©tenteurs d'un certificat de fin d'ˆ©tudes obligatoires, ce qui
confirme que les CFL concernent principalement des jeunes ayant une qualification d'un faible niveau. Le
secteur industriel engage environ la moitiˆ© des stagiaires, suivi du secteur tertiaire; le secteur primaire ne
propose que peu de contrats de ce type. Les petites entreprises (moins de 50 travailleurs) jouent un rˆ¥le
important en la matiˆ®re et proposent des contrats ˆÝ 70% des stagiaires.
Les formateurs sont des employˆ©s de l'entreprise qui signe le contrat.

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PAYS-BAS
Enseignement Supˆ©rieur
Source:
Structures des systˆ®mes d'ˆ©ducation dans l'Union europˆ©enne - EURYDICE/CEDEFOP, 1995.
Adresse internet :
http://europa.eu.int/comm/education/structfr/strufr.html

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20
L'enseignement supˆ©rieur comprend l'enseignement supˆ©rieur professionnel non universitaire
(Hoger Beroepsonderwijs - HBO), l'enseignement universitaire (Wetenschappelijk Onderwijs - WO) et l'universitˆ©
ouverte (apprentissage ˆÝ distance au niveau de l'enseignement supˆ©rieur). L'enseignement supˆ©rieur
accueille des ˆ©tudiants d'environ 18 ans et plus et dˆ©pend de la loi de 1993 sur l'enseignement supˆ©rieur et
la recherche scientifique qui a confˆ©rˆ© aux ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur une autonomie
considˆ©rable en matiˆ®re de politique financiˆ®re. Cette nouvelle loi remplace un ensemble de prˆ®s de 16 lois
et ordonnances, notamment la loi sur l'enseignement universitaire et la loi sur l'universitˆ© ouverte. Jusqu'en
1986, l'enseignement supˆ©rieur professionnel relevait des dispositions de la loi sur l'enseignement
secondaire. Depuis, il est couvert par une lˆ©gislation distincte, la loi sur l'enseignement supˆ©rieur
professionnel. A partir de 1984, le niveau HBO est passˆ© du secondaire au supˆ©rieur et un grand nombre
d'ˆ©tablissements ont fusionnˆ©.
L'enseignement supˆ©rieur professionnel et l'enseignement universitaire comprennent tous deux
des formations pˆ©dagogiques.
Les ˆ©tablissements de l'enseignement supˆ©rieur ont une longue tradition de libertˆ© et
d'autonomie. Ils assument la responsabilitˆ© du contenu des programmes. Ils reˆßoivent un budget annuel de
l'Etat, en fonction, notamment, du nombre d'ˆ©tudiants inscrits. Dans l'enseignement supˆ©rieur, le systˆ®me
interne de contrˆ¥le de la qualitˆ© va de pair avec des contrˆ¥les externes de la qualitˆ© effectuˆ©s
pˆ©riodiquement par des "comitˆ©s de visite".
Les universitˆ©s sont soumises au mˆ�me cadre juridique que les ˆ©tablissements HBO. La gestion
quotidienne d'une universitˆ© est confiˆ©e ˆÝ son comitˆ© exˆ©cutif et ˆÝ son conseil universitaire. Le comitˆ©
exˆ©cutif, composˆ© de trois membres dont le recteur, doit rendre des comptes au ministre de l'Education, de
la Culture et des Sciences et au conseil universitaire. Ce dernier peut compter jusqu'ˆÝ trente reprˆ©sentants
du corps professoral, des ˆ©tudiants et du personnel auxiliaire et administratif.
A. Enseignement supˆ©rieur professionnel
L'enseignement supˆ©rieur professionnel (HBO) assure une formation tant thˆ©orique que pratique
aux emplois exigeant des qualifications professionnelles supˆ©rieures. Les formations HBO sont presque
toujours ˆ©troitement liˆ©es ˆÝ un domaine d'emploi particulier et la plupart d'entre elles comprennent un
stage obligatoire en entreprise.
Ce type d'enseignement est dispensˆ© dans 70 instituts HBO, dont prˆ®s de 30% sont publics et
70% privˆ©s.
Le HBO concerne les sept secteurs de formation suivants: l'agriculture, l'enseignement (la
formation des enseignants), les technologies, l'ˆ©conomie, les affaires sociales et culturelles, les soins de
santˆ© et les arts. Les ˆ©tablissements HBO englobent gˆ©nˆ©ralement diffˆ©rents secteurs.
Les formations sont de type court et de type long. Les cours normaux durent quatre ans, avec
une pˆ©riode maximale d'inscription de six ans. Pour les cours ˆÝ temps partiel, la pˆ©riode maximale
d'inscription (pour terminer la formation) est de neuf ans.
1. Admission
Pour s'inscrire ˆÝ une formation HBO, les ˆ©tudiants doivent ˆ�tre titulaires du certificat HAVO,
VWO ou MBO (formation de trois ou quatre ans). Outre ces critˆ®res d'admission, les ˆ©tablissements

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peuvent avoir d'autres exigences et d'autres normes en ce qui concerne la combinaison des matiˆ®res
ˆ©tudiˆ©es.
Le gouvernement a le pouvoir de fixer un numerus clausus en fonction du marchˆ© de l'emploi.
2. Droits d'inscription/Financement des ˆ©tudes
Les ˆ©tudiants du systˆ®me HBO paient des droits d'inscription annuels. Tous les ˆ©tudiants
reˆßoivent une bourse d'ˆ©tudes supˆ©rieures de base et peuvent demander une bourse supplˆ©mentaire et un
emprunt avec intˆ©rˆ�ts.
3. Annˆ©e acadˆ©mique
Chaque annˆ©e acadˆ©mique comprend 42 semaines. Les cours commencent durant la premiˆ®re
semaine de septembre.
4. Etudes
Toutes les ˆ©tudes comptent 168 unitˆ©s de crˆ©dit (quatre ans). Une unitˆ© de crˆ©dit ˆ©quivaut ˆÝ une
semaine d'ˆ©tude (40 heures), composˆ©e d'exposˆ©s magistraux, de travail en laboratoire (le cas ˆ©chˆ©ant) et
d'ˆ©tude individuelle. La premiˆ®re partie des ˆ©tudes, appelˆ©e "phase propˆ©deutique", porte sur des matiˆ®res
gˆ©nˆ©rales. Cette partie ne peut prendre que deux ans sur une pˆ©riode d'inscription maximale de six ans.
Chaque annˆ©e de cours comprend une pˆ©riode - qui peut aller jusqu'ˆÝ 10 semaines - pendant laquelle aucun
enseignement n'est dispensˆ© et aucun examen n'est organisˆ©. Aprˆ®s la propˆ©deutique, les ˆ©tudiants se
spˆ©cialisent dans un domaine spˆ©cifique. Ils rˆ©alisent ˆ©galement des travaux pratiques en dehors de leur
ˆ©tablissement; le temps qu'ils y consacrent dˆ©pend des ˆ©tudes qu'ils ont entreprises et peut varier de
plusieurs mois ˆÝ un an. La derniˆ®re partie de la formation consiste principalement en un mˆ©moire portant
sur le domaine d'ˆ©tude de l'ˆ©tudiant.
A partir de 1992, un certain nombre d'ˆ©tablissements HBO ont proposˆ© une forme
d'enseignement expˆ©rimental appelˆ© "enseignement coopˆ©ratif", dans lequel les pˆ©riodes d'ˆ©tude alternent
rˆ©guliˆ®rement avec les pˆ©riodes d'emploi ˆÝ plein temps dans un domaine apparentˆ©. Pendant les pˆ©riodes
de travail, l'ˆ©tudiant n'est pas considˆ©rˆ© comme officiellement inscrit et ces pˆ©riodes ne sont pas prises en
compte pour la durˆ©e maximale d'inscription.
5. Evaluation/Qualifications
Un examen de propˆ©deutique ou de mise ˆÝ niveau est prˆ©vu ˆÝ la fin de la premiˆ®re annˆ©e. Il doit ˆ�tre
rˆ©ussi dans les deux ans. L'examen final intervient aprˆ®s la quatriˆ®me annˆ©e. Il y a des examens
intermˆ©diaires (tentamens) dans chaque branche, gˆ©nˆ©ralement tous les deux ou trois mois.
Les ˆ©tudiants qui abandonnent leurs ˆ©tudes avant l'examen final reˆßoivent une attestation
indiquant jusqu'oˆ¼ ils sont allˆ©s dans la formation et quels examens intermˆ©diaires ils ont passˆ©s.
Les ˆ©tudiants qui rˆ©ussissent l'examen se voient dˆ©livrer un certificat d'enseignement supˆ©rieur
(getuigschrift van HBO) ˆ©numˆ©rant les matiˆ®res ˆ©tudiˆ©es et peuvent se voir octroyer un titre, comme ingenieur
(ingˆ©nieur diplˆ¥mˆ©) pour les diplˆ¥mˆ©s des filiˆ®res technologiques, de l'agriculture et de la science de
l'environnement ou baccalaureus (licenciˆ©) pour les diplˆ¥mˆ©s des autres filiˆ®res.

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B. Enseignement universitaire
L'enseignement universitaire est assurˆ© par 13 universitˆ©s et par le systˆ®me d'universitˆ© ouverte
pour l'enseignement ˆÝ distance au niveau de l'enseignement supˆ©rieur. Neuf universitˆ©s dispensent une
formation dans un grand nombre de disciplines, tandis que trois universitˆ©s techniques et une universitˆ©
d'agronomie se concentrent sur leurs domaines de spˆ©cialitˆ© respectifs. En tout, une petite centaine
d'ˆ©tudes diffˆ©rentes sont disponibles.
On dˆ©nombre dix universitˆ©s publiques et trois privˆ©es.
1. Admission
Les jeunes qui souhaitent accˆ©der ˆÝ l'universitˆ© doivent possˆ©der un diplˆ¥me VWO, passer un
examen de propˆ©deutique HBO ou passer un examen d'entrˆ©e (colloquium doctum).
Le systˆ®me d'admission est centralisˆ©, ce qui permet de rˆ©partir les places disponibles dans les
diffˆ©rentes universitˆ©s.
Chaque annˆ©e, les ˆ©tablissements concernˆ©s ou le ministˆ®re de l'Education, de la Culture et des
Sciences dˆ©signent les ˆ©tudes qui seront soumises ˆÝ un numerus clausus.
2. Droits d'inscription - Financement des ˆ©tudes
Les ˆ©tudiants ˆÝ l'universitˆ© paient des droits d'inscription annuels ˆ©quivalents ˆÝ ceux payˆ©s par les
ˆ©tudiantsHBO. Tous les ˆ©tudiants reˆßoivent une bourse d'ˆ©tudes supˆ©rieures de base et peuvent demander
une bourse supplˆ©mentaire et un emprunt avec intˆ©rˆ�ts.
3. Annˆ©e acadˆ©mique
Chaque annˆ©e acadˆ©mique comprend 42 semaines. Les cours commencent pendant la premiˆ®re
semaine de septembre.
4. Etudes
L'enseignement universitaire comprend des ˆ©tudes thˆ©oriques et des formations spˆ©cialisˆ©es,
comme pour le droit et la mˆ©decine. Les programmes de doctorat (doctoraalprogrammas) durent
officiellement quatre ans (168 unitˆ©s de crˆ©dit), mais dans la mesure oˆ¼ de nombreux ˆ©tudiants ne
parviennent pas ˆÝ terminer leurs ˆ©tudes en quatre ans, celles-ci peuvent prendre jusqu'ˆÝ 6 ans. Les ˆ©tudes
de mˆ©decine peuvent prendre de cinq ˆÝ six ans. Chaque programme universitaire comprend une phase de
propˆ©deutique ou de mise ˆÝ niveau, qui donne ˆÝ l'ˆ©tudiant une introduction gˆ©nˆ©rale ˆÝ la matiˆ®re, la
spˆ©cialisation ˆ©tant accentuˆ©e au fur et ˆÝ mesure des ˆ©tudes.
Le volume d'ˆ©tude attachˆ© ˆÝ ces programmes est exprimˆ© sous la forme d'unitˆ©s de crˆ©dit. Une
unitˆ© de crˆ©dit ˆ©quivaut ˆÝ une semaine de travail (soit 40 heures), composˆ©e d'exposˆ©s magistraux, de
travail en laboratoire (le cas ˆ©chˆ©ant) et d'ˆ©tude individuelle. D'autres formations prˆ©sentent un programme
d'ˆ©tude moins chargˆ©.
Au terme de ses ˆ©tudes, l'ˆ©tudiant peut suivre une formation pratique pendant une pˆ©riode qui
varie de 1 ˆÝ 4 ans, par exemple un stage de formation pˆ©dagogique ou un stage de mˆ©decine. Il peut
ˆ©galement devenir chercheur stagiaire ˆÝ l'universitˆ©.

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5. Evaluation - Qualifications
Un examen de propˆ©deutique ou de mise ˆÝ niveau est prˆ©vu ˆÝ la fin de la premiˆ®re annˆ©e. Il doit
ˆ�tre rˆ©ussi dans les deux ans. L'examen final intervient aprˆ®s la quatriˆ®me annˆ©e. Il y a des examens
intermˆ©diaires (tentamens) dans chaque branche, gˆ©nˆ©ralement tous les deux ou trois mois.
Les ˆ©tudiants qui abandonnent leurs ˆ©tudes avant l'examen final reˆßoivent une attestation
officielle indiquant jusqu'oˆ¼ ils sont allˆ©s dans la formation et quels examens intermˆ©diaires ils ont passˆ©s.
Les ˆ©tudiants qui rˆ©ussissent l'examen final se voient dˆ©livrer un certificat ˆ©numˆ©rant les
diffˆ©rentes parties de l'examen et se voient octroyer le titre de doctorandus, de meester ou d'ingenieur. Ce dernier
titre dˆ©signe les diplˆ¥mˆ©s des universitˆ©s techniques et de l'universitˆ© d'agronomie.

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PORTUGAL
Enseignement Supˆ©rieur
Source:
Structures des systˆ®mes d'ˆ©ducation dans l'Union europˆ©enne - EURYDICE/CEDEFOP, 1995.
Adresse internet :
http://europa.eu.int/comm/education/structfr/strufr.html

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Les universitˆ©s et les ˆ©coles polytechniques de l'Etat jouissent d'une autonomie administrative,
financiˆ®re, acadˆ©mique et pˆ©dagogique.
Pour les universitˆ©s, plusieurs modˆ®les de gestion sont d'application, mais les organes de gestion
des facultˆ©s ou des unitˆ©s ˆ©quivalentes doivent comprendre une assemblˆ©e reprˆ©sentative, un conseil
scolaire, un conseil pˆ©dagogique et un conseil acadˆ©mique. Les pouvoirs organisateurs des universitˆ©s
publiques sont: l'assemblˆ©e universitaire, qui ˆ©lit le recteur et approuve les statuts; le sˆ©nat universitaire, qui
dˆ©cide en dernier ressort de la crˆ©ation des structures universitaires, des plans de dˆ©veloppement et des
budgets; le recteur adjoint, qui supervise la gestion acadˆ©mique, administrative et financiˆ®re de l'universitˆ©.
L'assemblˆ©e universitaire et le sˆ©nat se composent d'un nombre ˆ©gal de reprˆ©sentants du personnel
enseignant et des ˆ©tudiants, en plus des reprˆ©sentants des chercheurs et du personnel non enseignant.
Par ailleurs, les universitˆ©s crˆ©ent statutairement des organes consultatifs qui assurent leur
liaison avec l'environnement ˆ©conomique, social et culturel.
Les organes administratifs des ˆ©coles polytechniques sont: le prˆ©sident qui supervise la gestion
acadˆ©mique, administrative et financiˆ®re de l'ˆ©tablissement; le conseil gˆ©nˆ©ral, qui approuve le programme
d'activitˆ©s et les propositions relatives ˆÝ la crˆ©ation, ˆÝ la modification ou ˆÝ la fermeture des unitˆ©s
fonctionnelles; et le conseil d'administration, qui prˆ©pare et affecte le budget.
Dans le cadre de l'autonomie financiˆ®re, les ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur peuvent
gˆ©rer la dotation annuelle que l'Etat leur octroie, mais aussi rassembler et gˆ©rer des fonds propres.
A. Enseignement supˆ©rieur de l'Etat
L'enseignement supˆ©rieur de l'Etat se compose de l'enseignement supˆ©rieur universitaire et de
l'enseignement supˆ©rieur polytechnique, le premier ˆ©tant de nature plus thˆ©orique que le second. La
crˆ©ation des ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur polytechnique remonte ˆÝ 1979, mais la plupart
d'entre eux n'ont rˆ©ellement commencˆ© leurs activitˆ©s qu'en 1985/86. Cet enseignement spˆ©cifiquement
professionnel est dispensˆ© dans des rˆ©gions stratˆ©giques pour le dˆ©veloppement ˆ©conomique et social du
pays au sein essentiellement d'ˆ©tablissements rˆ©gionaux.
L'enseignement universitaire vise ˆÝ donner aux ˆ©tudiants une bonne prˆ©paration scientifique et
culturelle et une formation technique leur permettant de mener des activitˆ©s professionnelles et culturelles,
en encourageant le dˆ©veloppement des aptitudes liˆ©es ˆÝ la rˆ©flexion, ˆÝ l'innovation et ˆÝ l'analyse critique.
L'enseignement dispensˆ© par les ˆ©coles polytechniques vise ˆÝ assurer une bonne formation
culturelle et technique ˆÝ un niveau supˆ©rieur, ˆÝ dˆ©velopper les aptitudes ˆÝ l'innovation et ˆÝ l'analyse critique
et ˆÝ assurer une formation thˆ©orique et pratique dans le domaine des sciences et de leur application aux
activitˆ©s professionnelles.
B. Enseignement supˆ©rieur privˆ© et coopˆ©ratif
L'enseignement supˆ©rieur privˆ© et coopˆ©ratif rˆ©pond ˆÝ un cadre juridique particulier, qui dˆ©finit
les conditions requises pour l'ouverture d'ˆ©tablissements et l'organisation de cours, qui reconnaˆÆt les
diplˆ¥mes acadˆ©miques correspondants et qui dˆ©finit le rˆ¥le de supervision de l'Etat du point de vue de la
qualitˆ© de l'enseignement dispensˆ© et de la possibilitˆ© d'un soutien financier.

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L'enseignement supˆ©rieur privˆ© et coopˆ©ratif est nˆ© en 1986, au moment oˆ¼ l'Etat a autorisˆ© la
crˆ©ation de plusieurs universitˆ©s et d'un grand nombre d'ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur privˆ©s.
Au dˆ©but de l'annˆ©e universitaire 1991-1992, 4 universitˆ©s et 68 ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur
privˆ©s et coopˆ©ratifs ont vu le jour.
C. Enseignement dˆ©pendant d'autres ministˆ®res
Une partie de l'enseignement supˆ©rieur dˆ©pend de l'armˆ©e et des forces de police et est dispensˆ©e
par l'Acadˆ©mie militaire, l'Acadˆ©mie des forces aˆ©riennes, l'Ecole navale et l'Ecole supˆ©rieure de police. Ces
ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur publics sont tous placˆ©s sous la responsabilitˆ© de plusieurs
ministˆ®res et font normalement l'objet d'une double supervision: la supervision gˆ©nˆ©rale du ministˆ®re dont
ils dˆ©pendent administrativement et la supervision acadˆ©mique de ce ministˆ®re et du ministˆ®re de
l'Education.
L'Acadˆ©mie militaire, l'Acadˆ©mie des forces aˆ©riennes et l'Ecole navale dˆ©livrent des diplˆ¥mes de
licenciado (qualification de l'enseignement supˆ©rieur) dans leurs domaines de spˆ©cialitˆ© respectifs.
D. Admission
En 1992/93, conformˆ©ment au dˆ©cret 189 de septembre 1992, un nouveau systˆ®me d'admission
ˆÝ l'enseignement supˆ©rieur public, privˆ© et coopˆ©ratif, applicable aux universitˆ©s et aux ˆ©coles
polytechniques, est entrˆ© en vigueur.
L'accˆ®s aux ˆ©tablissements et aux ˆ©tudes de l'enseignement supˆ©rieur est soumis ˆÝ un numerus
clausus. Le nombre de places disponibles dans les ˆ©tablissements publics d'enseignement supˆ©rieur
dˆ©pendant du ministˆ®re de l'Education est fixˆ© chaque annˆ©e par les organes de gestion de ces
ˆ©tablissements. Dans l'enseignement supˆ©rieur privˆ© et coopˆ©ratif, c'est au ministre de l'Education qu'il
incombe de fixer le nombre de places disponibles, sur proposition des ˆ©tablissements d'enseignement
supˆ©rieur concernˆ©s.
Les candidats doivent avoir rˆ©ussi la 12e annˆ©e de l'enseignement secondaire ou ˆ�tre titulaires de
qualifications juridiquement ˆ©quivalentes et avoir rˆ©ussi un test d'aptitude (Prova de Aferiˆßˆ£o) ainsi que les
ˆ©preuves spˆ©cifiques (Provas especˆ‚ficas) organisˆ©es pour chaque formation par les ˆ©tablissements
d'enseignement supˆ©rieur concernˆ©s. Le test d'aptitude consiste en un examen ˆ©crit national non
ˆ©liminatoire dans les matiˆ®res ˆ©tudiˆ©es dans l'enseignement secondaire. Il est organisˆ© ˆÝ la fin de la 12e
annˆ©e de scolaritˆ© et n'a aucune influence sur l'octroi du diplˆ¥me d'ˆ©tudes secondaires.
Il existe une procˆ©dure d'admission gˆ©nˆ©rale centralisˆ©e. Les candidats doivent indiquer, au niveau
national, par l'intermˆ©diaire du Departamento de Nˆ†cleo de Acesso ao Ensino Superior du ministˆ®re de
l'Education, par ordre dˆ©croissant de prˆ©fˆ©rence, jusqu'ˆÝ six ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur oˆ¼ ils
souhaiteraient suivre une formation. Les ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur classent ensuite les
candidatures qu'ils reˆßoivent en fonction des rˆ©sultats obtenus par les futurs ˆ©tudiants dans l'enseignement
secondaire et lors des diffˆ©rents tests comme indiquˆ© ci-dessus.
E. Droits d'inscription/Financement des ˆ©tudes
Les ˆ©tudiants de l'enseignement supˆ©rieur public paient des droits d'inscription qui varient selon
les ˆ©tablissements. Leur montant est dˆ©terminˆ© par l'ˆ©tablissement lui-mˆ�me et est fonction du coˆªt moyen
des ˆ©tudes par ˆ©tudiant. L'exemption du droit d'inscription ou sa rˆ©duction peut ˆ�tre accordˆ©e aux

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ˆ©tudiants en fonction du revenu annuel de leur famille. Ils peuvent ˆ©galement demander une bourse pour
subvenir ˆÝ leurs frais de logement, de transport et d'ˆ©tudes. Il existe ˆ©galement un systˆ®me de prˆ�ts, mais il
est rarement utilisˆ©. Les ˆ©tudiants boursiers sont dispensˆ©s du paiement des droits d'inscription.
F. Annˆ©e acadˆ©mique
La date de dˆ©but de l'annˆ©e acadˆ©mique n'est pas fixˆ©e au niveau national pour les ˆ©tablissements
de l'enseignement supˆ©rieur, dans la mesure oˆ¼ chaque conseil universitaire est responsable de son
calendrier. Toutefois, l'annˆ©e commence gˆ©nˆ©ralement le 15 octobre et se termine habituellement le 31
juillet. La plupart des ˆ©tablissements divisent l'annˆ©e acadˆ©mique en deux semestres, bien que certaines
matiˆ®res puissent ˆ�tre enseignˆ©es toute l'annˆ©e.
L'annˆ©e acadˆ©mique compte gˆ©nˆ©ralement de 15 ˆÝ 16 semaines par semestre, et les ˆ©tudiants ont
en moyenne de 25/26 ˆÝ 32 heures de cours par semaine.
G. Etudes/Qualifications
Dans le cadre de l'enseignement supˆ©rieur de l'Etat, les universitˆ©s proposent des ˆ©tudes dans
tous les domaines (sciences humaines, sociales et sciences du comportement, commerce et gestion, droit,
sciences naturelles, sciences exactes, mathˆ©matiques, informatique, ingˆ©nierie, technologies, mˆ©decine,
agronomie, sylviculture et pˆ�che, architecture, amˆ©nagement du territoire ou ˆ©ducation physique). Ces
ˆ©tudes ont une durˆ©e de quatre, cinq ou six ans et sont sanctionnˆ©es par une licence (licenciado).
Les ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur polytechnique recouvrent des domaines d'ˆ©tudes
tels que l'agronomie, l'enseignement, les technologies, la gestion, la comptabilitˆ© et l'administration,
l'ingˆ©nierie, les arts, les soins infirmiers, la navigation, la conservation des ressources naturelles et la
restauration. Ces ˆ©tudes ont une durˆ©e de trois ou quatre ans et sont sanctionnˆ©es par un diplˆ¥me appelˆ©
respectivementbacharel et licenciado.
L'enseignement supˆ©rieur polytechnique peut ˆ©galement dˆ©boucher sur des diplˆ¥mes d'ˆ©tudes
supˆ©rieures spˆ©cialisˆ©es attestant d'une formation scientifique, technique et culturelle dans des domaines de
spˆ©cialitˆ© et, aprˆ®s deux annˆ©es d'ˆ©tudes, le diplˆ¥me de bacharel peut ˆ�tre converti en un diplˆ¥me de licenciado
ˆÝ des fins professionnelles et acadˆ©miques.
L'enseignement supˆ©rieur privˆ© et coopˆ©ratif propose une large gamme de formations allant
du droit aux sciences sociales, en passant par les sciences humaines, les beaux-arts, l'architecture et
l'amˆ©nagement du territoire, les mathˆ©matiques, l'informatique, le commerce et la gestion d'entreprise,
l'ingˆ©nierie, les technologies ou encore la dentisterie. Ces ˆ©tudes ont une durˆ©e de quatre ou cinq ans et
sont sanctionnˆ©es par un diplˆ¥me de bacharel ou de licenciado.
H. Evaluation
Les ˆ©tudiants sont ˆ©valuˆ©s dans toutes les matiˆ®res de leurs ˆ©tudes. Les procˆ©dures d'ˆ©valuation
dˆ©pendent de l'ˆ©tablissement ou de la facultˆ© en question, mais prennent gˆ©nˆ©ralement la forme d'examens.
Les ˆ©tudiants peuvent repasser les examens auxquels ils ont ˆ©chouˆ©.

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ROYAUME-UNI
Enseignement Supˆ©rieur
Source:
Structures des systˆ®mes d'ˆ©ducation dans l'Union europˆ©enne - EURYDICE/CEDEFOP, 1995.
Adresse internet :
http://europa.eu.int/comm/education/structfr/strufr.html

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Il n'y a pas de recueil de lois cohˆ©rent en matiˆ®re d'enseignement supˆ©rieur, mais la loi de 1992
sur l'enseignement postobligatoire et supˆ©rieur a introduit plusieurs rˆ©formes.
Dans la loi de 1988 sur la rˆ©forme de l'enseignement, l'enseignement supˆ©rieur est dˆ©fini comme
un enseignement dispensˆ© dans le cadre d'ˆ©tudes, dont les divers types sont mentionnˆ©s ˆÝ l'annexe 6 de
ladite loi, ˆÝ savoir:
-
les ˆ©tudes menant au diplˆ¥me d'enseignant, d'ˆ©ducateur ou d'animateur socioculturel ;
-
les ˆ©tudes de troisiˆ®me cycle (y compris les ˆ©tudes de maˆÆtrise) ;
-
les ˆ©tudes de licence (first degree) ;
-
les ˆ©tudes menant au diplˆ¥me de l'enseignement supˆ©rieur (Diploma of Higher Education) ;
-
les ˆ©tudes menant au diplˆ¥me national supˆ©rieur (Higher National Diploma - HND), certificat
national supˆ©rieur (Higher National Certificate) du BTEC ou au diplˆ¥me de gestion (Diploma in
Management Studies) ;
-
les cours prˆ©paratoires au certificat de l'enseignement (Certificate in Education), qui dˆ©livre le
statut d'enseignant reconnu ;
-
les ˆ©tudes prˆ©paratoires ˆÝ un examen professionnel de niveau supˆ©rieur ;
-
les ˆ©tudes de l'enseignement supˆ©rieur (qu'elles prˆ©parent ˆÝ un examen ou non).
Les principaux organisateurs de cet enseignement sont les universitˆ©s et les autres ˆ©tablissements
d'enseignement supˆ©rieur, y compris les ˆ©tablissements spˆ©cialisˆ©s tels que les ˆ©coles d'agriculture, les
acadˆ©mies des beaux-arts ou encore les ˆ©coles thˆ©ologiques. Les ˆ©tablissements postobligatoires peuvent
ˆ©galement dispenser certaines ˆ©tudes de l'enseignement supˆ©rieur. L'Universitˆ© ouverte (Open University)
propose un enseignement supˆ©rieur par le biais de l'apprentissage ˆÝ distance. Tous les ˆ©tablissements
d'enseignement supˆ©rieur sont autonomes.
Il subsiste encore certaines diffˆ©rences structurelles entre les universitˆ©s dites "anciennes" et
"nouvelles", mais elles ont tendance ˆÝ s'estomper progressivement. La loi de 1992 sur l'enseignement
postobligatoire et supˆ©rieur permet ˆÝ tous les ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur de faire figurer le
terme "universitˆ©" dans leur dˆ©nomination, ˆÝ condition qu'ils rˆ©pondent ˆÝ certains critˆ®res. Si la plupart des
universitˆ©s dites "nouvelles" portaient auparavant le nom d'ˆ©coles polytechniques (polytechnics), d'autres
ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur sont ˆ©galement autorisˆ©s ˆÝ s'intituler universitˆ©s.
Chaque ˆ©tablissement dˆ©cide les licences et les autres cours qu'il propose et fixe les normes qui s'y
appliquent. Pour des raisons historiques, certaines universitˆ©s se sont spˆ©cialisˆ©es dans des domaines tels
que les technologies (les ˆ©tablissements crˆ©ˆ©s comme ˆ©coles technologiques et qui ont reˆßu le statut
d'universitˆ©) ou les sciences appliquˆ©es (les anciennes ˆ©coles polytechniques), mais proposent cependant un
large ˆ©ventail d'ˆ©tudes. La loi prˆ©voit depuis 1992 que tous les ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur, qui
sollicitent le statut d'universitˆ©, doivent offrir une gamme spˆ©cifique de cours couvrant de larges domaines
d'ˆ©tudes.
Tous les ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur sont autonomes et responsables ˆÝ part
entiˆ®re de l'enseignement et de l'organisation interne. Les universitˆ©s et certains autres ˆ©tablissements
d'enseignement supˆ©rieur dˆ©livrent leurs propres titres et diplˆ¥mes, tandis que les ˆ©tablissements plus petits
doivent faire valider leurs qualifications par une universitˆ©. Les ˆ©tablissements fixent eux-mˆ�mes leurs
mˆ©thodes d'enseignement et d'ˆ©valuation, mais doivent satisfaire aux exigences des Conseils de
financement de l'enseignement supˆ©rieur (Higher Education Funding Councils). Ceux qui dˆ©cernent leurs
propres titres doivent disposer de points de rˆ©fˆ©rence externes d'ordre gˆ©nˆ©ral et professionnel appropriˆ©s.
L'autoritˆ© la plus haute d'une universitˆ© est le prˆ©sident (Vice-Chancellor), tandis que le responsable
de l'administration porte gˆ©nˆ©ralement le nom d'administrateur (Registrar). La plus haute instance de

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l'universitˆ© s'appelle Court et comprend des membres du personnel ainsi que des membres externes ˆ©lus.
Les matiˆ®res liˆ©es ˆÝ la politique gˆ©nˆ©rale de l'universitˆ© lui incombent. Sous ce conseil, intervient le conseil
de l'universitˆ© (University Senate). Il se compose normalement de membres du personnel enseignant, des
chefs de dˆ©partement ainsi que de membres du personnel non enseignant et de reprˆ©sentants syndicaux. Il
dˆ©tient un pouvoir de dˆ©cision dans les matiˆ®res qui vont au-delˆÝ de la compˆ©tence d'une facultˆ©. Les
universitˆ©s regroupent les dˆ©partements apparentˆ©s en facultˆ©s, par commoditˆ© administrative. Tous les
membres du personnel enseignant appartiennent ˆÝ une seule facultˆ©. Les facultˆ©s sont tenues de prendre
des dˆ©cisions et des mesures telles que l'approbation de nouveaux cours et la dˆ©livrance officielle de
diplˆ¥mes. Certains ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur sont organisˆ©s de maniˆ®re comparable.
Les ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur sont en grande partie financˆ©s par les FEFC
pour l'Angleterre et le Pays de Galles et par le produit des droits d'inscription. Certains travaux de
recherche sont financˆ©s par les sept conseils de recherche (Research Councils). Tous les ˆ©tablissements sont
encouragˆ©s ˆÝ percevoir des recettes supplˆ©mentaires par le sponsoring, par l'exˆ©cution de missions de
recherche commanditˆ©es par des entreprises commerciales ou industrielles ou par la commercialisation de
leurs services.
Les Funding Councils tiennent compte du nombre d'ˆ©tudiants attendus lorsqu'ils dˆ©cident du
montant du financement ˆÝ accorder.
A. Admission
Les futurs ˆ©tudiants ˆÝ temps plein, candidats ˆÝ une licence ou au Higher National Diploma,
introduisent leur demande auprˆ®s de l'ˆ©tablissement de leur choix, par l'intermˆ©diaire du service
d'admission ˆÝ l'enseignement supˆ©rieur - l'Universities and Colleges Admissions Service (UCAS). Chaque
ˆ©tablissement fixe sa propre politique d'admission. En rˆ®gle gˆ©nˆ©rale, les candidats doivent ˆ�tre au moins
titulaires de trois GCSE notˆ©s au niveau C et de deux GCSE A Level en diffˆ©rentes matiˆ®res (ou le AS
ˆ©quivalent - voir 3. et 4.). Dans la pratique, la plupart des ˆ©tablissements requiˆ®rent des niveaux de
qualification largement supˆ©rieurs aux exigences minimales en raison de la compˆ©tition pour les places
disponibles. De plus en plus, les ˆ©tablissements tiennent compte d'autres titres (notamment les
qualifications professionnelles) et font bon accueil aux candidatures ˆ©manant d'adultes ayant acquis une
expˆ©rience pratique, mais n'ˆ©tant pas titulaires des diplˆ¥mes requis. De nombreux ˆ©tablissements
d'enseignement postobligatoire proposent, gˆ©nˆ©ralement en collaboration avec des ˆ©tablissements
d'enseignement supˆ©rieur, des cours d'admission destinˆ©s aux adultes sans qualifications officielles afin de
les prˆ©parer ˆÝ la poursuite d'ˆ©tudes supˆ©rieures.
Plus un type d'ˆ©tudes est populaire et plus le niveau de qualification exigˆ© de la part des futurs
candidats est ˆ©levˆ©. Inversement, les ˆ©tudes qui n'attirent pas beaucoup d'ˆ©tudiants requiˆ®rent parfois
moins de qualifications. Il faut parfois avoir suivi des ˆ©tudes prˆ©alables avant de s'engager dans certaines
ˆ©tudes, tandis que d'autres ne prˆ©sentent aucune exigence de ce type.
S'il n'existe pas officiellement de politique de numerus clausus, le ministˆ®re de l'Education fixe
nˆ©anmoins des quotas dans le cadre des ˆ©tudes menant ˆÝ la profession d'enseignant, et le ministˆ®re de la
Santˆ©, en concertation avec les reprˆ©sentants des professions concernˆ©es et des autoritˆ©s rˆ©gionales en
matiˆ®re de santˆ©, dˆ©termine le nombre d'ˆ©tudiants admis aux ˆ©tudes de mˆ©decine et de dentisterie.

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31
B. Droits d'inscription - Financement des ˆ©tudes
Tous les ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur demandent le paiement des frais de scolaritˆ©.
En Angleterre et au Pays de Galles, les frais de scolaritˆ© pour les licences sont gˆ©nˆ©ralement
acquittˆ©s par les LEA; le gouvernement central leur rembourse toutefois ces dˆ©penses. Les LEA allouent
ˆ©galement des bourses d'ˆ©tudes en fonction des revenus des ˆ©tudiants et de leur famille. Les ˆ©tudiants, qui
souhaitent poursuivre des ˆ©tudes de troisiˆ®me cycle, peuvent solliciter des bourses (destinˆ©es ˆÝ couvrir les
frais de scolaritˆ© et de subsistance) auprˆ®s de l'organisme appropriˆ©, ˆÝ savoir le ministˆ®re de l'Education,
l'un des sept conseils de recherche (Research Councils) ou un organisme spˆ©cialisˆ© en la matiˆ®re. Un nombre
limitˆ© de bourses est offert par certaines institutions. Il existe ˆ©galement un systˆ®me de prˆ�t ˆÝ l'intention des
ˆ©tudiants.
C. Annˆ©e acadˆ©mique
L'annˆ©e acadˆ©mique commence le 1er septembre et se termine le 30 aoˆªt. L'organisation des
ˆ©tudes est laissˆ©e ˆÝ l'apprˆ©ciation des ˆ©tablissements, mais elle suit gˆ©nˆ©ralement le mˆ�me modˆ®le. Dans le
cadre des licences, la prˆ©sence des ˆ©tudiants est normalement requise ˆÝ partir d'une date qui varie entre le
dˆ©but du mois de septembre et le dˆ©but du mois d'octobre jusqu'ˆÝ la fin du mois de juin. Des pˆ©riodes de
vacances de trois ˆÝ cinq semaines sont prˆ©vues ˆÝ Noˆ´l et ˆÝ Pˆ¢ques. Si, traditionnellement, les ˆ©tablissements
organisaient leur enseignement autour de trois trimestres, ils sont maintenant de plus en plus nombreux ˆÝ
l'organiser sur la base de deux semestres, ce qui n'implique pas nˆ©cessairement un changement dans les
dates de prˆ©sence des ˆ©tudiants.
D. Etudes - Qualifications
Les ˆ©tudes de licence durent gˆ©nˆ©ralement trois ans, mais certaines durent plus longtemps (ainsi,
les ˆ©tudiants en langues ˆ©trangˆ®res sont habituellement tenus d'ˆ©tudier ou de travailler pendant une annˆ©e
supplˆ©mentaire dans le pays oˆ¼ est parlˆ©e la langue qu'ils ˆ©tudient). Quelques ˆ©tablissements ont introduit, ˆÝ
titre expˆ©rimental, une licence accˆ©lˆ©rˆ©e en deux ans. Les ˆ©tudiants qui optent pour cette solution ont des
vacances plus courtes que les autres ˆ©tudiants. Les ˆ©tudes de licence sont sanctionnˆ©es par le diplˆ¥me de
Bachelor. Les diplˆ¥mes les plus rˆ©pandus sont ceux de licenciˆ© ˆ®s lettres (Bachelor of Arts - BA) ou de licenciˆ©
ˆ®s sciences (Bachelor of Sciences - BSc). Les exigences en matiˆ®re de frˆ©quentation et de durˆ©e des ˆ©tudes de
troisiˆ®me cycle varient en fonction de la nature des cours. Les diplˆ¥mes de maˆÆtrise requiˆ®rent au minimum
une annˆ©e d'ˆ©tudes ˆÝ temps plein ou l'ˆ©quivalent ˆÝ temps partiel. Toutefois, nombreux sont les cours qui
nˆ©cessitent deux annˆ©es d'ˆ©tudes ˆÝ temps plein ou l'ˆ©quivalent ˆÝ temps partiel.
Un grand nombre d'ˆ©tablissements appliquent les programmes de capitalisation et de transfert des
unitˆ©s de crˆ©dit (Credit Accumulation and Transfer Schemes - CATS), dont l'objectif est d'aider les ˆ©tudiants ˆÝ se
crˆ©er un programme personnel d'ˆ©tudes pour obtenir une licence. Les CAT prennent en compte les ˆ©tudes
et l'expˆ©rience professionnelle prˆ©alables. Ils permettent ˆ©galement aux ˆ©tudiants, qui ne peuvent suivre des
ˆ©tudes de maniˆ®re continue, d'obtenir leur diplˆ¥me. A l'ˆ©chelon local, des ˆ©tablissements peuvent se
regrouper au sein de partenariats pour appliquer un CAT conjoint, afin de permettre aux ˆ©tudiants, si
nˆ©cessaire, de suivre certains cours dans un ˆ©tablissement autre que le leur et de les faire valoir dans le
cadre de leur licence.

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32
E. Evaluation
Les ˆ©tablissements fixent leurs propres procˆ©dures d'ˆ©valuation. Dans le cadre de la licence, tous
exigent la prˆ©sentation d'examens. A l'heure actuelle, il est rare que la note finale dˆ©pende uniquement des
rˆ©sultats de l'ˆ©tudiant lors des derniers examens. Dans la plupart des ˆ©tablissements, la note finale prend
notamment en compte les examens prˆ©sentˆ©s pendant les ˆ©tudes et, plus particuliˆ®rement, les examens
passˆ©s au terme de la deuxiˆ®me annˆ©e. Nombreux sont les ˆ©tablissements pour lesquels une partie de la
note finale repose sur une forme d'ˆ©valuation continue.
F. Statistiques
En juin 1993, l'Angleterre comptait 72 universitˆ©s, dont l'universitˆ© ouverte et l'universitˆ© de
Londres (University of London), dont les huit ˆ©coles sont financˆ©es de maniˆ®re sˆ©parˆ©e. En plus des
universitˆ©s, on dˆ©nombrait ˆ©galement ˆÝ cette date 48 ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur et 75
ˆ©tablissements postobligatoires dispensant un enseignement supˆ©rieur. Au total, 828.806 ˆ©tudiants ˆÝ temps
plein et 391.758 ˆ©tudiants ˆÝ temps partiel frˆ©quentaient l'un de ces trois types d'ˆ©tablissements ou la seule
universitˆ© privˆ©e existante. Le Pays de Galles comptait quant ˆÝ lui deux universitˆ©s, dont un ˆ©tablissement
fˆ©dˆ©ral formˆ© de six colleges situˆ©s dans des villes diffˆ©rentes. Il y avait ˆ©galement neuf ˆ©tablissements
d'enseignement supˆ©rieur et deux autres ˆ©tablissements. Ces trois types d'ˆ©tablissements accueillaient au
total 59.515 ˆ©tudiants, soit 52.587 ˆ©quivalents temps plein.

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SUEDE
Enseignement Supˆ©rieur
Source:
Structures des systˆ®mes d'ˆ©ducation dans l'Union europˆ©enne - EURYDICE/CEDEFOP, 1995.
Adresse internet :
http://europa.eu.int/comm/education/structfr/strufr.html

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Le systˆ®me de l'enseignement supˆ©rieur a subi une rˆ©forme radicale le 1er juillet 1993 avec
l'adoption d'une nouvelle loi sur l'enseignement supˆ©rieur et l'introduction d'un nouveau systˆ®me
d'affectation des ressources aux universitˆ©s et aux ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur. Le rˆ¥le de
l'Etat a ˆ©tˆ© limitˆ© et les universitˆ©s et les ˆ©coles supˆ©rieures jouissent dˆ©sormais d'une autonomie beaucoup
plus importante et elles sont libres de prendre elles-mˆ�mes les dˆ©cisions relatives aux questions qui ˆ©taient
auparavant du ressort du Parlement et du gouvernement, comme l'organisation des ˆ©tudes, l'admission des
ˆ©tudiants, l'utilisation des ressources disponibles et les structures institutionnelles.
Dˆ©sormais, sous le nouveau systˆ®me, la capacitˆ© des programmes et la rˆ©partition des
subventions entre les ˆ©tablissements seront influencˆ©es par les besoins des ˆ©tudiants et par les
rˆ©sultats qualitatifs et quantitatifs obtenus par les ˆ©tablissements. L'organisation des ˆ©tudes et
la gamme des cours offerts sont dˆ©terminˆ©s ˆÝ l'ˆ©chelon local. Les ˆ©tudiants se sont vu accorder
davantage de libertˆ© quant au choix du parcours de leurs ˆ©tudes en vertu d'un nouvel arrˆ�tˆ© sur
les diplˆ¥mes, valable au niveau international et annexˆ© ˆÝ l'arrˆ�tˆ© sur l'enseignement supˆ©rieur
de 1993.
L'enseignement supˆ©rieur est financˆ© directement par l'Etat. Pendant de nombreuses annˆ©es,
l'allocation des ressources affectˆ©es ˆÝ l'enseignement supˆ©rieur de premier cycle s'est basˆ©e sur le
nombre d'ˆ©lˆ®ves de premiˆ®re annˆ©e. Aujourd'hui, les subventions allouˆ©es aux universitˆ©s et aux
ˆ©coles supˆ©rieures sont basˆ©es sur des propositions du gouvernement et consistent en
enveloppes forfaitaires allouˆ©es directement par le Parlement aux ˆ©tablissements. Le systˆ®me
d'allocation repose sur le principe que les subventions accordˆ©es reprˆ©sentent une rˆ©munˆ©ration pour
les rˆ©sultats obtenus. Par "rˆ©sultats", on entend le nombre de points comptabilisˆ©s par les ˆ©tudiants
(environ 60%) et le nombre d'ˆ©tudiants ˆ©quivalents temps plein suivant des cours dans l'ˆ©tablissement
concernˆ© (environ 40%). Le montant total pouvant ˆ�tre allouˆ© ˆÝ une universitˆ© ou ˆÝ une ˆ©cole
supˆ©rieure est stipulˆ© dans un contrat d'enseignement portant sur une pˆ©riode de trois ans.
L'objectif des ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur tel que stipulˆ© dans la loi sur
l'enseignement supˆ©rieur de 1993 est de dispenser un enseignement supˆ©rieur et de mener des activitˆ©s
de recherche et des activitˆ©s artistiques. Ces deux grands objectifs devraient ˆ�tre ˆ©troitement liˆ©s.
L'accent doit ˆ�tre placˆ© sur la qualitˆ© et sur l'exploitation efficace des ressources disponibles. L'ˆ©galitˆ©
entre les filles et les garˆßons devrait ˆ�tre respectˆ©e dans tous les aspects de l'enseignement supˆ©rieur.
Les universitˆ©s et les ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur devraient ˆ©galement favoriser la
connaissance des autres pays et des relations internationales.
Les ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur de l'Etat sont les suivants :
- les universitˆ©s d'Uppsala, Lund, Gˆ�teborg, Stockholm, Umeˆ€ et Linkˆ�ping ;
- 15 ˆ©coles supˆ©rieures dissˆ©minˆ©es dans le pays ;
- des instituts ˆÝ facultˆ© unique, ˆÝ savoir l'Institut Karolinska (mˆ©decine et dentisterie),
l'Institut royal de technologie, l'Institut de formation pˆ©dagogique de Stockholm et l'Institut
supˆ©rieur d'ˆ©ducation physique et de sports ;
- 7 ˆ©coles supˆ©rieures plus petites situˆ©es ˆÝ Stockholm et dispensant une formation dans
diffˆ©rents domaines artistiques.
Les 26 ˆ©coles de sciences de la santˆ©, qui dˆ©pendent des conseils de comtˆ©, dispensent une
formation prˆ©parant aux professions paramˆ©dicales.
Les universitˆ©s et les ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur de l'Etat sont des organismes du
gouvernement central, dont les employˆ©s ont le statut de fonctionnaire.

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35
A. Admission
Pour ˆ�tre admis dans l'enseignement supˆ©rieur en Suˆ®de, les ˆ©tudiants doivent tout d'abord
rˆ©pondre aux conditions gˆ©nˆ©rales d'admission communes ˆÝ tous les programmes et, ensuite, aux
conditions spˆ©cifiques d'admission imposˆ©es par les universitˆ©s et les ˆ©tablissements d'enseignement
supˆ©rieur. Les conditions spˆ©cifiques varient selon les ˆ©tudes choisies.
Pour rˆ©pondre aux conditions gˆ©nˆ©rales d'admission dans l'enseignement supˆ©rieur, il faut avoir
suivi avec fruit un programme national de trois ans dans l'enseignement secondaire supˆ©rieur ou toute
autre formation ˆ©quivalente suˆ©doise ou ˆ©trangˆ®re ou avoir acquis un niveau de connaissances ˆ©quivalent,
notamment via l'expˆ©rience professionnelle. Les candidats dont la langue maternelle n'est pas une langue
nordique doivent avoir les connaissances requises en suˆ©dois, par exemple en suivant un cours prˆ©paratoire
d'un an. Tous les candidats sont tenus d'avoir de trˆ®s bonnes connaissances en anglais.
La responsabilitˆ© de l'admission et de la sˆ©lection des ˆ©tudiants incombe aux ˆ©tablissements eux-
mˆ�mes. A l'intˆ©rieur d'un cadre gˆ©nˆ©ral, ils peuvent dˆ©terminer les critˆ®res d'admission ˆÝ leurs ˆ©tudes et
dˆ©cider si la procˆ©dure d'admission sera appliquˆ©e au niveau local ou par l'intermˆ©diaire du service central
de l'Agence nationale de l'enseignement supˆ©rieur.
Pour la sˆ©lection des ˆ©tudiants, un ou plusieurs des critˆ®res suivants sont d'application: les
rˆ©sultats scolaires, les rˆ©sultats au test d'aptitude ˆÝ frˆ©quenter l'enseignement universitaire (test national non
obligatoire commun ˆÝ tous les ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur) ou ˆÝ un test spˆ©cial (par exemple
des entrevues), une formation ou une expˆ©rience professionnelle antˆ©rieure.
Au cours des annˆ©es 1970 et 1980, la capacitˆ© d'accueil de l'enseignement supˆ©rieur suˆ©dois est
demeurˆ©e pratiquement constante, le nombre total d'ˆ©lˆ®ves admis variant entre 40.000 et 45.000 par an,
malgrˆ© une augmentation considˆ©rable de la demande. Depuis 1991, on assiste toutefois ˆÝ une
augmentation constante du nombre total de places pour les ˆ©tudiants du premier cycle et vers 1995, le
nombre d'ˆ©tudiants aura augmentˆ© de 30%.
Environ 30% des jeunes poursuivent des ˆ©tudes dans l'enseignement supˆ©rieur aprˆ®s avoir
terminˆ© l'enseignement obligatoire et l'enseignement secondaire supˆ©rieur. Mis ˆÝ part les ˆ©tudiants sortis
directement de l'ˆ©cole, la population ˆ©tudiante de l'enseignement postsecondaire comprend ˆ©galement un
nombre relativement important d'ˆ©tudiants plus ˆ¢gˆ©s que la moyenne, c'est-ˆÝ-dire des ˆ©tudiants qui ont dˆ©jˆÝ
acquis une expˆ©rience professionnelle plus ou moins grande.
B. Droits d'inscription - Financement des ˆ©tudes
L'enseignement supˆ©rieur est gratuit. Le programme d'aide aux ˆ©tudiants de l'enseignement
postsecondaire s'applique aux ˆ©tudiants inscrits au premier cycle dans les universitˆ©s, les ˆ©tablissements
d'enseignement supˆ©rieur et certains autres ˆ©tablissements, ainsi qu'aux ˆ©tudiants ˆ¢gˆ©s de 20 ans et plus qui
suivent une formation de l'enseignement secondaire supˆ©rieur ou un autre type d'ˆ©tudes de niveau
ˆ©quivalent. Cette aide consiste en une bourse non remboursable et en un prˆ�t remboursable plus
important, qui sont accordˆ©s pour les ˆ©tudes ˆÝ temps plein et ˆÝ temps partiel.
Le gouvernement a annoncˆ© que des changements devraient intervenir en la matiˆ®re.

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C. Annˆ©e acadˆ©mique
L'annˆ©e acadˆ©mique comprend 40 semaines et est divisˆ©e en deux semestres. Le premier semestre
va de la mi-aoˆªt ou de la fin aoˆªt ˆÝ la mi-janvier et le deuxiˆ®me semestre, de la mi-janvier ˆÝ dˆ©but juin.
Deux semaines de congˆ© sont gˆ©nˆ©ralement prˆ©vues ˆÝ Noˆ´l.
D. Etudes/Qualifications
Dans le nouveau systˆ®me d'enseignement supˆ©rieur, les ˆ©tudiants sont libres de choisir les
matiˆ®res ˆÝ ˆ©tudier et de combiner diffˆ©rents cours pour leur diplˆ¥me. En ce qui concerne les ˆ©tudes
censˆ©es conduire ˆÝ un diplˆ¥me, les cours peuvent ˆ�tre combinˆ©s de maniˆ®re ˆÝ former un programme
d'ˆ©tudes (utbildningsprogram) si l'universitˆ© ou l'ˆ©cole supˆ©rieure le souhaite.
Un arrˆ�tˆ© sur les diplˆ¥mes stipule les exigences ˆÝ remplir. Tous les cours et tous les programmes
d'ˆ©tudes doivent ˆ©galement se conformer ˆÝ des programmes ˆ©tablis par les universitˆ©s ou les ˆ©tablissements
d'enseignement supˆ©rieur. Les ˆ©tudes de premier cycle sont proposˆ©es sous la forme de programmes
d'ˆ©tudes ou de cours ˆÝ matiˆ®re unique. Les ˆ©tudes durent gˆ©nˆ©ralement de deux ans ˆÝ cinq ans et demi. La
durˆ©e des cours ˆÝ matiˆ®re unique varie de cinq semaines ˆÝ un an et demi.
Le nombre moyen d'heures de cours est de 40 par semaine pour les ˆ©tudes ˆÝ temps plein, y
compris les ˆ©tudes individuelles et les travaux de groupe. La durˆ©e des cours se mesure en points: une
semaine de cours ˆÝ temps plein ˆ©quivaut ˆÝ un point et un semestre de cours ˆÝ temps plein correspond ˆÝ 20
points.
L'enseignement est dispensˆ© sous la forme de cours auxquels assistent jusqu'ˆÝ 300 ˆ©tudiants
environ et de sˆ©minaires accueillant environ 30 ˆ©tudiants. Les ˆ©tudiants sont ˆ©galement censˆ©s participer
activement ˆÝ des travaux de groupe, ˆÝ des travaux pratiques et ˆÝ des sˆ©minaires. Les cours se donnent en
rˆ®gle gˆ©nˆ©rale en suˆ©dois, mais une grande partie des syllabus des cours obligatoires sont en anglais.
Certains programmes prˆ©voient une formation pratique dans le secteur industriel concernˆ© ou
dans le secteur public. Il arrive que cette formation pratique s'effectue durant les vacances d'ˆ©tˆ©. Dans de
nombreux programmes, une grande partie du semestre final est consacrˆ©e ˆÝ la prˆ©paration d'un travail de
fin d'ˆ©tudes ou d'une thˆ®se. Les ˆ©tudiants rˆ©alisent ces travaux soit individuellement, soit en petits groupes.
Il existe deux types de diplˆ¥mes: les diplˆ¥mes gˆ©nˆ©raux et les diplˆ¥mes professionnels. Les
diplˆ¥mes professionnels (yrkesexamen) sont dˆ©cernˆ©s aux ˆ©tudiants qui ont terminˆ© avec fruit des
programmes de durˆ©e variable (de deux ans ˆÝ cinq ans et demi) prˆ©parant ˆÝ des professions spˆ©cifiques,
comme le diplˆ¥me universitaire de mˆ©decine ou d'enseignement (pour l'enseignement secondaire
supˆ©rieur).
Les diplˆ¥mes gˆ©nˆ©raux sont les suivants :
-
le hˆ�gskoleexamen, dˆ©cernˆ© aprˆ®s des ˆ©tudes ˆ©quivalant ˆÝ un minimum de 80 points (deux
annˆ©es d'ˆ©tudes) ;
-
le kandidatexamen, dˆ©cernˆ© aprˆ®s des ˆ©tudes ˆ©quivalant ˆÝ un minimum de 120 points (au
moins trois annˆ©es d'ˆ©tudes), dont 60 points pour la matiˆ®re principale et 10 points pour une
thˆ®se ;
-
le magisterexamen, dˆ©cernˆ© aprˆ®s des ˆ©tudes ˆ©quivalant ˆÝ un minimum de 160 points (quatre
annˆ©es d'ˆ©tudes), dont 80 points pour la matiˆ®re principale et 20 points pour une ou deux
thˆ®ses (10 points chacune).

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E. Evaluation
Tous les cours font rˆ©guliˆ®rement l'objet d'examens ˆ©crits et/ou oraux. Il n'y a toutefois pas
d'examens de fin d'ˆ©tudes couvrant un programme complet de trois ou cinq ans. Ceci signifie que les
ˆ©tudiants doivent ˆ�tre prˆ�ts ˆÝ se soumettre toutes les trois ou quatre semaines ˆÝ des tests destinˆ©s ˆÝ ˆ©valuer
leurs connaissances.
Les notes sont gˆ©nˆ©ralement attribuˆ©es selon une ˆ©chelle ˆÝ trois niveaux: refusˆ©, reˆßu et reˆßu avec
distinction. Certains cours ne donnent lieu qu'aux mentions refusˆ© et reˆßu. Certaines facultˆ©s, notamment
les facultˆ©s d'ingˆ©nierie et de droit, appliquent d'autres systˆ®mes d'apprˆ©ciation.
L'ˆ©valuation de l'enseignement supˆ©rieur relˆ®ve du Bureau du Prˆ©sident des universitˆ©s
suˆ©doises, qui coordonne l'ˆ©valuation des ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur. Ce conseil est
ˆ©galement chargˆ© de dˆ©cider si un ˆ©tablissement d'enseignement supˆ©rieur a le droit ou non de dˆ©cerner
des diplˆ¥mes. Le contrˆ¥le des activitˆ©s des universitˆ©s et des ˆ©coles supˆ©rieures au niveau national incombe
ˆÝ l'Agence nationale de l'enseignement supˆ©rieur, qui offre ˆ©galement diffˆ©rents types de services aux
ˆ©tablissements d'enseignement supˆ©rieur (notamment la coordination de l'admission des ˆ©tudiants) et qui
fournit des informations sur l'enseignement supˆ©rieur en Suˆ®de et ˆÝ l'ˆ©tranger.
Le Conseil national d'aide aux ˆ©tudiants se charge de l'administration, de l'observation et de
l'ˆ©valuation de l'aide financiˆ®re accordˆ©e aux ˆ©tudiants dans le cadre des ˆ©tudes postobligatoires en Suˆ®de et
ˆÝ l'ˆ©tranger.
F. Enseignants
Depuis l'annˆ©e acadˆ©mique 1993/94, toutes les universitˆ©s et tous les ˆ©tablissements
d'enseignement supˆ©rieur sont autorisˆ©s ˆÝ dˆ©cider seuls de la crˆ©ation de chaires et de la nomination de leur
personnel. Le personnel enseignant est rˆ©parti entre les principales catˆ©gories suivantes: professeurs,
maˆÆtres de confˆ©rence, chercheurs stagiaires et chercheurs/chargˆ©s de recherche, chargˆ©s de cours. Depuis
1986, des tˆ¢ches diverses (enseignement, recherche, ˆ©tudes personnelles, orientation pˆ©dagogique et
administration) sont intˆ©grˆ©es dans la mˆ�me charge. Les professeurs ont certains engagements
pˆ©dagogiques, mais ils se consacrent essentiellement ˆÝ la recherche. Les maˆÆtres de confˆ©rence, titulaires
d'un doctorat, doivent quant ˆÝ eux faire de la recherche et enseigner. Les assistants ne sont pas tenus
d'avoir un doctorat ; pour ˆ�tre nommˆ©s, ils doivent s'ˆ�tre montrˆ©s capables d'enseigner ˆÝ des ˆ©tudiants du
premier cycle.

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ANNEXE 3
L’ÄôENSEIGNEMENT SUPERIEUR AUX ETATS-UNIS
L'enseignement supˆ©rieur amˆ©ricain a ˆ©tˆ© abondamment dˆ©crit.
L'annexe 4 du rapport de Jacques Attali
22
en donne une prˆ©sentation synthˆ©tique
extrˆ�mement claire.
Nous avons pris le parti de donner, dans cette annexe, quelques visions de ce
systˆ®me.
Notamment celles :
-
d'Henry Rosovsky, ancien Dean d'Harvard, ˆÝ travers un court extrait de
son essai Harvard, mode d'emploi (Editions Odile Jacob, octobre 1993) ;
-
d'Olivier Blanchard, Professeur d'Economie, Directeur du dˆ©partement
d'ˆ©conomie du M.I.T. (Page Rebonds, Libˆ©ration, 22 juin 1998) ;
-
de Martin Trow, de l'universitˆ© de Berkeley, ¬´ Governance in the University of
California : the transformation of politics into administration » qui analyse
comment la gouvernance d'une grande universitˆ© publique permet de
rˆ©sister au pouvoir politique et de garantir l'indˆ©pendance acadˆ©mique.
22
Jacques Attali, Pour un modˆ®le europˆ©en d'enseignement supˆ©rieur, Stock, 1998.

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HARVARD, MODE D’ÄôEMPLOI
Henry Rosovsky
¬´ Je reste cependant convaincu que, d'une faˆßon gˆ©nˆ©rale, la concurrence entre les universitˆ©s est
bˆ©nˆ©fique. Elle empˆ�che la complaisance et stimule la quˆ�te de l'excellence et du changement. En 1980,
un journaliste britannique pouvait encore ˆ©crire qu'¬´ Oxford n'a pas besoin de lutter contre la
concurrence. Elle n'a pas de rivale susceptible de la priver de sa position prˆ©ˆ©minente [’Ķ] Oxford, au
contraire de ses ˆ©quivalents amˆ©ricains, ne doit pas faire d'effort pour prouver sa valeur [’Ķ] Cela
permet maˆÆtrise de soi et dignitˆ©
23
¬ª. Ces sentiments pourraient s'appliquer aux universitˆ©s de Tokyo, de
Paris, d'Oxford ou de Cambridge, mais ils ne se vˆ©rifient dans aucune universitˆ© amˆ©ricaine. Nous
manquons de maˆÆtrise de nous-mˆ�mes et de dignitˆ©, mais nous atteignons un haut degrˆ© de qualitˆ©.
Les pratiques amˆ©ricaines diffˆ®rent ˆ©galement par la sˆ©lection des enseignants permanents ou titulaires. Je
sais que le sujet est controversˆ©, mˆ�me si la sˆ©curitˆ© de l'emploi est largement rˆ©pandue dans notre
sociˆ©tˆ©. Certains critiquent le fait qu'on nˆ©glige les aptitudes pˆ©dagogiques et qu'on encourage les
improductifs ˆÝ s'incruster de nombreuses annˆ©es. Je ne veux pas discuter ces critiques, bien que je ne sois
pas du tout d'accord avec elles. Il clair que dans nos meilleures universitˆ©s, les titularisations sont
dˆ©cidˆ©es avec le plus grand sˆ©rieux. Une titularisation est accordˆ©e seulement aprˆ®s une longue pˆ©riode
d'essai (en gˆ©nˆ©ral huit ans) et sur avis des pairs aussi bien ˆÝ l'universitˆ© qu'ˆÝ l'extˆ©rieur. Ce n'est pas
simplement une question de temps. C'est un processus hautement sˆ©lectif. A Harvard, traditionnellement,
quand un poste est vacant, nous nous demandons qui est la personne la plus qualifiˆ©e au monde pour le
remplir. Ensuite, nous essayons de convaincre ce spˆ©cialiste de rejoindre nos rangs. Nous pouvons nous
tromper et nous pouvons ˆ©chouer ˆÝ attirer celui que nous avons choisi en premier ou mˆ�me en second.
Mais nous sommes exigeants. Les dˆ©tails peuvent changer, mais pour l'essentiel, le processus de
titularisation reste le mˆ�me dans nos meilleures institutions ’Äì celles qui constituent prˆ©cisˆ©ment les deux
tiers des meilleures. Dans toutes ces ˆ©coles, la qualitˆ© des enseignants est le facteur le plus important pour
maintenir rˆ©putation et position. Les meilleurs enseignants attirent les ˆ©tudiants les plus brillants,
produisent les recherches de la plus haute qualitˆ©, attirent le plus de crˆ©dits extˆ©rieurs.
Les universitˆ©s amˆ©ricaines diffˆ®rent des autres ˆ©galement par leur mode de gouvernement. L'importance
de l'enseignement supˆ©rieur privˆ© doit ˆ�tre un facteur majeur, mais ce n'est pas la seule explication. Les
universitˆ©s privˆ©es et publiques sont gouvernˆ©es d'une maniˆ®re presque semblable. Elles diffˆ®rent
considˆ©rablement de ce que l'on pourrait appeler le ¬´ modˆ®le continental.
Le systˆ®me amˆ©ricain est unitaire : en derniˆ®re instance, une seule personne - le prˆ©sident - dˆ©cide. En
gˆ©nˆ©ral, la politique d'enseignement ’Äì les programmes, la nature des diplˆ¥mes, la sˆ©lection des
professeurs, les admissions, etc ’Äì relˆ®vent de l'initiative des universitaires. Mais les budgets, la gestion
des actifs, les dˆ©cisions concernant les nouveaux programmes, les plans ˆÝ long terme et autres questions
du mˆ�me genre dˆ©pendent d'une hiˆ©rarchie ˆÝ la tˆ�te de laquelle on trouve un prˆ©sident responsable devant
le conseil de l'universitˆ©. Deux traits marquants mˆ©ritent d'ˆ�tre notˆ©s dans ce systˆ®me. Premiˆ®rement, les
prˆ©sidents, les doyens, les principaux et les autres cadres supˆ©rieurs ou moyens de ce type sont salariˆ©s ’Äì
et non ˆ©lus : ils peuvent donc ˆ�tre rˆ©voquˆ©s. C'est un point crucial car ˆÝ l'universitˆ©, les ˆ©lections ont
tendance ˆÝ ne confˆ©rer qu'un pouvoir faible. Quels professeurs sains d'esprit voteraient pour un doyen
partisan de coupe dans le budget de leur discipline ? Deuxiˆ®mement, les ˆ©coles publiques et privˆ©es ont
un conseil d'administration relativement indˆ©pendant qui protˆ®ge mˆ�me les universitˆ©s d'Etat des
ingˆ©rences politiques. Notre systˆ®me de gouvernement permet donc, quand c'est nˆ©cessaire, des dˆ©cisions
pour lesquelles on ne trouve pas de consensus et qui sont impopulaires. Nous savons qu'on n'arrange rien
avec plus de dˆ©mocratie. Nous avons aussi appris que l'universitˆ© est mieux gouvernˆ©e quand les conflits
d'intˆ©rˆ�ts sont moins importants. ¬ª
23
Christopher Rathbone, ¬´ The problˆ®me of Reaching the Top of the Ivy League’Ķ and Staying There ¬ª, The
Times Higher Education Supplement, 1
er
aoˆªt 1980.

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32
L'UNIVERSITE MALADE
*
Olivier Blanchard
Professeur au Massachussetts Institute of Technology
Le rapport Attali a raison. Mais il ne va pas assez loin. L'enseignement supˆ©rieur en France est un
dˆ©sastre, qui ne peut que nuire ˆÝ l'ˆ©conomie. Il sˆ©lectionne plus qu'il ne forme. Il sˆ©lectionne trop
tˆ¥t. Il sˆ©lectionne mal. Avant de rˆ©inventer un nouveau modˆ®le, il est utile de regarder ce qui
marche. L'enseignement supˆ©rieur amˆ©ricain marche trˆ®s bien.
Quel est le rˆ¥le de l'enseignement supˆ©rieur ? C'est avant tout de prˆ©parer les ˆ©tudiants ˆÝ leur vie
professionnelle. Pas au sens ˆ©troit du terme : cela peut ˆ�tre fait dans la plupart des cas avec quelques
cours de base et l'apprentissage de deux ou trois programmes d'ordinateur. Mais ˆÝ leur apprendre ˆÝ
explorer, ˆÝ s'adapter. Identifier les diffˆ©rents talents, donner une formation ˆÝ la fois thˆ©orique et
appliquˆ©e, rˆ©pondre aux besoins de l'ˆ©conomie. VoilˆÝ les fonctions de l'enseignement supˆ©rieur.
Peu d'ˆ©tudiants savent ˆÝ 18 ans ce qu'ils voudront faire plus tard, a fortiori ˆÝ 16 ou ˆÝ 14 ans, quand
se prennent, en France, tant de dˆ©cisions de filiˆ®re. Le monde rˆ©el, ses professions sont des
abstractions. A 18 ans, que signifie "cadre en marketing" ou "ingˆ©nieur biologiste" ? Dans le
systˆ®me amˆ©ricain, les ˆ©tudiants peuvent prendre deux ou trois ans avant de se spˆ©cialiser. Pendant
ce temps, ils explorent les domaines qui les tentent, travaillent comme assistants de recherche, sans
risque d'ˆ�tre coincˆ©s par des choix dˆ©finitifs. Beaucoup d'ˆ©tudiants se dˆ©couvrent tard.
Le systˆ®me amˆ©ricain est un systˆ®me de passerelles. Ne pas ˆ�tre acceptˆ© dans son universitˆ© de
premier choix n'implique pas d'avoir ratˆ© sa vie. Un ˆ©lˆ®ve moyen dans le secondaire peut n'ˆ�tre
acceptˆ© initialement que dans un junior college (un programme de deux ans, assez proche de nos
IUT). Mais, s'il est motivˆ© pour continuer, il n'aura aucun mal ˆÝ passer dans un college de quatre ans
: c'est quasi automatique. Il peut mˆ�me terminer ses ˆ©tudes par un doctorat ˆÝ Harvard. Ce n'est pas
la rˆ®gle, c'est loin d'ˆ�tre l'exception.
Etre bon en maths n'est ni une condition nˆ©cessaire, ni une condition suffisante pour rˆ©ussir. Il n'y
a pas de "voie royale" aux Etats-Unis. Ne sont jugˆ©s sur leur bosse de maths que ceux qui
choisissent les professions oˆ¼ les maths sont nˆ©cessaires. Les universitˆ©s, les business schools
recrutent sur dossier, pas sur concours. La diffˆ©rence est d'importance : la crˆ©ativitˆ©, les talents
d'organisation jouent un rˆ¥le aussi important dans la vie que la capacitˆ© d'abstraction.
Un systˆ®me d'enseignement supˆ©rieur doit rˆ©pondre aux besoins de l'ˆ©conomie. Les ˆ©tudes
supˆ©rieures sont chˆ®res, souvent trˆ®s chˆ®res, aux Etats-Unis. Les ˆ©tudiants les plus brillants ont des
bourses. Grˆ¢ce ˆÝ des programmes de garantie gouvernementale, les autres peuvent emprunter et ne
rembourser que lorsqu'ils terminent leurs ˆ©tudes. Dans ces conditions, il vaut mieux choisir une
filiˆ®re qui ne conduit pas au chˆ¥mage. Cela conduit naturellement les ˆ©tudiants ˆÝ demander ’Äì et les
universitˆ©s ˆÝ offrir ’Äì les spˆ©cialisations qui rˆ©pondent aux besoins du marchˆ©.
Dans toutes ces dimensions, le systˆ®me franˆßais est dˆ©ficient. La sˆ©lection a lieu trop tˆ¥t, est trop
dˆ©finitive, trop unidimensionnelle. Il serait temps d'y rˆ©flˆ©chir. Les pistes sont claires : donner une
plus grande autonomie aux universitˆ©s (recrutement, contenu des ˆ©tudes) ; rendre les ˆ©tudes
payantes, et mettre en place des systˆ®mes de prˆ�t ; introduire des passerelles, passer d'un systˆ®me
dichotomique grandes ˆ©coles/universitˆ© ˆÝ un continuum’Ķ A vous de jouer, monsieur Allˆ®gre !
*
Page Rebonds, Libˆ©ration, 22 juin 1998.

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33
ANNEXE 4
« La gestion des enseignants-chercheurs »
Extrait du Rapport public particulier de la Cour des comptes
sur la fonction publique de l'Etat,
Tome 2, avril 2001.

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ANNEXE 5
« Evaluation in the Italian University System »
Luigi Biggeri & Lucia Scarpitti, extrait du rapport de l'Osservatorio per
la valutazione del sistema universitario
International conference on evaluation :
profession, business or politics ?
Rome, 29-31 octobre 1998

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1
Annexe 5
Extrait du rapport de
l'Osservatorio per la valutazione del sistema universitario :
"Evaluation in the
Italian University System"
Luigi Biggeri
Lucia Scarpitti

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2
M
INISTERO DELL
’Äô
UNIVERSITA E DELLA RICERCA SCIENTIFICA E TECNOLOGICA
Osservatorio per la valutazione del sistema universitario
Luigi Biggeri - Lucia Scarpitti
Evaluation in the Italian University System
Reprint del paper presentato a :
International Conference on Evaluation: Profession, Business or Politics?,
Rome, october, 29-31, 1998
- ottobre 1998 -

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3
The National University Evaluation Council is provided for by Article 5, Paragraph 23, of Act no. 537/93. Moreover it
provides that Evaluation Units are established within each university. The National Evaluation Council was established
within MURST by Ministerial Decree on 22.2.1996.
The Council has to evaluate the efficiency and the productivity of research and training activities in the university system. It
has to check University Development Plans and University Re-balancing Plans. In compliance with its instituting decree and
following regulations, the Council has to accomplish other specific tasks such as: delivering an opinion about the criteria for
the gradual division of overcrowded universities and the eligibility requirements of the sites of doctorate courses. Verifying
the resources available to establish state-owned and non-state-owned universities as well as the establishment of new
courses like Sport Science. Taking steps towards the accomplishment of the right to study, the right of to access to
university education, the new planning regulations and the development of the university system.
In compliance with the Decree on 2 March 1996, the following members have been appointed: Prof. Luigi Biggeri
(Chairman), Prof. Ferdinando Maria Amman, Dr. Giuseppe Catalano, Dr. Guido Fiegna, Prof. Dino Rizzi.
The instituting decree provides the Council with an Administrative Technical Secretarial Office (under the supervision of
Dr. Massimo Fabiani and Dr. Lucia Scarpitti) to assure operative support. Moreover, owing to the presence of specific
needs of the Council, research groups, specialized bodies and agencies may take on the task of carrying out studies and
further inquiries.
Further information on the Council and documents so far collected can be found in Internet at:
www.murst.it/osservatorio
.
Tel.06/5991.2809/2069 ’Äì fax 06/5991.2223 ’Äì e_mail: ossuniv@murst.it

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4
A.
Introduction : the Development of Autonomy and Evaluation
Over the last ten years, significant changes occurred in the Italian public administration and in
particular in the university system in order to develop the decentralization of the decision-making
process and the autonomy of each university: first of all budget autonomy and, recently, the teaching
autonomy of each institution.
The first step towards Italian university autonomy was taken about ten years ago by Act no.
168/89 establishing the Ministry of University and Scientific and Technological Research (Murst),
which recognized statutory autonomy to universities. Then with the Decree Law no. 29/93 the budget
control and the control of costs were introduced in all the units of the public administration. In the
same year, the budget autonomy of each university was introduced by Act no. 537/93, while, in 1997,
Act no. 59/97 and Act no. 127/97 took another significant step toward university autonomy, indicating
the elements for the managing and organization autonomy. The provisions for the implementation of
these acts are passing tasks and responsibility to university. These tasks and responsibility so far have
fallen within this cope of central bodies’Äô control. Other measures to widen the autonomy and self-
determination of universities followed. The overall view on the new system will be complete next year
when the experimentation on teaching autonomy is implemented.
The thrust towards decentralization and autonomy is an essential condition to improve the
managing of the public administration and, in particular, universities. Yet, in order to accomplish this
task the decentralization and autonomy have to be accompanied by the managing bodies taking real
responsibility for the results that their units reach. They have, as well, to take responsibility for the
evaluation of the activities carried out and results reached, in terms of efficiency, effectiveness and
quality. Autonomy and evaluation, therefore, are indissolubly bound.
The aim of this paper is to present the main characteristics and activity of the evaluation in the
university system in Italy pointing out the need for some improvements. In order to do this, first of all,
we recall and explain the importance of building up a complete system of evaluation linked to the
programming-planning process of the activity (Section 2). Then we describe the characteristics of the
evaluation in the Italian university system (Section 3) and the National University Evaluation Council
1
(NUEC) experience presenting specific case-studies and the used methodologies (Section 4). The final
remarks highlight the steps to be followed to improve the present system of evaluation in the Italian
university system.
B. Evaluation in the Italian University System
The needs and university evaluation bodies are quite clearly specified in several regulations like
Act no. 537/93. It specifies the need to establish an Internal Evaluation Unit
2
(IEU) in each university
and the National University Evaluation Council (NUEC) at central level.
The universities have already faced the problem concerning internal evaluation and the
institution of the Units under the guidance and the thrust of the Conference of Italian University
Rectors (CRUI). Since that date there has been an acceleration in the setting up of the IEUs. Moreover
in each university many Committees have been established, at faculty and department level, to deal with
the evaluation of degree and career-oriented courses and other activities.
1
Osservatorio per la valutazione del sistema universitario. It is composed of 5 members: Luigi Biggeri (Chairman),
Ferdinando Amman, Giuseppe Catalano, Guido Fiegna and Dino Rizzi.
2
Nuclei di valutazione interna di ateneo.

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5
The IEUs have the task of checking the management of state resources, the productivity of
research and teaching as well as the impartiality and the good managing, by performing comparative
cost - efficiency analyses. Act no. 537/93 has also established that the IEUs have to prepare an Annual
Report on universities to be sent to the Murst and to the NUEC to evaluate the efficiency and the
effectiveness of the results of research and teaching activity, and to check the development and re-
balancing programs, also for the subsequent allocation of the resources.
The NUEC was actually established by Ministerial Decree on 22.2.96. It is an institutional
body of the Ministry of University and Scientific and Technological Research, composed of five
members appointed for three years. That decree established also the main functions and the duties of
the NUEC, which cover all the important needs of the evaluation of the university system. Above all,
the NUEC has to evaluate the efficiency and the effectiveness of university activities, to verify the
development plans and to analyze the situation of the Italian university system. The Council is an
independent body which interacts autonomously with the universities and the Ministry and relates to
the Minister and to the relevant parliamentary Commissions. The Council has a technical and
administrative secretarial office, its own budget and may appoint teams of experts or specialized
external bodies to carry out specific researches and studies.
The relevant regulations outline a quite structured system from a formal and institutional
point of view. The legislator's intention is to start a "virtuous circle" in which central evaluation and
local self-evaluation are intertwined. The picture is complete when we consider the evaluation activities
suggested and developed within the CRUI.
It is evident that the new regulations and the changes, which have been made over the last few
years and months, will completely change the university system. It will be completely different from the
university which existed before 1993. This improvement will require the tasks of the above described
evaluation system to be widened.
In fact, from an operational point of view both the coordination of the activity of the different
evaluation bodies and the different steps of the evaluation processes are still to be clearly defined.
There is no doubt that ’Äì respecting the autonomy of universities ’Äì the NUEC has to take on
linking and guidance power for the IEUs, mostly to create evaluation models and the relevant
quantitative and qualitative indicators ( it also has to involve lower levels in universities). This condition
is essential to integrate the national evaluation process with the self-evaluation of universities and to
make the data comparable at national level. This is the very reason for which it is necessary to define the
information systems at university level. They have to be ’Äúuniform’Äù and they have to have mutual bases
and they have to be referred to the essential pieces of information that the NUEC will also use. It will
then allow the universities to widen their own information systems (NUEC, Doc 5/97).
Another topic on which there is still a long work to do is the definition of shared quantitative
and qualitative procedures and standard to evaluate the results concerning the efficiency and
effectiveness of the teaching, research and management activities.
In conclusion we have to notice that the tasks, assigned to the NUEC by the instituting
decree, relate to ex ante and ex post evaluation on specific topics or programs, don’Äôt envisage a
consistent evaluation of the current activity with an interaction with the planning one like that specified
in chart 1.
This has happened only recently with the new university planning regulations (Act no. 25/98).
This clearly distinguishes between general and specific objectives of the plan, and tools and procedures
to define the initiatives to be realized. Moreover, among the tools and procedures, it gives an
important role, maybe strategic, to the evaluation activity, institutionalizing the work of the IEUs

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(which have to submit a technical report for each proposal of the university both within and outside the
development plans) and the Council (which has to submit a report on the planning proposals and the
state of implementation and the results of the programs.) There is no doubt that this is the most
important stage along the setting up process of a national university evaluation system. We would like
to outline in short the condition which has to be ensured and the activities which have to be
implemented to create an interactive planning and evaluation system to reach the aims set by the
development plans.
If we consider Chart 1 we can notice that the university planning regulations specified only
some of the activities in the chart: the procedures to define the objectives and the actions within
universities, when and at which level to perform the evaluation activity. It does not provide with any
pieces of information, however, about the way in which the objectives and the proposals in universities
are determined. Mostly, it doesn't specify the way in which the selection of the proposals from the main
bodies and the implementation of the initiatives as well as the evaluation activity is organized. Actually
both universities and Ministry of University have to commit themselves to activate the processes
showed in the Chart. They have to organize the necessary infrastructures (offices, equipment and so
on) to carry out the planned activities and those following the moment in which the decision is made.
Unfortunately this way of working is not the way in which universities and Murst usually work, but its
implementation is necessary if the objectives set at local level and the university planning are to be
reached.
When we say: ’Äúorganize the necessary infrastructures for the planning and the evaluation
activities’Äù we assume that a primary role is played by the setting up of relevant information systems
(possibly linked through a national network) concerning the managing and the evaluation activity at
university and Ministry level.
C. Concluding remarks
As showed in the previous section, the evaluation activity, carried out in the Italian university
system during the last years, is to be considered important and valid, but at the same time its
implementation faced many problems.
It is clearly highlighted that, on one side, policy makers need more and more new and update
information and methodologies to support their decision-making process, on the other side, it is
essential that those who are responsible for the evaluation have to be independent from political
power, in order to guarantee to the user of this system and tax payers that the public resources are used
efficiently and effectively. Moreover, the evaluation system has to guarantee the quality of the offered
’Äúproduct’Äù: the level of the knowledge of the young people and the research is the main resource of a
society.
At every level the available means are being used for different realities. New methodologies
and means are being proposed, adapting them critically, sometimes even in the wrong way. It’Äôs
necessary, though, to consider that a significant part of the staff (teaching and managerial staff) is still
very skeptical about the effectiveness of the evaluation process and this, for sure, does not spur its
development. The evaluation performed by the Council has already brought important effects both in
terms of university behavior and administration attitude towards the modality of the definition of the
strategic objectives of university planning.
There is no doubt that it is necessary to avoid discouraging or too enthusiastic behavior, but
universities are better equipped compared to other bodies and public administration systems.
Universities have all the capabilities to launch and to develop the evaluation system as well as they can
reach all their objectives.

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Actually it is unthinkable to perform all these activities without the necessary data base on the
variables which have to be analyzed to take appropriate decisions and to carry out an evaluation
process. At present there are only few information systems and at national level: there are only sector
data bases which aren't always easy to manage. The Council often specified the information necessary
to perform check and evaluation activities on each single topic. Murst is working on the setting up of
an information and statistic system as well as the setting up and the development of an integrated
information system for all the activities of the Ministry. There is still a long way to go, especially in the
field of coherent and comparable information systems in universities. Our hope is that resources will be
invested in a fast and effective way in this field both at local and national level.
In conclusion let us make three more remarks concerning the evaluation process, one of them
is methodological or technical, two of them are political.
First, it is well-know that every evaluation process is based on the definition of suitable
indicators and evaluation procedures or strategies (university or Ministry). These are different, or better,
specific for the levels at which the evaluation is performed. Yet, it is evident that in the field of
planning here analyzed, being the tasks and the objective of the IEUs and the Council equal, a strict
coordination activity between them proves necessary to define an essential set of indicators and to
perform similar or equal evaluation procedures.
Second, the evaluation bodies have to work autonomously and independently from the
government from a technical and functional point of view. The distinction between the function of
"political" decision and the evaluation process has to be clear and sharp both at national and university
level.
Third, particularly at national level, the Council ex-post result evaluation has to produce
consequent feedback action-effects on the different stages of the planning process. The Council work
should play an important role in the decision making process of the Ministry which regulates
institutional behavior in case of new initiatives which do not achieve the set objectives and when the
results of the implementation of the planning process are deemed unsatisfactory.
Concluding we can say that the structure of the university evaluation system seems to be valid and it
can produce good results if there is a widespread commitment at every level, in particular at university
one. Yet, it needs some adjustments to be improved in terms of co-ordination of the different
evaluation units and consequent feedback actions of their opinions . The central administration seems
to be slowing down, but also universities do with regard to the activation of the implementation
systems which take into account the new conception of planning university autonomy.